Évènement

Direction : Eurocalypse

Publié le : 21/05/2008 00:00:00
Catégories : Archives Scriptoblog (2007-2013) , Articles par intervenants , Articles par thèmes , Politique , Roubachof

empire

Scribedit, la modeste maison d'édition adossée à Scriptoblog, a sorti récemment ses deux premiers ouvrages. Il s'agit d' « Eurocalypse », roman d'anticipation, worst case scénario sur l'évolution de la société européenne, et de « De la souveraineté », essai sur une souveraineté perdue, celle de la France.

Si nous avons d’abord travaillé sur ces deux ouvrages, ce n’est pas par hasard. Ils sont les deux faces d'une même médaille, l'analyse d’un processus d’asservissement et la prospective sur les conséquences de ce processus.

L’appauvrissement de l'enseignement, la juxtaposition des ghettos violents et des centre urbains sous haute surveillance, la mise sous tutelle moraliste par le multiculturalisme, l'immigration massive et quelques autres ingrédients engendrent désormais une tension ethnique et une perte d'identité nationale qui ressemblent fort à celle que l'on créait jadis dans nos empires coloniaux afin de mieux les contrôler.

Mettons d'abord les choses au point concernant la colonisation.

La colonisation, ce n'est pas seulement un phénomène par lequel une population nouvelle s'installe sur un territoire déjà habité. C'est un phénomène par lequel la population indigène voit sa souveraineté disparaître au profit d'une autre population. Selon le type de colonisation, la population indigène peut disparaître ou s'accroître. Sa culture peut être éradiquée ou simplement stérilisée, selon les circonstances. Cela dépend. Mais au final, il y a perte complète de la souveraineté, et c’est cela qui dénote la colonisation, c’est cela qui révèle son essence.

Reste à savoir qui sont les colons.

Perdons-nous notre souveraineté AU PROFIT Des immigrés ?

Regardons leur situation. Du point de vue du pouvoir économique, ils sont encore très majoritairement prolétaires, et collectionnent les sales boulot. Peu d'accumulation de patrimoine donc. Du point de vue de l'invasion culturelle, ils sont encore peu représentés, si ce n'est via la revendication violente sur le modèle du ghetto américain. Peu de représentation culturelle propre par conséquent. Du point de vue politique, c'est à peu près nul. Et jamais – jusqu'à présent - en tant que représentants de leur culture d'origine. Du point de vue démographique enfin, ils représentent 20% de la population et 30% des naissances (officiellement). Pas – encore - de submersion au sens où on pourrait l'entendre dans le cas, par exemple, des colonisations de peuplement de l'Australie ou de l’Amérique du Nord.

D'un point de vue tant quantitatif que qualitatif, et si l'on considère l'accaparement de souveraineté, les immigrés n'ont pas aujourd'hui le statuts de colons agissant pour leur compte. Les paramètres peuvent changer, les courbes se prolonger jusqu'aux conséquences ultimes mais aujourd'hui, ce ne sont pas les colons que certains imaginent. Ils n'ont pas volé notre souveraineté à leur profit.

Alors, où sont les colons ?

J'affirme que nous somme un peuple en voie de colonisation, que les immigrés ne sont pas les colons, et que notre colonisation a pourtant tout à voir avec l'immigration.

Une des stratégies classiques de la colonisation a toujours été de diviser pour régner, en jouant ethnie contre ethnie. C'est particulièrement vrai dans le cas de la colonisation en Afrique. Le but était alors de favoriser une ethnie minoritaire, de lui donner une place qu'elle n'aurait pu avoir sans le colon, tout en se réservant la possibilité de la mettre au pas ou de lui retirer la protection. Ainsi, les tutsis furent favorisés par rapport au hutus, les juifs indigènes d'Algérie et les pieds-noirs, pour la plupart originaire d'Italie et d'Espagne, furent favorisés par rapport aux musulmans. Cela assurait aux colons, les vrais, les gros, l'appui d'une fraction assez importante de la population pour maintenir l'ordre, mais pas assez puissante pour s'émanciper. Ce moyen de contrôle était physique, direct, matériel.

A ce moyen de contrôle physique s'ajoutait le contrôle mental, le contrôle sur la culture. Il s'agissait de rabaisser la culture autochtone et de survaloriser la culture du colon, jusqu'à essentialiser l'indigène en sauvage, c'est à dire à en faire un être mauvais pas nature, qu'on ne juge pas sur ses actes mais sur ses intentions supposées. Ce point est capital, car le sauvage n'est pas le pair du civilisé, et celui-ci a par conséquent tout loisir de ne pas lui appliquer le même droit qu'au civilisé. Le droit ne s'applique qu'entre pairs.

Ainsi prend fin la souveraineté indigène par la destruction de sa force physique, mentale, et si nécessaire par sa criminalisation.

Quel rapport avec la France d'aujourd'hui ?

Heureux hasard ou volonté délibérée, l'ensemble des partis en faveur de l'Europe supranationale ont depuis des décennies, et aujourd'hui encore malgré les apparences, favorisé une immigration de masse, si bien que le combat souverainiste se confond aujourd'hui avec la lutte anti-immigration, et ce pour deux raisons. Primo, la souveraineté exige la volonté commune, donc l'appartenance commune, donc la culture commune. Secundo, la défense du peuple indigène passe par la défense de ses droits sociaux et donc la lutte contre le dumping social.

Les immigrés, bien sûr, se méfient aujourd'hui des partis réellement souverainistes. Du fait des frictions ethnique, les véritables souverainistes sont bel et bien dans la situation d'un ethnie indigène à laquelle un pouvoir colonial aurait opposé une ethnie minoritaire importée et dont elle garantirait la sécurité et l'avenir.

Du point de vue de la manipulation culturelle, le pouvoir dominant a tout fait pour dénigrer la culture indigène au profit d'une culture réputée supérieure : le multiculturalisme du citoyen du monde.

Enfin, pour boucler la boucle, le pouvoir a fini par essentialiser l'autochtone souverainiste en le réduisant « ad hitlerum » en raciste, c'est à dire en en faisant un sauvage, c'est à dire un membre de la société à qui on peut se permettre de ne pas appliquer le même droit qu'aux autres membres, que l'on peut considérer comme essentiellement mauvais et par conséquent juger non sur ses actes mais sur ses intentions supposées. Le Pen et Gollnish en savent quelque chose.

Les partis et organisations de gauche qui essaient aujourd'hui de défendre le travailleur autochtone ne sont pas mieux lotis. Que ce soit par calcul politique (comment garder une mairie dans le 93 en dénonçant les clandestins ?) ou par peur idéologique (refus des clandestins = racisme), les voilà contraints de réclamer la régularisation du travail au noir, autant dire sa continuation ad vitam aeternam.

Les buts atteints par cette politique coloniale sont déjà immenses, malgré quelques grains de sable.

Dans le rôle du colon : la gouvernance oligarchique mondialisé.

Mais ceci n'est qu'un début.

Car pour malade qu'il soit, le peuple français n'est pas tout à fait mort. La submersion n'est pas totale. La culture n'est pas oubliée. Les cerveaux se vaccinent peu à peu contre la réduction « ad hitlerum » qui ne convainc plus réellement, en façade, que les plus bassement carriériste des chroniqueur médiatiques mainstream. Quand au concept de mondialisation heureuse, il a du plomb dans l'aile.

Il faut donc pour le pouvoir colonial rendre les choses irréversibles. Passer la moitié du gué. Que le risque de noyade soit plus grand en revenant en arrière qu’en avançant, et peu importe la destination.

On ne devrait plus tarder à apercevoir l'Eurocalypse.

Oui, nous n’en sommes qu’au début du processus de colonisation.

Dans le monde de la gouvernance oligarchique, le bien le plus précieux, celui qui permet de produire la richesse, c’est le savoir technologique, financier, commercial... l'expertise. Comment s'assurer que la population qui détient ce savoir consentira toujours à le fournir au pouvoir oligarchique ?

Le savoir-faire nécessaire à créer la richesse est aujourd'hui dans les mains de la population blanche.

Dans le cadre d'une politique d'ethnicisation bien comprise, il faudra faire en sorte que cette population se retrouve minoritaire, favorisée par rapport à une ethnie majoritaire, et ne doive sa quiétude qu'au pouvoir colonial, à qui elle donnera cette richesse en échange de sa survie et de ses privilèges.

Méthode coloniale; encore et toujours. Mais ce coup-ci, on frappe un grand coup : l'indigène devient minoritaire sur sa propre terre.

Paranoïaque, moi ? Je lis simplement les journaux.

Quoiqu'en dise la représentation nationale fantoche, qui a encore besoin des voix des électeurs, ou tout du moins de leur calme, l'immigration de masse reste au programme de l'Europe de Bruxelles (ou Lisbonne, je ne sais plus), ne serait-ce que par l'intégration de la Turquie.

La politique d'attribution des logements sociaux, combinée avec la politique d'immigration de population ayant une fécondité supérieure à la population française, attribue de fait les logements aux immigrés. Vu la crise (voulue ?) du logement, cela aura un effet aggravant sur le différentiel démographique. Moins de logements sociaux pour ceux qui veulent déjà peu d'enfants, donc encore moins d'enfants. Le désir légitime des français de n'avoir que deux enfants (suffisant théoriquement pour renouveler les générations), les amènera à creuser le déficit démographique naissant, et renforcera d’autant le poids des ghettos ethniques en voie de constitution (Soit dit en passant, nous serons peut-être le premier peuple qui, par idéologie, aura approuvé les lois et les législateurs le condamnant à la disparition).

Quoi qu'il en soit, si tout se passe comme prévu, les européens blancs seront minoritaires vers 2050, du moins en France.

Parallèlement, les études montrent que la dégringolade de l'école publique entraîne un phénomène de reconduction sociale plus important encore qu'il y a cinquante ans. Les enfants de prolos sont plus qu'avant prolos eux-mêmes... dans le meilleur des cas. Idem pour les enfants de gens aisés. La nouvelle école française est donc, de fait, un outil d'aggravation de la ségrégation ethnique via le renforcement de la reconduction sociale : une société qui ne sait plus éduquer les enfants des pauvres les enfermera plus tard dans le ghetto. La culture des ghettos afros-maghrébins restera violente, lascar, racaille. La culture urbaine blanche restera bolo, « bourgeois lopette », comme on dit. Les deux mondes se neutraliseront mutuellement.

Le pouvoir appartiendra à la gouvernance bruxelloise. La démocratie sera réduite à un simple leurre entretenu pour les gogos.

Il reste à organiser le maintien de l'ordre. Pour cela, il faudra une force d'interposition ethniquement neutre. Qu'à cela ne tienne. Le programme de l'armée française pour les années à venir est clair : diversité forcée. Perte des traditions. Impossibilité de prendre position pour un camp ou l'autre, notamment celui du souverainisme anti-bruxellois (souvenez-vous; souverainisme = nazisme). L'armée n'a plus pour rôle de défendre la souveraineté nationale. C'est un cordon de vigiles.

Au terme de ce programme colonial, la situation suivante : une ethnie indigène minoritaire, favorisés et productive mais en danger sur son ex-terre ; une ethnie majoritaire importée et à la limite de la pauvreté sur son nouveau sol ; un corps expéditionnaire de la « diversité », sans âme, incapable de défendre la souveraineté ; une gouvernance coloniale oligarchique et un roi nègre qu’on appellera peut-être encore le Président de la République Française.

Eurocalypse, nous voilà.

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