« Devenez les nouveaux Barbares » | Par Jack Donovan.

Publié le : 03/02/2015 08:57:00
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Un effondrement peut se produire. Cela pourrait arriver. Peut-être demain. Les dieux vengeurs pourraient lancer des rochers depuis les cieux, purgeant la Terre par les flammes et les déluges.


Le sang pourrait couler dans les rues et les dents grincer. Une invasion de sauterelles ou d’abeilles tueuses, la grippe A ou l’apocalypse zombie. Votre carte de crédit pourrait se retrouver à sec et vos téléphones ‘intelligents’ (‘smart’ phones) devenir complètement stupides. Nous pourrions nous voir forcés de nous regrouper en clans primitifs et combattre pour la survie. Les circonstances pourraient nous obliger malgré nous à redécouvrir une manière de vivre plus familière à notre espèce – à nos cerveaux ancestraux – que ces immeubles de bureaux et centres commerciaux insipides, qui étendent leurs tentacules à l’infini.

Ou vous pouvez juste affronter ce jour comme un lion, mourir comme vous êtes né, fonçant dans le tas et hurlant, recouvert du sang de quelqu’un d’autre.

Ceci a un attrait certain.

Mais bien que certaines de ces choses ou même toutes puissent arriver (et toutes peut-être demain), il reste possible que ce système détruit et corrompu continue d’aller en boitant pour un long moment.

Oui, il devrait échouer de façon catastrophique. Il mérite d’échouer. Mais peu importe à quel point le monde a besoin de faire les comptes ou d’un bouton de réinitialisation, il est bien plus facile pour les gens, au jour le jour et à tous niveaux de la société, de continuer à le rafistoler tous ensemble et de faire de leur mieux jusqu’à ce qu’ils manquent de ruban adhésif.

Donc… jusqu’à ce que ce jour advienne… jusqu’à ce que chacun soit à court de ruban adhésif… Jusque-là, presque tout le monde, même les dirigeants américains, semblent reconnaître que les États-Unis sont en déclin.
Et au cours de ce déclin, nous pouvons nous attendre à voir bien plus que ce que nous avons déjà vu. Pour la plupart des gens, cela signifiera une ‘progressive’ réduction du niveau de vie, ainsi qu’une réduction des attentes.

A l’opposé, nous ne verrons pas de ‘grand réveil’ ni de changement radical dans le leadership ou la direction générale du pays. Ceux qui dirigent les États-Unis ne vont pas ‘revenir à la raison’.
Tandis que les États-Unis déclinent et deviennent un État défaillant, les grandes entreprises, les hommes d’affaires et les bureaucrates qui le dirigent continuent à prêcher le mondialisme, le multiculturalisme et le féminisme.

Ils continueront à condamner tout ce qui pourrait être considéré comme du racisme ou du tribalisme – surtout chez les Blancs – jusqu’à ce qu’ils soient en sécurité dans la minorité. Ils continueront à condamner le ‘sexisme masculin’ et à promouvoir tout type de sexisme féminin prosélyte qui émascule ou dévalorise l’homme. Ils continueront à promouvoir la soumission envers leur classe de prêtres tout en condamnant comme ‘extrême’ toute croyance religieuse qui défie l’autorité morale des dogmes progressistes. Ils continueront à promouvoir la dépendance à l’État pour la sécurité, le salaire et les soins médicaux – pour chaque aspect de la vie.

Et peu importe combien de ‘conflits’ ils aggravent ou combien de personnes ils tuent ou emprisonnent ou comment leurs voyous de la police d’État se militarisent, ils continueront officiellement à condamner la ‘violence’.
Ils continueront à faire toutes ces choses qui font parfaitement sens pour eux.

Si vous étiez les gouvernants et les lèche-bottes d’une nation en déclin, dont le peuple était destiné à perdre sa richesse et son statut et que vous vouliez protéger vos intérêts et garder votre tête, pourquoi ne voudriez-vous pas garder ce peuple à part, émasculé, faible, dépendant, sans foi, apeuré et ‘non-violent’ ?

Les figures de proue peuvent aller et venir, mais je ne vois absolument aucune raison pour que le message change.
Beaucoup parmi vous se voient peut-être comme des hommes civilisés. Des hommes sains dans un monde toujours plus dingue, ordurier et barbare.
Mais vous avez tort ! Vous êtes les nouveaux Barbares.

Le message continuera d’être le suivant :

  • Si vous croyez que tous les hommes ne sont pas créés égaux
  • Si vous croyez que les hommes libres devraient avoir accès aux armes à feu
  • Si vous croyez qu’on ne peut pas faire confiance au gouvernement pour réguler tous les aspects de la vie
  • Si vous croyez que la race c’est le sang et l’héritage – pas que la ‘couleur de peau’
  • Si vous voyez que les hommes et les femmes sont différents et croyez qu’ils devraient avoir des rôles différents
  • Si vous croyez que les hommes devraient agir comme des hommes
  • Si vous croyez que la gay pride et le mariage gay sont ridicules
  • Si vous croyez dans une ‘vieille religion’

Si vous croyez une ou toutes ces choses, alors, selon l’État et les grandes entreprises, le monde universitaire et les médias, vous êtes respectivement stupide, psychopathe, péquenaud, néo-nazi, misogyne, qui bat sa femme, homophobe rétrograde, et néandertalien réactionnaire.

Vous le savez. Dansez dessus. Faites-en un remix techno. Car ne vous y trompez pas : vous êtes dangereux, perfides et peut-être bien séditieux.

Je me rappelle les mots du rappeur Eminem : Je suis ce que tu dis que je suis / Sinon pourquoi dirais-je que je le suis / Dans les journaux, à la télé, tous les jours je le suis / La radio ne passera même pas mon jam.

Peu importe qui vous pensez que vous êtes. Vous êtes ce qu’ils disent que vous êtes. Ils contrôlent le message. Peu importe à quel point vous pensez votre message raisonnable, la radio ne passera pas votre jam. Peu importe ce que vous pensez que vous êtes, car pour eux, vous êtes les Barbares. Très bien… soyez-le. Et si vous comptez être les Barbares, commencez à penser comme des Barbares.

Qu’est-ce à dire ? Que signifie être un Barbare ? Traditionnellement, un Barbare est quelqu’un extérieur à l’État, à la polis. Le Barbare n’est pas convenablement civilisé – selon les normes en vigueur de l’État. Ses manières sont étranges et tribales. Le Barbare est un étranger, un extraterrestre.

Comment doit changer la pensée d’un homme, lorsqu’il est aliéné par son État natal ?
Comment un homme de la polis devient-il un étranger – un Barbare – dans sa propre patrie ?

Ce sont des questions d’importance car si vous ne voyez aucune solution politique viable au chemin inepte et inhumain tracé par l’État progressiste – et je n’en vois aucune – alors tout changement conséquent exigera bien plus que de recueillir des signatures ou d’appeler au ‘bon sens’ populaire ou encore d’élire le bon candidat.

Vous devez créer un changement fondamental dans la façon dont les hommes se voient, eux et leur relation à l’État. Ne vous inquiétez pas du changement d’État. Changez les hommes. Coupez le cordon. Et laissez-les renaître avec un état d’esprit au-delà de l’État.

Montrez-leur comment devenir des Barbares et briser l’emprise de l’État. Comment ? C’est une chose à laquelle je vais réfléchir et écrire les années à venir.
Mais je peux aujourd’hui vous donner quatre axes de réflexion que je pense utiles.

1. ‘Nous’ séparer d’‘eux’

Cette conférence porte sur le futur de l’identité. Quelle identité ? De qui parlons-nous ? Qui est nous ? Quand je parle à des types de ce qui se passe dans le monde en ce moment, ils en viennent rapidement à me demander ce que nous devrions faire face à cela, mais qui est ce nous ?

Vous et les grandes entreprises qui vous vendent de la malbouffe, ruinent votre pays et délocalisent vos emplois ? Vous et les ‘experts’ complices qui transforment vos valeurs en ‘problèmes psychologiques’ ? Vous et les médias soudoyés qui vous tournent en dérision ? Vous et les banquiers de Wall Street qui financiarisent l’économie pour leurs gains à court-terme ? Vous et les bureaucrates qui veulent vous désarmer et s’ingérer dans tous les aspects de votre vie ? Vous et les politiciens qui ouvrent les frontières et courbent l’échine pour flatter un nouveau groupe d’électeurs potentiels au lieu de travailler pour les intérêts des citoyens du pays qu’ils ont juré de représenter ?

Ce ‘nous’ ?

Les Américains en particulier ont l’habitude de s’exprimer en termes de ‘Nous le peuple’. Mais il y a 300 millions de personnes aux États-Unis et cela fait un paquet de ‘nous’. Soyez plus précis.
Soyez plus tribaux.

L’un des meilleurs conseils qu’on m’ait jamais donné est le suivant : ne dites jamais ‘le peuple’ quand vous voulez dire ‘les hommes’ (men). Aussi, je vous conseille de ne jamais dire ‘nous’ quand vous pensez ‘ils’ et de ne jamais dire ‘nous’ quand vous voulez dire ‘eux’. Arrêtez d’employer un langage démocratique. Arrêtez de prétendre que nous faisons tous partie de la même équipe, car ce n’est pas le cas. Et ça n’a pas à l’être. Décidez de qui vous vous souciez vraiment. Trouvez ce que vous avez en commun. Définissez vos frontières. Décidez qui est dedans et qui est dehors. Les gens qui sont dedans sont le ‘nous’. Tous les autres sont le ‘eux’.

2. Cessez de vous énerver du fait que les choses n’aient aucun sens !

Presque rien de ce que vous lisez ou entendez aux informations de nos jours ne semble avoir le moindre sens.

Les gens sont tellement en colère, tellement frustrés, tellement trahis. On dirait que ‘nos dirigeants’ sont fous ou stupides, ou les deux. Il est insensé de mettre des femmes dans l’infanterie. C’est clairement dingue ! Il est insensé d’encourager les gamins à contracter des prêts étudiants qu’ils ne seront jamais capables de rembourser. Il est de même insensé d’inviter des gens dans notre pays quand vous n’avez même pas de quoi soigner ceux qui sont déjà là. C’est de la démence !

Il est insensé de déclarer une guerre puis de dire que vous essayez de ‘gagner les cœurs et les esprits’. La guerre n’est pas un bon moyen de gagner les cœurs et les esprits ! Et se soucier des cœurs et des esprits n’est pas un bon moyen de gagner une guerre !

Il est insensé que les banquiers et les PDG aient des parachutes dorés et partent en vacances ou obtiennent des emplois dans l’administration après avoir sciemment détruit des entreprises, des emplois, des vies, l’environnement – tous les segments de l’économie !

Mais si vous réalisez qu’ils – ceux qui dirigent le pays – font les choses pour leur bénéfice et non le vôtre, tout fait parfaitement sens.

Considérez la possibilité que les dirigeants des États-Unis se fichent que les soldats américains vivent ou meurent. Envisagez que les universités américaines et les banquiers se moquent que vous passiez le reste de votre vie à les rembourser. C’est probablement ce qu’ils préféreraient. Songez à la possibilité que les politiciens américains se soucient davantage de garder leur boulot sur le court-terme et de bien passer dans les médias que de ce qui arrive au peuple de leur pays sur le long-terme. Prenez en compte la probabilité que ‘vous’ ne faites pas partie d’un ‘nous’ dont ‘ils’ se soucient. Je vous garantis que si vous méditez là-dessus, les choses commenceront à avoir beaucoup plus de sens.

Si vous vous défaites de l’idée que ces gens sont supposés en avoir quelque chose à faire de vous ou du pays, et que vous vous laissez les voir comme des clans et des individus qui travaillent à la poursuite de leurs propres intérêts, vous pourrez vous détendre et comprendre leur astucieuse stratégie.

Laissez de côté les attentes ridicules sur ce que ces gens devraient faire. Revenez en arrière et regardez-les tels qu’ils sont. Ne vous énervez pas. Ne vous indignez pas. Faites preuve de sagesse.
Comme Nietzsche l’a recommandé : soyez insouciants, moqueurs, et violents.

3. Désuniversaliser la morale

Les hommes élevés avec les valeurs américaines, égalitaires, ‘progressistes’ veulent être des ‘hommes de bien’. Ils veulent être justes et équitables et envers chacun. Ceci peut être complètement paralysant.
Cela crée un conflit interne chez les hommes – les hommes de bien – qui sont particulièrement sportifs ou ont un passé militaire ou policier. On leur a appris et ils croient à l’esprit fair-play et à la justice équitable.
Ils veulent faire la ‘bonne chose’, peu importe laquelle. Ils veulent être Batman.

Néanmoins, il est aussi dans la nature de ces hommes – plus même que chez les autres – de penser verticalement, hiérarchiquement, tribalement, de penser en termes de ‘nous’ et ‘eux’. Ils évaluent les autres naturellement, basiquement, par les vertus tactiques et masculines de Force, Courage, Maîtrise et Honneur.

Mais aussitôt le match de football ou le film de super-héros terminé, l’Amérique progressiste revient à la haine et à la condamnation de ces vertus. L’Amérique progressiste retourne à la haine et au châtiment contre les hommes qui agissent comme des hommes. Ces ‘hommes de bien’… ces types qui veulent être des héros sont blâmés, raillés, jetés et traités comme des rebus.

Peu importe le message de l’Amérique progressiste, quand il touche des hommes qui agissent comme des hommes – en particulier les hommes blancs – personne ne se soucie vraiment qu’ils soient traités justement ou équitablement.

Pourtant, ces ‘hommes de bien’ ne veulent pas exclure les femmes de quoi que ce soit car cela semble injuste, ils ont des sœurs et des mères et ils veulent que chacun ait une chance. Mais les femmes – en tant que groupe – se fichent que les hommes se sentent exclus.

En fait, quand les hommes s’opposent à quelque chose, les groupes de femmes sont les premiers à les traiter de ‘geignards’ et de ‘losers’. Les ‘bons’ hommes blancs en tant que groupe se soucient de ce qui arrive aux hommes noirs en tant que groupe. Ils veulent s’assurer que les Noirs soient traités justement et équitablement et ils se donnent du mal pour s’assurer qu’ils ne soient pas ‘discriminés’.

Est-ce que les Noirs en tant que groupe se soucient de ce qui arrive aux Blancs en tant que groupe ? Est-ce qu’un père mexicain avec trois bébés se soucie ou non que les gamins blancs de ‘banlieue’ trouvent un emploi de paysagiste pour l’été ?

Le problème avec ces valeurs progressistes est qu’elles sont le plus effectives en tant que valeurs intra-tribales.

Elles ne marchent que lorsque tout le monde est lié et interdépendant. L’équité et la justice ainsi qu’un bon esprit sportif promeuvent l’harmonie à l’intérieur d’une communauté. Mais à un moment, vous devez tracer votre frontière. Vous devez décider qui fait partie ou non de cette communauté.

Vous ne pouvez pas être fair-play avec des gens qui se fichent que vous soyez rayé de la carte. Vous n’avez pas à haïr quelqu’un qui ne fait pas partie de votre tribu, mais il est stupide de continuer à vous soucier de personnes qui ne se soucient pas de vous.

Ces types héroïques sont les gardiens naturels de toute tribu, mais leur nature héroïque est gâchée et bafouée lorsqu’on leur demande de protéger tout le monde – même les ennemis et les ingrats ainsi que ceux qui les méprisent.
Si les Barbares d’Occident veulent prétendre conserver une partie quelconque de leurs héritage et identité occidentaux, il leur faut résoudre ces conflits moraux.

Ils n’ont pas nécessairement besoin d’abandonner la moralité ou la vertu morale, mais de mettre leur aegis [N.d.T. : « l’égide », arme / bouclier invincible de Zeus] et devenir, comme dans La République de Platon, ‘de nobles chiens qui sont gentils avec ceux qu’ils connaissent et l’opposé envers les étrangers.’

Soyez moralement responsables. Mais seulement envers la tribu.
S’ils comptent prospérer et durer dans une nation en faillite, les nouveaux Barbares doivent abandonner la routine tragique et incomprise du héros et réaliser qu’ils ne sont pas Batman. Pourquoi quelqu’un voudrait-il l’être ?

4. Devenir indépendant de l’État, et interdépendants les uns avec les autres

Les États-Unis d’Amérique et ses principales grandes entreprises offrent un large choix de biens et de services. Tous sont attachés à des cordes et plus vous dépendez d’eux, plus il leur est facile de vous contrôler.

Cela ne représente pas une grande menace pour eux si vous vous connectez et ‘likez’ une vilaine page ou passez votre colère solitaire et impuissante sur quelque chose, tant que le reste de votre identité se plie parfaitement au mode de vie bourgeois américain.

Idem, aussi longtemps que vous continuez votre emploi précaire dans une grande entreprise quelconque et restez occupé 40, 50 ou 60 heures par semaine pour pouvoir acheter leur large gamme de biens et services.
Et enfin, dans le temps qui vous reste, vous pouvez vous connecter et être un Orthodoxe, un Romain ou un Odiniste et poster des photos cool de Vikings, de Centurions et de Croisés.

Mais ce n’est ni une identité réelle, ni une tribu réelle, ni une communauté réelle. Par tous les moyens, utilisez l’État progressiste et prenez-lui tout ce que vous pouvez jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à lui prendre, mais si vous voulez vraiment un ‘mode de vie alternatif’ à ce que l’État a à offrir, si vous voulez maintenir un type d’identité tribale qui puisse survivre durablement au déclin et à l’effondrement des États-Unis – notamment en cas d’absence soudaine de biens et services adéquats – plutôt que d’‘organiser une communauté’ sur Internet en caleçon ou vous retirer dans un lieu grillagé avec femme et enfants, rapprochez de vous certaines de ces personnes d’Internet et vivez proches les uns des autres. Prenez le contrôle d’un quartier ou d’un immeuble, démarrez des affaires et fournissez des services dont les gens ont vraiment besoin.

C’est très bien d’avoir des écrivains et des intellectuels, mais vous aurez aussi besoin de mécaniciens, de plombiers et de couturières. Servez tout le monde, mais soyez loyaux aux gens ‘dans la famille’ et faites en sorte qu’ils ‘soient vôtres’.

Nul besoin que cela soit formalisé. Ne publiez pas un communiqué de presse. Commencez discrètement à construire une communauté d’hommes et de femmes comme vous quelque part. Où que ce soit.

Ne vous inquiétez pas de la création d’un mouvement politique de masse ou du recrutement de milliers ou de millions de gens. Ne vous souciez pas d’un changement d’État. Les Barbares ne s’inquiètent pas d’un changement d’État. Ce n’est que pour les hommes de l’État – qui croient en l’État et lui appartiennent.

Visez 150 personnes. Une petite communauté, très unie de personnes travaillant ensemble pour devenir moins dépendants de l’État et plus dépendants les uns des autres.
Les immigrants récents – beaucoup de ceux qui ne sont littéralement ‘pas de l’État’ – peuvent servir d’exemples. L’époque n’est pas si éloignée où les Irlandais et les Italiens vivaient en communautés isolées. Pensez aux quartiers russes.
Regardez des endroits comme Chinatown à San Francisco : tous les quelques blocs, vous voyez ces immeubles marqués. Quelque chose… quelque chose… quelque chose… ‘Association bénévole’.

Ça a l’air sympa, non ? Ce pourrait être une couverture pour les gangs des Triades. Ou pour aider les écoliers chinois. Je n’en ai aucune idée. Mais je suis sûr que c’est pour les Chinois. Il y a également des cabinets de médecine et d’avocats, des garages pour réparer et des épiceries. Il y a là tout un réseau de gens prenant soin des leurs avant tout.

Il y a ici une communauté de gens qui sont exclusifs, isolés et interdépendants. Ils vont se voir entre eux d’abord pour ce dont ils ont besoin. Ils sont plus difficiles à surveiller et plus difficiles à contrôler. Ils sont moins dépendants de l’État et plus dépendants les uns des autres. Et lorsque l’effondrement viendra, ils prendront soin les uns des autres avant tout, tandis que les autres attendront que l’État ‘fasse quelque chose’.

Qui que soit votre ‘nous’, quelle que soit votre ‘tribu’, cela ne reste qu’une idée dans votre tête jusqu’à ce que vous ayez un groupe de personnes vraiment interdépendantes qui partagent le même destin. Voici ce qu’est une tribu. Voilà ce qu’est une communauté. Tel est le futur de l’identité des États-Unis.

La terre appartient à celui qui la prend et la garde. Et cette terre n’est plus ni la vôtre ni la mienne –c’est officiellement leur terre. Vous serez peut-être inaptes à la réclamer, du moins pour le moment, mais vous pouvez devenir et vivre comme des Barbares heureux, comme des étrangers à l’intérieur, et travailler à construire le genre de communautés résilientes et de réseaux de personnes compétentes qui pouvez survivre à l’effondrement et conserver vos identités après la Chute.

Jack Donovan
23 décembre 2013

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