« L’affaire du Valais » : La réponse de Piero San Giorgio

Publié le : 07/12/2016 16:25:23
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Quelle semaine que celle qui vient de s’écouler !
Il n’y a que le fanzine de la fanfare de Coire qui n’a pas parlé de l’affaire San Giorgio-Freysinger !

A la suite de la déferlante politique et médiatique en Suisse qui m’a utilisé pour attaquer le Conseiller d’Etat Oskar Freysinger (qui avait annoncé une cellule de travail destinée à préparer le Canton du Valais à des risques en cas de crise et dont j’allais faire partie), j’avais pensé riposter médiatiquement. Mais je ne le ferai pas. Je remercie de ce pas Le Matin Dimanche qui est le seul journal à m’avoir contacté pour comprendre ce qui s’était passé et qui n’a pas déformé mes paroles dans son article de ce jour. Je discute également avec mes avocats sur l’opportunité d’attaquer certains médias pour diffamation, mais je ne pense pas non plus le faire, tant le nombre est grand entre ceux qui ont recopié les informations sans les vérifier et ceux qui ont affirmé comme factuelles des suppositions délirantes (inversion accusatoire ?).

Je vais rester cohérent, comme je l’ai toujours été jusqu’ici. Je pense – je crois – que notre société, notre civilisation (du moins dans son état léthargique et décadent actuel), ainsi que la plupart d’entre nous n’ont que très peu de chances de s’en sortir dans le futur. Cela parce que face à la convergence des problèmes énergétiques, écologiques, financiers, sociaux et politiques, mais aussi face à des civilisations concurrentes qui veulent nous envahir et nous faire disparaître, l’immense majorité de la population préfère rester dans le déni et se divertir. Je n’ai de plus aucun intérêt aujourd’hui à me battre contre des moulins à vent (médias) pour « laver l’affront », « rétablir la vérité » ou d’autres chimères de la sorte. Cela ne sert d’autant plus à rien à long terme, puisque tout ceci sera oublié dans une semaine lorsque les médias focaliseront leur attention sur les dernières frasques d’un people ou la corruption et la turpitude de tel ou tel politicien.

Par ailleurs, nous connaissons tous les méthodes propagandistes des médias mainstream qui ne manquent pas une seule occasion pour donner l’assaut au camp de ceux qui ne pensent pas comme eux. Bien qu’en perte de vitesse, ils ont fait preuve une fois de plus de leur capacité à concentrer leur puissance sur un tissu de mensonges, d’insultes, ce qui a conduit même à ce que je reçoive des menaces de mort ! C’est leur méthode et je ne suis pas le seul à avoir subi leurs attaques. Bien que large d’épaules, je me dois de protéger mes proches.


Ceux qui savent ce que je dis et ce que je pense, le savent. Les autres peuvent soit gober les élucubrations, parfois hallucinantes, vues et lues cette semaine, soit se faire une idée par eux- mêmes en lisant mes livres ou visionner mes vidéos (par exemple celle où j’explique ce que je pense de l’handicap, pensée totalement opposée à ce que ces médias ont sous-entendu ; ou celles encore où j’explique et dénonce la méthodologie d’extermination national-socialiste en Pologne par le Generalplan Ost, ou en Ukraine, avec le « Plan de la Faim » de Herbert Backe).
Mon idéologie politique, si vous tenez à le savoir, est libertarienne – c’est à dire de la plus grande liberté possible encadrée par une morale universelle très simple et naturelle (non initiation de la violence, etc.), viriliste et localiste – tout à l’opposé de la gauche étatiste, impérialiste et mondialiste, que celle-ci soit sous forme nazie, néo-libérale, communiste ou fasciste – toujours prête, elle, par inversion accusatoire, à prêter à ceux et celles qui ne pensent pas comme elle ses propres désirs et à y projeter ses fantasmes. En outre, je m’efforce, bien que revendiquant un caractère provocateur et politiquement incorrect, à rester le citoyen responsable et respectueux des lois que j’ai toujours été.

Puisqu’on m’a « démissionné » par presse interposée (pas un message, pas un coup de fil, de SMS), je ne travaillerai plus pour le canton du Valais – et à priori – cela vaut pour tout organisme public suisse. Je préfère me concentrer sur les clients de bonne foi et qui comprennent ce qui se passe réellement en ce monde.

En conclusion, non, je ne communiquerai pas. Et j’ai pris la décision - comme je l’avais d’ailleurs déjà annoncé il y a près d’un an, de prendre du recul par rapport à mes activités sur les réseaux sociaux (FB et Youtube). Cela signifie que mes vidéos Youtube et mes posts FB vont devenir considérablement plus rares et les sujets choisis moins sujets à polémique. Je ne vais pas totalement disparaître, mais cela signifie que je n’interagirai plus avec les commentaires et avec les messages sur ces plateformes. Je refuserai également pendant au moins une année toutes conférences et interviews en francophonie.

Je vais donc me concentrer sur les livres que j’ai à écrire, sur l’accompagnement de clients privés, sur ma longue remise en forme, sur ma préparation et sur ma vie de famille.

Je sais, je dis souvent que le moment est venu de parler et de dénoncer la tyrannie qui se met en place dans nos pays occidentaux. Je le pense toujours et je continuerai d’ici quelques mois. Pour paraphraser un écrivain suisse de grand talent, il faut se préparer à devenir les « Antigones », les « Roses Blanches » de notre temps. Mais il faut parfois composer et prendre du recul, se retirer de la scène pour un temps et, pourquoi ne pas, laisser la place à d’autres ?

Mon prochain livre (que j’espère voir publié vers fin 2017) traitant de la gestion du stress, des angoisses et des peurs, je remarque que les techniques que j’ai commencé à apprendre – Yoga, mindfullness, respiration – et mon début d’étude de la pensée bouddhiste – m’ont permis de gérer sans trop de souci cette curée médiatique. Comme l’écrivait Nietzsche, « ce qui ne tue pas rend plus fort ».

C’est aussi dans ces situations que l’on découvre qui sont ses vrais amis. Quant à ceux qui me détestent, que Crom les emporte!

Depuis le début de cette polémique, j’ai reçu près d’un millier de messages de soutien, et aussi près de 500 messages de personnes qui m’ont découvert au cours de cette tempête dans un verre d’eau et qui, après avoir écouté plusieurs de mes vidéos, m’ont fait part de leur dégout de la caricature faite par les médias (photos où je suis armé, sorties de vidéos éducatives, alors que 80% de mes propos ne touchent pas les armes, clip vidéo d’une minute et deux phrases sorties d’interviews de 2h30 destinées à un public jeune). J’assume entièrement la responsabilité de ce que je dis, même si je ne suis pas à l’abri d’une mauvaise formulation, d’un mauvais jeu de mots, d’un trait d’humour obscur ou simplement de dire une connerie ! Si les médias mainstream peuvent être des vautours, heureusement que les gens ne sont plus si naïfs et qu’ils vont vérifier par eux-mêmes ce qu’on leur raconte.

Merci à vous tous pour votre soutien, même si je n’ai pas encore répondu à tout le monde !

Préparez-vous.

Piero San Giorgio 

5 décembre 2016

Historique de l'affaire :


L'entretien de Piero San Giorgio dans Le Matin du 4 décembre 2016 : 
« Oskar Freysinger a vite botté en touche »


La réponse de Piero San Giorgio en vidéo :
  
La conférence de presse du 29 novembre 2016 :

Humour :

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