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Comprendre le mondialisme et y survivre (partie 2) | Par Piero San Giorgio

Publié le : 12/10/2013 22:41:00
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« Comprendre le mondialisme et y survivre » : Conférence de Pierre Hillard & Piero San Giorgio à Nancy le 5 octobre 2013.

La version écrite de l'intervention de Piero San Giorgio (partie 2).
Lire la partie 1.


À moins que…

À moins que, le tarissement des ressources – qui n’a pas été prévu ni pris en compte – ne réduise si fortement la croissance économique que ces systèmes complexes ne puissent plus se maintenir en état de fonctionner.
À moins que leur « réflexe », très naturel, face à cette perte de pouvoir soit de renforcer des mesures coercitives, finalement pour régresser vers la phase de l’esclavage ou du coup de fouet… phases peu subtiles, rappelons-le, et qui se remarquent… et qui provoqueront donc un mouvement de révolte, révolte contre des élites bien identifiées… On a les noms ! Les listes commencent à s’établir et à circuler sur les réseaux…
À moins que l’on élimine les esclaves physiquement – mais avec quel consensus, quelle coordination, quels moyens (restons réalistes !) ?
À moins que le chaos à venir soit utilisé ?

Mon expérience personnelle est qu’il n’y a aucun plan d’envergure pour la « survie » des élites – au-delà de quelques individus originaux ayant investi dans des bunkers, au-delà des systèmes de redondance pour la continuation des gouvernements et des armées (bunkers gigantesques dans les Appalaches, les Ozark, les montagnes Rocheuses…), centres de commandement (NORAD, COOP et Site R pour les USA ; Project 131 et similaires pour l’armée chinoise ; Mont Yamantau et Mont Kosvinsky pour les forces stratégiques russes, etc.) capables de faire tenir quelques centaines de milliers de personnes pour un temps assez long. Ce n’est pas exactement un plan sympa ni un cocon cosy pour le mode de vie des élites. Et peu sont pervers au point de se réjouir d’un scénario à la « Docteur Folamour ». « Mein Führer, I can valk ! » Au-delà de cela, je ne sais pas ou alors c’est de la science-fiction ou du fantasme.

Je crois en revanche que la plupart des élites – tout comme la plupart d’entre nous – sont incapables de concevoir que le monde qu’ils ont toujours connu ne peut pas continuer. Comme les élites du passé, se demandant soudain comment il se fait qu’elles se trouvent sur l’échafaud, leur tête au bout d’une pique, brûlant dans leur château assiégé, ou encore fuyant vers la Suisse avec leur pièces d’or cousues dans les ourlets de leurs vêtements…

Dans leur monde de pouvoir et de luxe, la réalité ne leur apparait que trop tard. Un bon livre qui va bientôt sortir chez l’éditeur « Le Retour aux sources » est le dernier livre, traduit en français, de James Howard Kunstler, Too much magic, qui explique très bien le phénomène de la pensée magique et de la foi dans le progrès et dans la technologie de notre civilisation et de ses élites, encore plus aveuglées que nous autres par les illusions du monde moderne – ce qui est normal puisqu’elles en ont le plus profité et en sont le plus accoutumées. Après tout George Orwell disait bien que : « Les gens sont capables de prévoir l’avenir uniquement dans la mesure où il coïncide avec leurs propres désirs, et les faits le plus grossièrement évidents peuvent être ignorés lorsqu’ils sont inopportuns. » – Cela vaut pour les élites comme pour moi !

Vous connaissez peut-être ma thèse que je décris dans Survivre à l’effondrement économique : Nous sommes à l’aube d’une période de crises de plus en plus fortes. Nous sommes à la convergence de tendances lourdes – raréfaction des ressources naturelles, notamment le pétrole ; destruction des écosystèmes et des ressources agricoles ; explosion programmée du système financier basé sur une croissance infinie et une dette colossale – qui provoquera à brève échéance – dans les 10 ans à mon avis – un effondrement économique qui aura des conséquences terrifiantes sur nos vies.

En effet, nous vivons de manière totalement dépendante de systèmes complexes qui nous apportent eau, nourriture, énergie, chauffage, électricité… et notre individualisme et caractère enfantin fera qu’en cas de rupture de ces systèmes, donc en cas de manque de tout ce que nous considérons comme normal, comme dû… nous réagirons mal, très mal. Avec énervement et violence.

Et alors il sera trop tard. À quoi servira alors une villa somptueuse dans les Hamptons ou à Santa Monica, alors que le personnel de maison vous aura abandonné. À quoi servira le ranch en Argentine si on ne peut s’y rendre ou s’il à été « réquisitionné » par le personnel. À quoi servira l’appartement cossu de Neuilly ou du 16ème, si les hordes de gens affamés et énervés descendront des banlieues et vous désigneront comme cible prioritaire du fait de vivre dans un « beau quartier » sans parler de la Mezouzah sur le linteau de la porte.

Et si vous arrivez à fuir ? Que feront des milliers de membres de l’hyperclasse, entre eux, entassés à St. Barth, Gstaad, Courchevel ou St. Tropez ? S’organiser en confrérie de pirates sur leurs yachts ?

Donc pas besoin d’attendre que les Illuminati encapuchonnés, réalisent le « Nouvel Ordre mondial » et l’apocalypse selon saint Jean… la fin de notre monde arrive. C’est un cygne noir de la taille de Godzilla !

Non, pour s’en sortir, il faudra tenir le coup.

Physiquement, cela veut dire de se préparer à ces crises – petites ou grandes, courtes ou longues. Et pour cela travailler pour réaliser une Base autonome durable, c’est-à-dire un endroit de résilience, d’autonomie, d’autosuffisance… un endroit ou vous pouvez résister dans la durée, tenir le choc. Cela peut être votre appartement en ville, votre maison périurbaine, votre villa de vacances, ou, plus adéquat, votre maison à la campagne, votre ferme ou encore votre caravane, votre cabanon et, oui, pourquoi pas votre ranch en Uruguay ou votre yacht de 120 mètres !

Quel que soit l’endroit où vous vous préparez, il vous faut couvrir sept éléments qui sont :

1. L’eau
2. La Nourriture
3. L’hygiène et la santé
4. L’énergie
5. La connaissance
6. La défense
7. Le lien social

Sans lesquels, il sera difficile de s’en sortir, de bien s’en sortir.

Sans doute, il faudra également chercher à développer une indépendance, une liberté et une autosuffisance également mentale, psychologique et spirituelle… et pour cela, il n’y a pas d’autres solutions que de faire sécession du Système. Sécession dans vos esprits et dans vos cœurs, pour l’instant.

Cela commence forcement par vous couper des sources de désinformation que sont les médias officiels, la télévision, le divertissement, les jeux vidéo… de toutes ces drogues subtiles qui nous abêtissent et créent l’accoutumance culturelle qui nous empêche de voir et de ressentir la réalité. Ensuite, apprendre à ignorer et à ne plus subir les kapos du système et le politiquement correct, apprendre à passer entre les gouttes de lois de plus en plus liberticides présageant l’État « pénal-carcéral », apprendre à vous informer par vous-mêmes, et surtout de réapprendre à penser par vous-mêmes, à remettre en question tous les dogmes et toutes les valeurs que le système vous a inculquées.

Ce n’est pas facile, j’en conviens !

Mais comme l’alternative, ça peut être pauvreté, violence, famine… Ça devrait être motivant !

Cela veut dire aussi de développer votre propre philosophie de vie, vos propres valeurs – qu’elles soient prises de la tradition, du monde moderne ou d’un mélange – tant qu’elles fonctionnent au contact du réel. Par le renouveau d’un lien social sincère, réellement solidaire et utile, vous connecter et vous attacher au nombre croissant de personnes qui sont dans cette démarche, faisant l’effort de chercher ce qui unit au lieu de ce qui divise. Comme le disaient les révolutionnaires américains (et aussi Pink Floyd) : « United we stand, divided we fall. » (Unis nous tenons, divisés nous mourrons.)

Si vous êtes croyant, priez et tendez la main aux autres croyants, fussent-ils d’autres religions ou laïcs.
Si vous êtes laïc, tendez la main à ceux et celles qui sont croyants.
Si vous êtes de gauche ou de droite, cherchez ce qui vous rassemble… cette gauche du travail et cette droite des valeurs ne sont pas si différentes !
Si vous êtes identitaires, tendez la main aux personnes issus de l’immigration qui ont des valeurs saines de droiture, de travail, d’honnêteté…
Si vous êtes issus de l’immigration et que vous ne pouvez ni ne voulez rentrer dans votre pays d’origine, soyez honnêtes et ne commettez aucun crime (cela vaut pour tous d’ailleurs…), et oubliez les mensonges de l’antiracisme, les populations allogènes des pays occidentaux ne sont pas vos ennemis, ne sont pas les vrais racistes.

Tendre la main de manière franche et ferme, en tant qu’hommes libres a d’autres hommes libres.

En récompense de cet effort : notre liberté retrouvée. Liberté de penser et de vivre par nous-mêmes.

Et donc, il ne s’agit pas de se terrer comme des rats dans un trou. Il s’agit d’établir la base logistique et mentale pour tenir le coup et ensuite de lancer la reconquête du monde.

Un monde, qui sera – nous devons le croire – meilleur et plus sain. Un monde qui sera le nôtre – génétiquement et philosophiquement. Nous le devons à nos enfants, nous le devons à nos ancêtres et nous nous le devons, car ce monde est possible.

Ce monde meilleur, Il ne tient qu’à nous de le réaliser.

Il ne me reste qu’une chose à dire : au boulot !

Merci !

Piero San Giorgio
(octobre 2013)

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