Évènement

A propos du hash en Californie

Publié le : 20/01/2010 03:13:00
Catégories : Actualité

Hollywood

Alors qu’en Californie, l’Etat n’a plus les moyens de régler ses fonctionnaires, tous les moyens sont bons pour ramener de l’argent dans des caisses publiques désespérément vides. Le cœur du capitalisme occidental, depuis le début des années 80, est en train de devenir l’épicentre d’une tornade – la tornade des faillites publiques, bien sûr. La situation est grave, on ne peut le nier : certains comtés rechignent à faire remonter les impôts à Sacramento. Et puisque l’Etat fédéral est lui-même en faillite virtuelle (pour l’instant, l’affaire est masquée par les achats de bons du Trésor par la FED, mais ça ne pourra pas durer très longtemps), il n’y a aucun secours à attendre de Washington.

Dans ce contexte qui n’est pas sans rappeler l’Argentine (après tout, puisque le dollar est la monnaie de la Californie, nous avons là un cas de currency board en voie d’implosion), le désormais mal nommé golden state envisage de légaliser le cannabis – au motif que cela permettrait d’économiser sur le budget des forces de police tout en faisant rentrer dans l’économie « blanche », donc taxable, un secteur pour l’instant semi-clandestin qui drainerait des sommes considérables (on parle de plusieurs milliards de dollars pour la seule Californie). Quelques détails ici : fortune.fdesouche.com.

En soi, l’affaire est plutôt anecdotique. De toute façon, vu la facilité avec laquelle on se procure du cannabis en Californie, on peut douter que la légalisation change beaucoup de choses en termes de santé publique. Si la justice américaine est théoriquement très dure avec les détenteurs de drogue (les peines peuvent aller jusqu’à la prison à vie en cas de récidive multiple), en pratique, il ne doit pas y avoir grand monde dans les pénitenciers US qui y ait atterri pour quelques grammes de haschich découverts at home par des policiers en perquisition. Les flics US sont, et on les comprend, plus préoccupés de traquer les gros dealers de cocaïne que les fumeurs d’herbe.

Mais si l’affaire est en soi anecdotique, elle est également révélatrice de la méthode de gestion de la crise que semble adopter l’oligarchie financière. Pourquoi ? Parce que… il y a les enjeux dont on nous parle, et ceux dont on ne nous parle pas.

Il y a d’un côté la propagande médiatique très étudiée qui voudrait nous faire croire que la légalisation du cannabis est un moyen pour Schwarzy de relancer le petit commerce. Témoin ce reportage hilarant nous présentant un ado attardé west coast pour qui le rêve américain, c’est de cultiver du hash dans sa cave – le rêve américain, décidément, est en train de prendre une drôle de tournure

Et il y a d’un autre côté la réalité de la détention des moyens de production en cannabis.

Des moyens de production qui ne se trouvent pas, évidemment, chez les petits commerçants du bizness, les fumeurs auto-producteurs et les ados malins avec une grande cave et du temps libre à occuper.

Des moyens de production qui se trouvent plutôt… dans ces milliers de kilomètres carrés de terre agricole propice à la culture du chanvre… ces milliers de kilomètres carrés acquis patiemment, depuis quelques années, par un certain George Soros.

En août 2008, l’association Solidarité & Progrès avait analysé la stratégie de lobbyng pro-Hasch de Soros au Brésil. En septembre 2008, on a appris que Soros avait fourni 400 000 dollars à un comité soutenant la proposition de décriminalisation au Massachusetts.  Une recherche sur Internet vous permettra de relever des dizaines d’articles traitant de cette stratégie, que Soros déploie pratiquement dans tous les pays du monde où il possède une quelconque influence (c'est-à-dire à peu près partout sauf en Chine). C’est une stratégie de longue haleine : dès 2003, le Libre Journal du regretté Serge de Beketch analysait comment certains « bobards » relatifs au rôle du cannabis dans la Bible avaient été répandus, sur la base d’une recherche étymologique orientée, par les médias contrôlés ou influencer par des amis notoires du méga-spéculateur.

Ce qui est intéressant, c’est de relever les phases de l’opération qui se déroule sous nos yeux, car elles disent quelque chose sur les mécanismes que l’oligarchie tente d’activer pour prendre appui sur la crise, afin de renforcer son pouvoir :

UN. L’Etat de Californie (potentiellement un des plus riches du monde) est mis en faillite par une politique absurde, promue par les membres de l’oligarchie (qui chargent un acteur de jouer les politiciens, comme pour bien faire comprendre que les élections, c’est du théâtre).

DEUX. Cet Etat en faillite se tourne vers la population et propose une mesure qui va aboutir, prétend-il, à faciliter le business des petits artisans, petits commerçants (au prix, il est vrai, d’une remise en cause de certaines normes sociales… mais bon, le business avant tout !)

TROIS. Il est évident que notre ado américain attardé (cf. le reportage mentionné ci-dessus) ne peut cultiver du cannabis de manière rentable, dans sa cave, que parce que le marché n’est pas libre. Une fois que la prohibition sera levée, les milliers de kilomètres carrés de bonne terre à chanvre détenus par Soros vont pouvoir commencer à inonder la Californie de Hash, et les prix vont s’écrouler.

QUATRE. Notre ado attardé devra constater un jour que son « rêve américain » implose, et pour se consoler, il n’aura plus qu’à fumer… le cannabis de George Soros !

Personnellement, je trouve assez juste, au fond, que ce naïf se fasse exterminer économiquement d’abord, au niveau de la santé ensuite (s'il abuse), par un super-prédateur comme Soros. D’une certaine manière, c’est de la prophylaxie : « mort aux cons ! ».

Ce que j’en déduis en revanche, plus que jamais, c’est que ceux qui ne veulent pas se laisser exterminer doivent s’organiser pour faire face, en se coupant d’un système dirigé par les amis de George Soros. Parce qu’un système où on vous explique que pour sauver la finance, on va répandre un fléau social, c’est un système condamné à brève échéance.

 

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