Conseils aux Derniers Français - 1

Publié le : 10/05/2007 00:00:00
Catégories : Archives Scriptoblog (2007-2013) , Articles auteurs , Articles par thèmes , Auteurs , Billets d'actualité , Michel Drac , Politique

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Parce qu’une idée peut être bonne même quand elle vient d’un très modeste scribouillard webeux, j’entame aujourd’hui une petite série sur le fil kiosque de Scripto : conseils aux derniers Français. Ou si vous préférez : ce que j’aimerais que fassent les dirigeants de l’opposition, afin que le pluralisme continue à exister en France, Sarko or not Sarko.

Aujourd’hui : premier conseil à nos amis militants: militez pour que vos mouvements d'opposition placent Sarko en porte-à-faux sur la question euroturque.

C'est le premier couac du sarkozysme. Moins d'une semaine après son élection, Sarko est déjà potentiellement en porte à faux avec son électorat. Ne nous faisons pas d'illusion : étant donné l'ampleur du décalage en terme de puissance de feu médiatique, les opposants auront bien du mal à se faire entendre. Mais tout de même : c'est déjà, une semaine seulement après son élection, une brêche dans la forteresse du bonhomme.

Depuis trois jours que Sarko a été élu, la commission européenne défend la candidature de la Turquie, candidature menacée par les déclarations de Sarko pendant la campagne électorale. Une conférence d'adhésion est prévue à Bruxelles le 26 juin 2007 concernant la politique économique. Si la France pose son veto à cette occasion, le processus d’adhésion sera paralysé. Ce sera la première occasion de tester Sarkozy. S'il pose le veto français, ce que je ne crois pas, il risque une crise majeure avec ses petits copains euromondialistes. Et si à l’inverse il ne pose pas le veto, l‘électeur correctement informé saurait à quoi nous en tenir, concernant les promesses électorales de Sa Sarkozerie, des promesses faites évidemment en vue de séduire l’électorat patriote. Si les nationalistes français veulent préparer les législatives mieux qu’ils ne firent campagne aux présidentielles, voilà sans doute une occasion de mettre la pression sur le Hongrois de service.

Bon, évidemment : ça ne pourra pas inverser les dynamiques enclenchées par la formidable machine de propagande qui s'est mise en route dans notre pays depuis un an. Mais, tout de même : il faut prendre date. Cette affaire-là est plus importante qu'il n'y paraît pour l'instant. Il faut la souligner, il faut que les Français, ceux qui ont encore un cerveau, voient que l'opposition en parle. Dans quelques mois, dans quelques années, ce travail-là paiera.

Allez, haut les coeurs !

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