De la politique de l'amour à la guerre civile polonaise, Varsovie et la nouvelle donne en Europe de l'Est

Publié le : 03/02/2011 12:53:19

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Le 19 octobre 2010, Ryszard C. entra dans la permanence du député européen Janusz Wojciechowski, du parti PiS, principal parti d'opposition polonais dirigé par Jaroslaw Kaczynski. D'un coup d'arme à feu, il y tua l'assistant parlementaire du député avant de tenter d'achever au couteau un autre de ses collaborateurs. Emmené devant les caméras de télévision, il s'écria « Je voulais tuer Kaczynski, mais je n'avais pas d'arme assez grosse ». Cet acte mis sur le compte d'un déséquilibre mental de son auteur s'inscrit cependant dans un climat d'escalade des tensions entre la PO, parti au pouvoir de Donald Tusk et du président Bronislaw Komorowski et le PiS. En toile de fond, la catastrophe de Smolensk, qui avait permis dans les premiers mois un apaisement du débat politique, se profile. L'attaque du bureau du PiS eut en effet symboliquement lieu la semaine où un grand hebdomadaire polonais qualifiait d’« attentat contre la raison » les récentes déclarations de Kaczynski mettant en doute la version russe de l'attentat. Celui-ci s'est saisi du fait divers pour se poser en victime des persécutions de la PO que les médias relaieraient complaisamment dans le but d'exterminer le PiS.

Comment la Pologne en est-elle arrivée à ce que les éditorialistes nomment « la guerre civile polonaise », alors que Donald Tusk, lors de sa prise de pouvoir en 2007, avait prôné le retour à une « politique de l'amour » en contrepoint de l'atmosphère de chasse aux sorcières anti-communiste qui aurait prévalu pendant le règne des Kaczynski et du PiS, de 2005 à 2007 ?

La Pologne constitue depuis 1989 une démocratie inachevée. Le prix de la sortie du communisme sans effusion de sang fut en effet la négociation entre les représentants du mouvement Solidarité et l'aile progressiste du parti communiste qui avait compris qu'une transition graduée vers l'économie de marché leur permettrait de sauver leur tête et de faire fortune. L'accord entre ses deux courants fut passé à l'occasion des négociations de la Table Ronde de 1989 où l'un des jeunes communistes, Kwasniewski (qui allait devenir président de la Pologne de 1995 à 2005) accepta le principe d'élections partielles qui balayèrent le régime et permirent l'avènement de la 3ème République polonaise.

Cette 3ème République fut d'emblée critiquée par les partis politiques issus de Solidarité, choqués par l'impunité totale qu'elle offrait aux postcommunistes qui purent souvent s'enrichir dans les années de transition chaotiques vers l'économie libérale, prônée en Pologne par Jeffrey Sachs. Les leaders de Solidarité, au premier rang desquels Lech Walesa, n'avaient en effet que de très faibles connaissances en économie, leur pensée politique étant plutôt d'inspiration philosophique ou historique. Leurs velléités de construire une « troisième voie », ou socialisme démocratique, furent réduites en cendre sous la pression des Américains, qui pilotèrent les réformes économiques grâce à l'économiste Balcerowicz et le cabinet Mazowiecki en 1989 -1990. Pendant cette période, plus de 70% de la population polonaise sombra dans la pauvreté.

A cet égard, la campagne présidentielle de 1990 fut l'occasion pour le camp issu du Solidarité « historique », de tenter de reprendre la  situation en main avec Lech Walesa, dont les Kaczynski étaient alors les bras droits. La campagne fut l'occasion pour la droite polonaise post-solidarité de se structurer en partis, avec notamment la tendance plus libérale, le KLD, dont Donald Tusk était l'un des membres fondateurs, et le PC des Kacyznski, plus conservateur. Les élections de 90, furent le dernier moment où le camp Solidarité maintint son unité en Pologne. Le camp pro-économie de marché de Mazowiecki fut balayé dès le premier tour au profit d'un émigré polonais inconnu du grand public trois mois avant l'élection revenu d'Amérique latine. Lech Walesa put le battre facilement au second tour (aidé il est vrai par des coupures opportunes de télévision lorsque son adversaire aurait dû s'exprimer).

Walesa ne put cependant jamais revenir en arrière sur les réformes économiques d'inspiration libérale que la majorité des membres de Solidarité n'acceptaient toujours pas au début des années 90. En effet, des conflits de personne l'opposèrent à ses anciens alliés du KLD et surtout aux Kaczynski. La droite polonaise post-solidarité acheva d'être déconsidérée par des guerres pichrocholines (avec plus de 40 partis au parlement polonais à cette époque). La victoire des postsocialistes du SLD en 93 fut pour elle un électrochoc autant que la marque d'un puissant désaveu.

En Pologne, il n'existe pas jusqu'à ce jour de parti social-démocrate. Le SLD, arrivé au pouvoir après 93 semblerait certes s'en rapprocher le plus. En fait, c'est un parti constitué du reste des réseaux postcommunistes qui l'ont utilisé pour sauvegarder leurs acquis face à la libéralisation de l'économie. Le SLD se démarque artificiellement des partis post-solidarité sur des questions sociétales (anticléricalisme, défense de l'homosexualité, de l'avortement) mais ne prône aucun modèle économique alternatif (son dirigeant actuel, Napieralski se réclamant par exemple de Zapatero). Le SLD fut en outre l'un des artisans de l'intégration de la Pologne à l'OTAN (Kwasniewski, son ancien président fut même pressenti en 2008 pour en devenir le secrétaire général) et à l'UE et les quelques membres qui y prirent position contre le bouclier anti-missiles le firent surtout pour des raisons électorales. Surtout, c'est un parti empêtré par des scandales à répétition à partir des années 2003-2004 qui l'empêchent désormais de dépasser la barre des 15%.

Les partis héritiers de Solidarité surent saisir l'opportunité offerte par ses scandales pour développer l'idée selon laquelle il serait nécessaire de rompre avec l'affairisme de la IIIème République pour refonder une IVème République, libérée de l'influence postcommuniste. Le KLD se transforma en PO (qui signifie plateforme citoyenne, l'idée étant de ne pas constituer un parti au sens strict mais un point à partir duquel les soutiens peuvent s'agréger), dont Donald Tusk prit les commandes. Le PC des Kaczynski se mua quant à lui en PiS et développa un discours sécuritaire appelant à une économie solidaire (notamment en freinant l'implantation des firmes multinationales en Pologne). Ces deux partis, comme le rappelle dans un livre récent Marek Migalski, ancien proche des Kaczynski, étaient cependant en accord sur l'essentiel : construire une IVème République.

Ces deux partis remportèrent la victoire aux élections législatives de 2005. Contrairement aux attentes des Polonais qui se fiaient à leur proximité idéologique, ils ne formèrent cependant pas un gouvernement de coalition PO-PiS. Les Kaczynski, décidés à éradiquer ce qu'ils nommaient « le système » (uklad) préférèrent s'allier à l'extrême droite de la Ligue des familles polonaises (LPR) et aux nationaux populistes de Samoobrona (groupe d'autodéfense paysan). De tels partis ne disposaient pas en effet des cadres pour s'opposer à la prise de contrôle de l'ensemble de l'appareil d'Etat par les proches des Kaczynski, afin de pourchasser les réseaux postcommunistes accusés de continuer à travailler pour Moscou. Leur participation au gouvernement fut même pour eux le baiser de la mort, puisque les Kaczynski siphonnèrent l'ensemble de leur électorat, les faisant disparaître totalement de la scène politque (on peut dire que cette opération était très proche de la stratégie sarkozyste vis-à-vis de l'électorat FN de 2007, à la différence que Kaczynski, rompu aux luttes d'influence, réussit à la mener à bien).

L'événement emblématique de la période fut la fermeture des services de contre-espionnage polonais, le WSI, avec suppression des retraites à la clef pour ses anciens fonctionnaires, accusés par Kaczynski d'être des agents doubles pro-russes. Au fil des mois, le fossé entre PO et PiS devint, malgré une affinité idéologique jamais démentie, notamment entre clubs parlementaires respectifs, progressivement infranchissable, puisque les Kaczynski utilisèrent pour se maintenir au pouvoir une tactique de diabolisation (l'une des victimes à l'heure actuelle de cette méthode est par exemple le président Komorowski issu de la PO: en tant que ministre de la Défense dans les années 90, il avait créé le WSI. La propagande du PiS en profite pour instiller l'idée qu'il a ainsi par négligence laissé les Russes contrôler l'appareil de renseignement polonais voire qu'il est lui-même à la solde des Russes, les partisans du PiS taggant les rues de Varsovie en l'appelant KomoRUSKI). Ces campagnes des Kaczynski se heurtèrent à l'hostilité des médias, polonais comme occidentaux, qui dénoncèrent notamment la guerre des agences de renseignement polonaises ultra-politisées.

En 2007, suite à un nouveau scandale impliquant diverses agences gouvernementales de sécurité, le PiS perdit les élections anticipées. La PO de Donald Tusk, arriva au pouvoir porteuse d'un message de normalisation de la situation polonaise. Le slogan de « politique de l'amour » de la PO devait s'opposer à la politique de la haine du PiS. Ainsi, contrairement à la tradition polonaise, les premiers mois du nouveau gouvernement ne furent pas l'objet de purges dans les services de renseignement. L'un des points centraux à l'international de la nouvelle politique de Tusk fut le dégel des relations avec l'Allemagne et avec la Russie, qui lui permit d'obtenir la suspension de l'embargo russe sur les viandes polonaises. Le PiS, par l'intermédiaire du président Kaczynski, tenta dans le cadre de la cohabitation de saper ces efforts, notamment en 2008 lors de la guerre en Géorgie où les présidents polonais et lituaniens joignirent leurs forces pour tenter d'internationaliser le conflit. Ces efforts ne furent cependant pas dans l'ensemble couronnés de succès, le gouvernement se maintenant à une popularité supérieure à 50% pendant toute la période. Ils l'amenèrent cependant progressivement à se lancer dans des purges administratives (90% des agents du CBA, organisme de lutte anti-corruption devenu outil des Kaczynski dans la lutte pour le pouvoir, furent ainsi chassés par l'administration Tusk au cours des années 2008-2009).

Smolensk, après la parenthèse de la campagne électorale présidentielle, bouleversa cet équilibre précaire entre forces politiques. Afin de capitaliser sur la mémoire du défunt président, le PiS multiplia les coups d'éclat, ce qui déchaîna contre lui la fureur des principaux médias. Donald Tusk déclara lui-même quelques jours avant le meurtre de l'assistant parlementaire que le PiS avait cessé d'être un parti normal pour devenir un parti dangereux, entraînant une partie de l'opinion polonaise dans le conspirationnisme. Le drame de Lodz, où l'assistant parlementaire trouva la mort, brisa pourtant la mécanique médiatique qui devait aboutir à la ghettoïsation du PiS. L'esclandre autour du rapport du MAK pourrait même contribuer à renverser la tendance puisque la PO semble  affaiblie dans les dernières enquêtes d'opinion. Alors que le jeu politique paraissait verrouillé en Pologne depuis près de 3 ans, il pourrait se rouvrir, au risque du chaos.

Le combat entre la PO et le PiS est le prolongement d'un débat déjà entamé entre Tusk et Kaczynski dans les années 80 au sein de Solidarité. Tusk avait alors publié un ouvrage où il regrettait que la polonité soit synonyme d'anormalité. Pour lui, il était urgent de rattacher la Pologne à la société internationale. Cette logique se retrouve aujourd'hui dans sa volonté de coopération avec l'Allemagne et la Russie dans le cadre institutionnel de l'UE. Au contraire, les Kaczynski se firent les avocats d'une vision de «romantisme historique ». Pour eux, la Pologne ne serait jamais une nation normale car elle ne pourrait survivre que par le sacrifice perpétuel de ses enfants pour assurer  sa liberté face à ses ennemis, notamment russes. Cette vision établit un parallèle entre les souffrances du Christ et ceux de la Nation polonaise. Elle parle aux couches les plus rurales et les plus catholiques de la population et assure à Kaczynski un socle inébranlable de 25% de partisans (« même s'il se mettait un nez rouge et se mettait à marcher sur le mains », pour reprendre l'expression d'un dissident du PiS).

Au contraire, l'électorat de la PO est beaucoup plus volatile, tenté par l'abstention (qui touche la moitié du corps électoral) et très sensible aux opérations de relations publiques dans lesquelles Tusk est passé maître. Ainsi, la PO a su constituer un glacis de partis satellites amis autour de lui pour attirer l'électorat de ses principaux adversaires. Le Parti de soutien à Palikot (RPP) (du nom d'un politicien très proche de Tusk et qui a quitté la PO) affiche des thèses très anticléricales pour séduire l'électorat du SLD. Par contre, le Parti « La Pologne est la plus importante » (PJN) regroupe les anciens modérés du PiS chassés par Kaczynski. Cette constellation politique de partis satellites a pour corollaire le recroquevillement des deux partis principaux sur leur base traditionnelle : à l'heure actuelle, peu de membres importants du PiS ne suivent pas Kaczynski depuis les années 90, et il en va de même pour la PO avec Tusk.

Pour la presse proche des Kaczynski, cette nouvelle configuration politique voulue par la PO se rapproche de plus en plus du système des partis politiques russes. La PO y jouerait le rôle du parti « Russie unie » de Poutine comme centre du système, soutenu par la lutte antifasciste servant à discréditer les opposants (les partisans du PiS font ainsi le parallèle entre l'action antifasciste des « Nasi » russes avec les accusations de fascisme du PiS proférées par les médias). Dans cette vision PiSienne de la réalité, le SLD jouerait le rôle de la gauche russe comme opposition factice au système, de même que le PJN et le RPP seraient des micro-partis mimant le pluralisme pour mieux masquer la sortie de la Pologne de la démocratie. Les membres du PiS seraient ainsi de facto les seuls véritables opposants à la « poutinisation » du système politique polonais qui proviendrait de la transposition grâce aux agents russes en Pologne du modèle de contrôle de la démocratie imaginé par le Kremlin et accepté par la PO de Tusk dans un compromis avec les Russes pour conserver le pouvoir.

Il est très difficile de juger la véracité de cette vision. Il est plus intéressant de noter qu'elle traduit une radicalisation du parti de Kaczynski, qui rend difficile son retour au pouvoir sauf crise systémique majeure qui prouverait aux Polonais que ses soupçons n'étaient pas juste la preuve (comme le sous-entendent certains éditorialistes) que « la douleur de la perte de son frère l'a rendu fou ». Or, l'homme est l'un des politiciens polonais les plus madrés de l'ère postcommuniste, ce qui laisse supposer qu'il dispose d'éléments d'analyse lui permettant d'espérer qu'un tel accident de parcours se produise (peut-être une crise de l'euro ou des finances publiques polonaises?).

Cette radicalisation du PiS apparaît dans l'offensive menée ces dernières semaines contre les négociations russo-polonaises autour du gaz. Alors que la France et l'Allemagne ont réussi à renégocier à leur avantage leurs contrats de livraison de gaz russe, le gouvernement polonais semble incapable de peser sur les négociations avec Gazprom pour le renouvellement du contrat de fourniture de gaz terrestre datant de 1993. Qu'il s'agisse des tarifs, des volumes ou de la durée des contrats, le gouvernement polonais a cédé sur toute la ligne face aux exigences de Gazprom pour un contrat qui l'engage sur 15 ans, ce qui amène l'expert Piotr Naimski à tirer la sonette d'alarme. Selon lui le contrat que le gouvernement est en passe de signer est contraire aux intérêts nationaux polonais, et induirait une perte de compétitivité générale de l'économie polonaise. Il va plus loin en considérant que le gouvernement polonais a sciemment menti aux Polonais dans cette affaire, notamment en présentant des mesures techniques d'augmentation temporaire des volumes de gaz par Gazprom comme des gestes de bonne volonté de la part des Russes. L'auteur conclut même que l'accord signé entre le gouvernement polonais et Gazprom pourrait être contraire au droit européen et remis en cause.

Il est probable que le PiS se saisira rapidement de cette affaire. Dans son édition de janvier 2011, le magazine Nowe Panstwo, très lié à Kaczynski, rappelle que les échanges commerciaux entre la Pologne et la Russie ont augmenté de 40% en 2010. Alors que les investissements polonais en Russie ne s'élèvent qu'à 4 milliards de dollars, les Russes investissent, principalement par l'intermédiaire de Lukoil et Gazprom, près de 4 fois plus en Pologne. Le principal objectif des investisseurs russes serait l'achat du groupe Lotos, qui contrôle un grand réseau de distribution d'essence, la raffinerie de Gdansk et son terminal pétrolier de Naftoport. Ces deux équipements fonctionnent principalement avec du pétrole russe, ce qui permettra à la Russie de faire pression sur les autres investisseurs potentiels en agitant la menace de cesser ses approvisionnements si Lotos n'est pas vendue à une entreprise russe.

Le PiS dénonce en outre le fait que les Russes ont embauché pour les conseiller dans les négociations liées à l'achat de Lotos la JP Morgan et l'UBS, deux banques de conseil qui ont déjà joué un rôle l'année dernière dans le transfert d'un important paquet d'actions de la société d'énergie hongroise MOL à la société russe Surgutneftegaz. La prise de contrôle de Lotos par les Russes leur permettrait ainsi de concurrencer le deuxième géant de la distribution d'énergie en Pologne, l'entreprise publique Orlen, tenue à l'écart des négociations pour le rachat de Lotos. Pour le gouvernement, Orlen doit d'abord lutter pour son désendettement, notamment en tentant de rentabiliser sa raffinerie en Lituanie. Or celle-ci, achetée à l'instigation des Kaczynski afin de bloquer l'expansion russe dans les pays baltes, connait de graves difficultés, notamment du fait de l'arrêt des livraisons de pétrole par les Russes à la raffinerie en 2006, au nom de « problèmes techniques ».

La soif d'investissements russes en Pologne ne s'arrête pas au domaine des gazoducs et des raffineries. Avec la bénédiction du gouvernement, les Russes s'apprêtent à prendre pied dans le secteur chimique polonais (achats des entreprises Azot à Tarnow, Pulawy, Kedzierzyn et Chorzow). Un accord a été signé récemment entre les ministres des transports des deux pays pour une cogestion de la Mer Baltique. La coopération militaire se développe de même puisque les hélicoptères russes Mi-17 devraient être livrés aux soldats polonais en Afghanistan tandis que les Russes militeraient pour un rallongement de la durée de service des avions MiG-29 dans l'armée polonaise jusqu'en 2028. Le projet le plus important demeure néanmoins la proposition, reprise par les médias, selon laquelle Gazprom pourrait construire en Pologne une centrale électrique au gaz en échange de laquelle les Polonais pourraient participer à la construction d'une centrale nucléaire dans l'enclave de Kaliningrad. Ce projet signifierait l'abandon définitif du projet de centrale nucléaire partagée entre Polonais et Lituaniens et aurait pour conséquence un renforcement de la dépendance énergétique des pays baltes vis-à-vis de la Russie.

En politique intérieure comme en politique extérieure, les relations entre la Pologne et la Russie semblent prendre un tour nouveau qui attise des conflits au sein des élites .Elles semblent annoncer une recomposition de l'Europe orientale dont la Pologne pourrait devenir le pivot.

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