Gabriele Adinolfi

Étudiant en lettres, section histoire romaine, Gabriele Adinolfi a débuté ses activités politiques durant les mouvements étudiants de la fin des années 1960. En 1968, il rejoint le Mouvement Social Italien (MSI), dans sa section « Filippo Anfuso » de Rome.


En 1970, il commence à fréquenter divers groupes activistes d'extrême droite, notamment « Fronte Studentesco », « Avanguardia Nazionale », « Lotta di Popolo », puis enfin « Alternativa Studentesca ». En 1976, il est, avec Giuseppe Dimitri et Roberto Fiore l'un des fondateurs du mouvement « Lotta Studentesca », rebaptisé un an après « Terza Posizione ». D'obédience nationaliste révolutionanire et inspirée par Julius Evola TP sera la plus importante organisation néofasciste extraparlementaire. Le mouvement s'inscrira d'ailleurs en faux contre les tentations atlantistes de certains néofascistes.


À la suite de l'offensive contre l'Italie lancée par des services "alliés" responsables de la "Stratégie de la Tension" qui culmine dans l'attentat de la gare de Bologne, en 1980, un véritable acte de guerre internationale, Terza Posizione est accusée, puis acquittée pour délits d'opinion (ce qui n'empêche que plusieurs jeunes avant d'etre acquités passent 4 ans et demi derrière les barreaux).  Gabriele Adinolfi et d'autres dirigeants et militant de TP font l'objet d'un mandat d'arrêt. Ne pouvant donc soutenir sa thèse de doctorat, il s'exile à l'étranger, notamment à Paris, en fondant le « Centro Studi Orientamenti e Ricerca » (Centre d'études pour l'orientation et la recherche), publiant la revue Orientamenti & Ricerca et diffusant divers bulletins théoriques.


Adinolfi, après avoir été condamné pour délit d'opinion, revient en Italie en 2000, suite à une tardive prescription. Il s'est dès lors fait connaître comme un important théoricien nationaliste, promouvant des idées notamment antimondialistes et « grécistes». S'opposant à une certaine frange « réactionnaire » de sa mouvance politique, il a ainsi proposé Che Guevara comme référence révolutionnaire sans renoncer à se réclamer du traditionalisme evolien ni de se référer aux Chemises Noires.


Il a également lancé divers projets journalistiques, militants et métapolitiques, comme le site internet d'information Noi Reporter, la garde d'honneur devant la crypte de Bénito Mussolini, la création du « Centro Studi Polaris » dont il est l'animateur, la participation à la revue Orion, mais aussi, et surtout, des occupations non conformes (occupazioni a scopo abitativo, OSA), dont la plus connue en Italie est la « Casa Pound » (dont le nom fait référence à l'écrivain Ezra Poiund).


Deux de ses ouvrages ont été traduits en français : ses mémoires militantes (Nos belles années de plomb en 2004), qui fournissent de façon inédite un éclairage sur les Années de plomb vue par l'extrême droite (et dans lequel il s'en prend aux orientations atlantistes de certains de ses camarades), ainsi qu'un ouvrage théorique (Pensées corsaires en 2008), présenté sous forme d'abécédaire et qui a été apprécié au sein de la mouvance nationaliste.

Qui est vraiment Matteo Salvini ? Quelles sont les convictions qui l’animent et quels sont les objectifs qu’il s’est fixés ? [...] C’est précisément à ces questions que répond l’essai de Gabriele Adinolfi...

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