Évènement

Des femmes et des armes (1) | Par Vol West

Publié le : 29/11/2012 18:05:50
Catégories : Articles auteurs , Auteurs , Billets d'actualité , Vol West

S'investir consciemment dans une démarche d'indépendance et de résilience n'est jamais simple…surtout dans le contexte social ambiant, ou la responsabilisation citoyenne reste perçue par la grande volonté collective comme une intention souvent disloquée et foncièrement farfelue.


Force est de constater aussi que le survivalisme tel que nous le comprenons dans sa gestuelle médiatisée, reste un univers largement réfléchi et défini par les hommes.
Bon nombre de solutions et de concepts proviennent alors de raisonnements plus ou moins sexués, notamment sur tout ce qui concerne l'aspect de la protection personnelle, de la self défense et du combat.

Même si ce blog s'efforce de prendre en compte certaines problématiques inhérentes a cette monoculture du sexe (voir la rubrique "au féminin"), nous n'avions encore jamais intégré sur ces pages de témoignage purement "Vénusien".


- Le cliché.

Une femme doit, par définition, être douce, délicate, fragile, futile... 

Il est vrai que la tendance naturelle est souvent proche de ces descriptions, mais personnellement, ça n’a jamais vraiment été mon cas, et je suis loin d’être la seule. 

 

Depuis petite je suis plutôt sauvage, indépendante, sportive, volontaire et souvent révoltée !    

Finalement, ce n’est que lors de mes grossesses que je me suis le plus rapprochée du cliché de la femme douce et fragile.

En tant que maman, la douceur ainsi que la patience sont des qualités qui se sont installées en moi de façon "primitive", sans que j’y prenne garde: parfois la nature est bien faite... 

 

 Il est possible que certaines femmes ne soient absolument pas attirées par le monde de la survie, de l'anticipation et de la préparation.

Mais, il est également possible que ces mêmes femmes soient de parfaites organisatrices du bien être, de la défense et de la sécurité familiale…anticipant naturellement certains risques liées aux enfants comme par exemple l'enlèvement, l'étouffement, la maladie ou les accidents.

 

Le sac a langer, est un EDC (Every Day Carry) a part entière…de même que les sacs a main des femmes sont aussi des EDC, et c'est sans doute pour cette raison que ce dernier a toujours fasciné les hommes.

Quels objets sont si essentiels pour qu’elles les portent en permanence sur elles ?  

 

D’ailleurs, peut-être que pendant que vous êtes en train de lire le blog de volwest, votre "doux et fragile" binôme est en train de prévoir la journée de demain: penser et préparer les vêtements des enfants, lancer le lave vaisselle, prévoir les repas de la semaine etc... 


- La cristallisation.

Un problème que nous pouvons observer, est que certaines femmes auront tendances a se laisser bercer par ce doux sentiment de sécurité et la cristallisation d’une situation jugée satisfaisante.

 

En couple, cette cristallisation survient principalement en s’imaginant que rien ne changera jamais. Décès du conjoint, handicaps et séparations…sont autant de réalités qui ne peuvent exister dans leur monde.

Les célibataires, elles, et toujours pour rester dans les clichés, auront peut être tendance a s’imaginer qu’un prince charmant viendra un jour les délivrer de leur sinistre quotidien, pour finalement veiller sur elles et les protéger.

 

Cette capacité à transformer la réalité fait sans doute partie des raisons de leur faible intérêt pour le survivalisme: le déni. 

C’est tellement difficile de le quitter pour réaliser notre fragilité...tellement inconfortable. 

Moi même j’ai eu beaucoup de difficultés à réaliser que je ne serai jamais la protagoniste du film qui a marqué mon enfance : Ninja III, the domination.
J’ai grandi, et je me suis fais une raison en revoyant le film il n'y a pas si longtemps.



J’ai réalisé à quel point ma vision était erronée et idéalisée. Je crois qu’à l’époque je n’avais pas bien saisie que l’héroïne était possédée par un ninja...j’avais seulement retenu qu’il s’agissait d’une jeune femme résiliante et maîtrisant les arts martiaux du jour au lendemain, sans aucun effort. 

 

J’aurai du me douter dès le début que c’était impossible !  

 

Plus sérieusement, peut-être que ma résilience vient de là.

J’étais sans doute un peu jeune et naïve pour voir certains films d’actions…mais aujourd’hui m’éprouve de la reconnaissance car j’ai grandi en étant consciente du potentiel de violence chez l'humain et de notre monde en général.

 

On peut donc considérer que la femme est de prime abord douce, féminine et peu propice à la violence, mais se limiter à ce constat ne serait aucunement faire le tour de la question.


- L'indépendance.

Si la femme reste naturellement l’intendante de l’organisation et de la gestion de la maison (soyons réalistes), elle tend malgré tout chaque jour un peu plus vers une certaine forme d’indépendance et d’autonomie. 

Le nombre de célibataires et de familles monoparentales ne cesse d’augmenter. La garde des enfants revenant le plus souvent aux femmes, elles doivent s’occuper de l’ensemble des responsabilités familiales en plus de leurs carrières. 

 

Je ne ressemble pas à un homme. Et j’en suis ravie ! 

Deux possibilités s’offraient à moi: 

 

Soit je devenais une «lesbienne aux tendances communistes ou para militaires», pour reprendre une expression de volwest que j’affectionne particulièrement.

 

Soit j’acceptais cette différence et je m’adaptais.

 

J’ai rapidement opté pour la deuxième solution: j’ai peut-être moins de force qu’un homme, mais j’ai d’autres qualités. 

Je considère qu’il y a une interdépendance entre les hommes et les femmes: pas de compétition ou de comparaison à faire, mais plutôt une interaction en fonction des capacités et compétences de chacun.  

 

Finalement, un peu comme dans une équipe de Rugby.

Il y a ceux qui courent vite, les ailiers...et les plus solides, les piliers.  

Certains hommes sont chétifs, et certaines femmes sont des forces de la nature…au final, peu importe, nous sommes tous dans la même équipe.

 

Sauf que...cette parfaite équation n’est pas toujours vraie. Le risque de se retrouver seule face à des "rugbymans" mal intentionnés est un risque à prendre en compte, surtout lorsque l’on née femme.

J'ai donc choisi de pratiquer un art martial…ce n’est pas une solution a proprement parler, simplement un moyen de plus. Chacune sa voie et ses affinités en fonction des enseignants, mais il me semble intéressant de pratiquer, au moins pour acquérir une certaine confiance en soi, sans qu’elle devienne bien entendu démesurée. Personne n’est jamais infaillible, et avec tout le respect que je lui dois, Bruce Lee lui même ne pouvait pas arrêter les balles... 

 

Il est important pour moi de préciser ici que nous n’avons pas survécu grâce à la seule protection des "mâles". Les "femmes des cavernes" savaient également chasser, cueillir, maintenir le feu et se défendre. Je ne ressens donc aucune dette vis-à-vis de la gente masculine.

J’ai toujours ressenti la solitude comme une évidence, et je considère qu’il vaut mieux ne compter que sur soi. Aujourd’hui j’évolue en duo, et notre famille est une équipe. J’ai ce bonheur, mais j’aurai très bien pu ne jamais rencontrer mon mari et devoir évoluer et faire face seule. 

Je suis mon propre ange gardien, mon mari est si je puis dire: "la cerise sur le gâteau"…le binôme sur qui je peux compter, et je souhaite simplement qu’il puisse également compter sur moi, pour assurer le bien être et la sécurité de notre famille.

 

Bien sûr en fonction de mes capacités physiques et psychologiques, mais je suis toujours surprise de m'apercevoir que mes limites ne sont pas forcément là où je les imaginaient. Je ne sais pas si c’est personnel, hormonal ou culturel, mais nous avons une capacité à nous sous-estimer tristement regrettable.

 

Là encore il n’est pas question d’égalité, mais d’équilibre.

 

Il est possible que mon mari ne puisse pas m’aider à assurer la sécurité physique ou psychologique de notre famille (maladie, blessure, absence…). Il est également possible, pour une raison ou pour une autre, que je puisse être séparée de ma famille ou isolée, et devoir me débrouiller seule en attendant de pouvoir les retrouver... 

Ce n’est donc pas parce que j’ai trouvé un binôme sur qui je peux compter, que je ne dois plus être prévoyante. 

C’est comme si je disais: "Je t’ai attendu pendant longtemps chéri, j’ai fais du mieux que j’ai pu pendant toutes ces années, ce n’était pas facile, mais maintenant que tu es là, tiens, prends les clefs de la maison et fais-en ce que tu en veux !"

Désolée mais je ne peux pas raisonner de la sorte. J’accepte de partager ma vie, mais je me dois de rester aux commandes...éventuellement copilote, mais certainement pas passager !

 

D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser à toutes celles qui sont restées en couple avec des hommes violents pour éviter de se retrouver seules dans la rue avec leurs enfants à nourrir. 


la violence ne vient pas toujours de «l’extérieur».

 

Sans une rupture de la normalité importante, je sais que je peux également compter sur l’Etat (forces de l’ordre, pompiers, hôpitaux…), mais je ne sais pas sous quels délais ni dans quelles conditions. Pour limiter et minimiser cet inconnu, j’ai donc passé mon brevet de secouriste. 

Dans mon cas, les secours sont à 15mn minimum de notre domicile...une éternité selon l'intensité de la situation !

 

Lorsque je parle du survivalisme aux femmes que je connais ou que je rencontre, toutes adhèrent à mon raisonnement, mais toutes réagissent différemment. 

 

J’en oubli certainement et il y a quelques variantes, mais on peut principalement observer : 

 

-la femme superstitieuse: "si je le prévois, ça risque de m’arriver" (véridique !). 

 

-La femme peureuse: "je sais que je ne vais pas bien réagir et que je ne saurais pas quoi faire".

 

-La femme intéressée, mais pas impliquée: "si tu commandes des sprays au poivre tu m’en prends stp ?".

 

-La femme dépressive: "c’est fou tout ce qui se passe, on vit dans un monde de merde...Je ne vais plus jamais sortir de chez moi".

 

-La femme optimiste: "moi je sais quoi faire: un coup dans les bijoux de famille et c’est terminé".

 

-La femme traumatisée: "la dernière fois je n’étais pas prête, maintenant que je fais du Krav maga, le premier qui me demande du feu je lui casse un bras".

 

-La femme résignée: "qu’est-ce qu’on peut y faire ? C’est malheureux, mais c’est comme ça, on n’y peut rien, il faut espérer que ça ne m’arrive pas".

 

-La femme bisounours: "je n’aime ni les armes, ni la violence...avec des mots et de l’empathie, on peut toujours trouver des solutions".

 

Et puis...il y a les femmes qui ne sont plus là pour en parler. 


- La réalité.

Le fait est que les femmes n’ont souvent ni le temps ni l’envie d’être "survivaliste". 

Elles consacrent déjà leurs vies à l’être en organisant: ménage, repas, gestion des enfants, travail...le tout sans oublier de rester belles et féminines. 

 

Il faut savoir que cette "mission" quotidienne prend beaucoup d’énergie…et puis, leurs hommes sont bien sensés servir à quelque chose non ?! La sécurité fait donc souvent partie de leur domaine de compétences. 

Sauf que…"La vie c’est comme une boite de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber !", et il y a forcément des moments où une femme se retrouve seule. 

 

C’est souvent pour cela que c’est si douloureux...malheureusement, le traumatisme est d’autant plus grand lorsque l’on ne voit pas le danger arriver. Il faut gérer la frustration en plus du reste. 

 

Est-ce qu'en cas de confrontation je m’en remets uniquement à l’éventuelle et imprévisible intervention de passants dans la rue pour venir me secourir ? Certainement pas !

Si quelqu’un vient m’aider dans une situation délicate, j’en serai très heureuse et reconnaissante, mais je sais pertinemment que peu de citoyens sont dotés de dévouement et d’empathie, ou ont les outils nécessaires (physiques et psychologiques) pour réellement et positivement influencer leur environnement immédiat.

 

Le mental est essentiel: une fois que l’on accepte de sortir de la cristallisation pour accepter la réalité, on peut commencer à y faire face. 


 - La protection.

"Une personne sur huit vit seule en France. 

Les personnes seules vivent davantage dans les villes...plus souvent des femmes. 

Les personnes seules vivent davantage dans les logements situés dans des immeubles collectifs et sont moins souvent propriétaires que les autres ménages." (INSEE) 

 

Il serait intéressant de connaître les statistiques concernant les agressions de femmes vivant seules, en ville, et dans un immeuble collectif...sans parler des mères célibataires. 

 

Ça a été mon cas lorsque j’avais 19 ans: étudiante dans une grande ville, sans voiture. 

J’ai adopté le concept de l’Homme gris instinctivement, je peux même préciser l’homme gris, car à part les cheveux longs je n’avais plus grand chose de féminin. 

 

Une de mes pires périodes en terme de défense personnelle sans pour autant penser à des systèmes de protection digne de ce nom...à la base, je suis très disciplinée. 

La seule arme que je concevais à l’époque restait ma détermination à ne pas me laisser faire. 

Je savais déjà que les prédateurs aiment donner un espoir aux victimes afin qu’elles se laissent faire...moins il y a de résistance, plus c’est simple. Je ne comptais pas leur faire ce cadeau. 

 

J’étais, la «femme optimiste».

 

Pour reprendre le référentiel mesurant la "qualité" du risque de volwest entre 1 et 10 (1 tout va bien, et 10 tout va très mal), même si l’agresseur vient me parler avec une voie douce et m’explique que si je suis gentille tout se passera bien: Bien sûr que je suis à 10, et bien sûr que je vais tout faire pour que ça se passe mal pour lui. 

 

Aucune concession possible, et aucune compréhension possible de son enfance malheureuse quand il s’agit de mon intégrité physique et/ou psychologique. 

C’est un droit fondamental et naturel qu’il n’a pas à enfreindre, et dans ce contexte précis, je ne peux décemment plus être une femme douce et fragile...

 

A la crèche, il y a ceux qui se font mordre, et ceux qui mordent. 

Pour certains, l'univers de la protection personnelle est naturellement "vivant", pour d'autres, cet univers doit être acquis et travaillé: en général, ce sont des personnes qui ont été victimes d’agressions, ou faisant régulièrement face à des situations ou des environnements potentiellement dangereux. 

 

J’ai été très surprise de l’attitude de l’une de mes proches qui a vécu à Paris pendant un temps, et qui devait traverser une sorte de forêt avant d’arriver à son domicile. 

N’ayant aucun moyen de défense, elle prenait un petit couteau de cuisine qu’elle dissimulait dans sa manche, s’imaginant une agression de face ou dans son dos afin d'anticiper quel geste effectuer pour assurer sa survie.

Je tiens à préciser que cette personne est jolie, discrète, réservée, petit gabarit et n’a jamais pratiqué de sport de combat ou d’arts martiaux (ni même eu l’envie d’en faire).

 

Dans son quotidien et son environnement plutôt préservé, elle n’est pas prévoyante concernant sa défense, mais dans une situation dangereuse, pour sa survie ou sa sécurité...elle prend un couteau !

Pour moi, enfoncer une lame dans le corps d’un agresseur est sans doute l’acte le plus difficile à faire et a maitriser. Cette proximité me semble aussi beaucoup plus traumatisante que la pression effectuée sur la détente d'une arme à feu par exemple, mais nous y reviendrons plus tard... 

 

A savoir également que cette même personne est capable de ressortir d’un magasin alors qu’elle a des courses à faire parce qu’un homme a dit «hummm» lorsqu’elle est passée près de lui.   

 

L’enseignement que l’on peut tirer de cet exemple est qu’à partir du moment où une femme se sent en danger de vie ou de mort, il y a de fortes chances pour qu’elle passe en «mode survie».

La libre appréciation du danger varie d’une femme à l’autre, d’une situation à une autre. Les moyens et stratégies de survivre peuvent donc être diverses et variées…et je ne me permettrai jamais de juger les réactions de femmes agressées: tous les moyens sont bons.  

Il faut aussi prendre en compte l'instinct maternel.

Petit postulat de base: les femmes ne sont pas parfaites. 

Toutes n’ont pas cet instinct, et malheureusement toutes ne vouent pas un amour inconditionnel à leurs enfants. 

 

En tant que femme, je privilégie la fuite. 

En tant que mère, j’affronte le danger…pire, je deviens kamikaze. 

Sinon, il faut m’expliquer comment lorsque mes enfants avaient respectivement 6 mois et 2 ans, je pouvais courir et m'enfuir efficacement ?! 

 

Vous pensez que la femme n’est que douceur et futilité ? 

Je dirai plus que c’est une "douce bombe à retardement": si elle ressent vraiment un danger pour elle ou ses proches...sa violence peut être inouï.

Cette protection du groupe est beaucoup plus rapide et intense que la simple protection d’un individu. 

 

Si quelqu’un que je ne connais pas vient me parler à la fenêtre de ma voiture alors que je suis seule avec mes enfants, je suis tout de suite à 100/10 sur l’échelle dont nous avons déjà parlé plus haut, jusqu’à ce que je redémarre et m’éloigne de ce potentiel danger. 

 

Aussi, je remarque que je passe en mode rouge souvent quand il s’agit de l'intégrité de ma famille. Je reste cordiale, mais ma tolérance est beaucoup plus limitée, et mon coté samaritain laisse rapidement place à mon coté méfiant. 

J’assume totalement ma «paranoïa», surtout lorsque je regarde les informations liées aux enfants: accidents, noyades, enlèvements, pédophilie...

L’instinct de survie peut provoquer une réaction immédiate face à un danger. Les animaux le vivent sans limite et sans réflexion: soit par la fuite, soit par l’attaque. Pas de prise de décision, simplement une «action de survie». 

 

Selon moi, l’instinct maternel est plus complexe que l’instinct de survie, car il y a une notion en plus, une dimension ajoutée: le sacrifice.

Face à une menace mettant en péril leurs vies, parfois de petits animaux sont capables d’attaquer plus fort et plus gros qu’eux. La proie se révolte contre son prédateur, pour créer un effet de surprise malgré de faibles chances de réussite. 

 

J’ai lu un article dans lequel une mère de famille a fait sensiblement la même chose aux Etats Unis quand elle s’est aperçu qu’un lion des montagnes était accroupi avec une attitude agressive en observant son enfant qui jouait à quelques mètres de lui. 

Elle a couru puis a attrapé l’enfant en faisant de grands gestes et en criant afin de faire fuir l’animal. Sans succès. Ce n’est qu’en recevant le soutien de ses amis qu’il est parti. 

 

Belle leçon de vie. Une réaction courageuse, irréfléchie, "kamikaze" et spontanée d’une maman, puis un groupe qui la soutien. 

Dans l’urgence, l’avantage et malheureusement l’inconvénient que nous avons en comparaison avec le monde animal peut être notre réflexion…c'est a dire "un temps de retard".

 

Je ne me sers pas de "ma machine à penser" pour ralentir ma réaction. Pas le temps d’évaluer mon système moral, juridique, la politique du moment, ou encore ce que vont penser mes voisins... 

Peut-être par fainéantise, manque d’intérêt ou ce coté kamikaze...peu importe, mais je préfère aller à l’essentiel. Je ne vois que les conséquences immédiates et non "le résultat". 

 

Au pire, et c'est sans doute personnel, je préfère m’expliquer devant un juge plutôt que devant Saint Pierre, et si je dois rencontrer ce dernier, je serai fière de le faire dans ces conditions: en protégeant les miens.    

 

Le plus je suis préparée a faire face a une situation difficile, et le plus je suis apte a répondre intelligemment. Donc pourquoi ne pas me préparer à veiller sur moi même, mes proches ou un inconnu ? 

 

Cependant, soyons réalistes, la situation difficile n’est pas et ne sera jamais en notre faveur, sinon, elle ne serait pas "difficile".

 

Pour reprendre certaines statistiques que volwest a déjà cité sur ce blog: 

Produits associés

Partager ce contenu