Délit de Val Gueule !

Publié le : 19/01/2009 00:00:00
Catégories : Humour

val

Bien évidemment que le délit de sale gueule existe. Encore heureux. Non seulement il existe, mais il doit perdurer, s'étendre et plus encore entrer dans la législation. C’est pourquoi je réclame la perpétuité incompressible, plus deux vies, pour Philippe Val !

Ce n'est pas la prose prétentieuse et vide de cet éditorialiste médiocre qui me met en colère – la concurrence à ce niveau de médiocrité est large, donc pourquoi lui plus qu'un autre ?

Ce n'est pas davantage l'Histoire réduite à la Révolution Française, la seconde guerre mondiale et Mai soixante huit, telle qu'il ne cesse de la mettre en avant, pas plus que son combat antiraciste qui, à force de ridicule et d'exacerbation, va nous plonger dans la guerre civile. Il fait partie de la classe médiatique ignorante, celle sans base aucune, qui un jour est propulsée par d'heureuses rencontres jusqu’au sommet de l’ordre médiatique, et s'est substituée à des Caux, Decaux, Georges Decaunes, autrement formés, réfléchis et honnêtes intellectuellement.

Pas non plus son islam sur commande occidentale qui serait modéré, gentil, intelligent, nombreux et de gauche – ou extrémiste, méchant, bête, rare et de droite. Son islamologue de pacotille Fourrest n'est pas plus éclairée que lui, à eux deux ils font la paire.

Pas sa position pro-européiste, antinationale. Il n'est qu'un petit relais sans importance, et les responsabilités de notre fiasco sont bien plus industrielles et politiques que médiatiques.

Pas son amitié avec un pédophile, avec qui il chanta un jour figurez-vous, car si je ne suis pas pédophile, il n'est guère dans mon caractère de m'avancer en procureur moral contre ces pervers, qui au fond ne m'intéressent pas beaucoup.

Qu'il se soit fait offrir un collier de chien par Bernard-Henri Lévy ou une médaille en forme de testicules par Bertrand Delanoë reste son problème, pas le mien. Et puis je n'aimais ni Siné, ni Charlie Hebdo, alors qu'il ait viré le premier et rendu le second triste, peu me chaut.

Mon problème avec Val est sa tête phallique, ses lèvres minces de faux-jeton, cette allure générale de fonctionnaire tyrannique prompt à dénoncer pour imposer son pouvoir mesquin d'une voix mielleuse, au nom du bien évidemment. Son physique est tout entier en accord avec sa doctrine de progressiste liberticide, qui destitue le contradicteur minoritaire au nom de la liberté d'expression elle-même. Ses mains décharnées sont prêtes, on le sent, à serrer les bonnes mains, avec moiteur sans doute. Et puis il y a ce regard de couleuvre paresseuse, qui attend que le mulot se soit assoupi pour enfin le dévorer.

Il pourrait m'être rétorqué que je fais du Gobineau, et ce ne serait qu'à moitié faux, car je pense que l'âge aidant, le physique suit la pensée, ou le contraire peut-être, et que les outrances de la vieillesse révèlent parfois le caractère profond.

Je ne dis que je cherche à être juste pour le coup. Je ne prétends pas pratiquer un psychomorphisme infaillible, ou même vérifiable scientifiquement, bien qu'il me soit impossible de représenter un Rabelais autrement que sous des traits joviaux et une panse rebondie. Tout comme un Lang, un Machiavel ou un Talleyrand m’apparaissent sous des trais exprimant la fourberie, et leurs élans de Matamore assez identiques à ceux du directeur de Charlie-Hebdo.

Il m'est agréable à défaut de vérifiable de faire marcher le délit de sale gueule en ce qui concerne Philippe Val. Son idéologie creuse me suffirait amplement à ne pas l'aimer, cette détestation supplémentaire est le plus qui achève de me convaincre sur le personnage.

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