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Faye : ni pour, ni contre, bien au contraire !

Publié le : 24/07/2008 00:00:00
Catégories : Archives Scriptoblog (2007-2013) , Articles par intervenants , Articles par thèmes , L'Abbé Mickey , Notes sur Œuvres , Politique

brainstorming

RAPPEL DES EPISODES PRECEDENTS :

L'Abbé a publié une note de lecture sur 'La nouvelle question juive' de Guillaume 'Kasher' Faye, l'homme qui, semble-t-il, veut plus ou moins l'Axe judéo-zid. Michel 'Ni kippa ni keffieh' Drac a riposté  :
1 - qu'il se contrefichait d'une question juive qui n'existe pas,

2 - mais qu'il n'avait aucune envie d'être embarqué dans un choc des civilisations en forme de piège à cons.
L'Abbé tente une synthèse : ça phosphore sous les casques à boulons !


Et voilà… dès qu'on aborde la question juive, ça rue dans les brancards, ça se bouscule dans les couloirs, et même chez scripto, temple sacré de la pensée subversive éclairée. Dieu sait si pourtant on s'était dit avant 'Alors ok, on parle pas des juifs, c'est d'accord?'. J'ai craqué, j'avoue, mais bon, c'était pas pour en dire du mal…

En tout cas, si les juifs 'n'existent pas' (trop facile, amigo, le coup de l'invariance), je continue de penser qu'il faudrait les inventer. Qu'est ce qu'on s'ennuierait sans eux.

Affaire Dreyfuss, Occup', Israël, et maintenant néo-libéralisme mondialisé, tradition bien française, finalement, de s'écharper au sujet du peuple élu. Comme je respecte les traditions, je vais me faire le plaisir d'enfoncer le clou en me faisant l'avocat du diable, en l'occurrence de Guillaume Faye.

Tout d'abord, je reconnais que mon poto Michel a raison sur un point : la question centrale n'est pas si juive que ça, tout simplement parce qu'elle n'est pas si compliquée.

La question centrale, c'est que nous vivons sous la dictature souriante et 'cool' d'un capitalisme mondialisé qui a pour très clair objectif l'éradication de toute tradition, l'extermination de tout peuple et de toute culture au seul profit d'une hyper-classe globale cynique dont les néo-cons made in US gavés de pétrodollars sont la plus parfaire illustration, ok.

Cela n'enlève rien au fait que l'immigration de masse afro-musulmane soit instrumentalisée à des fins de destruction des classes populaires (donc de l'âme) des peuples occidentaux. Derrière la guerre des peuples, la guerre des classes? Certes, mais on aura droit aux deux de toute façon.

Soit dit en passant, il n'est pas impossible que dans ce contexte, le monde musulman, patriarcal et traditionnel, soit mieux outillé pour se défendre contre l'hydre mondialiste que notre matriarcat marchand de la Nouvelle Star et de la Gay Pride, ok encore.

Malgré sa grande simplicité, ce schéma, qui s'est mis en place grosso modo depuis la chute du mur, implique des bouleversements comparables à ceux occasionnés par le déclenchement de la guerre de 14 : des activistes de droite se retrouve à l'extrême gauche et inversement, amis sont devenus ennemis, ennemis amis, et encore pareil dans l'autre sens. J'en connais plus d'un à avoir fait la culbute. Ça donne un peu le tournis. Il n'est donc pas exclu dans ce contexte que des zids mangent kasher, où même s'allient ponctuellement avec des ethnomusuls éclairés.

Ce que dit Faye, c'est qu'il ne faudrait pas que cela nous fasse perdre le sens des priorités, c'est-à-dire celle de notre propre préservation. Comment lui en vouloir? On pourrait alors lui demander, mais que reste-il à préserver? C'est là que ça se complique un peu.

La superstructure mondiale et ses objectifs sont clairement identifiés, certaines infrastructures identitaires (occidentales ou non, je l'admet) résistent encore ou on vocation à résister une fois que télé et sécurité sociale se seront arrêtés de fonctionner.

Là où Faye est utile, c'est qu'en bon païen, il dépasse les analyses structuralistes (le Marx du Capital, jusqu'au Todd du Destin des Immigrés) pour se placer dans un perspective Homérique et dynamique d'accélération de l'Histoire.

Qu'il porte un regard particulier sur les juifs n'est finalement qu'un détail (si je peux me permettre l'expression).

Car ne nous y trompons pas, ce que recherche le néo-libéralisme mondialisé des Fukuyama ou Attali, c'est aussi la 'Fin de l'Histoire', celle où les hommes n'auront plus leur mot à dire parce qu'à force de castration et de lobotomisation, ils auront tout simplement perdu l'usage de la parole.

L'Histoire, voilà une alliée de choix. Celle qui leur fait tellement peur, incontrôlable par définition, justement parce qu'elle avant tout l'affaire des peuples. Pas étonnant que le Système cherche à la récupérer à grand coup de révisionnisme grossier, pour mieux la retourner ensuite contre les peuples sous forme de culpabilisation de masse. Faut-il qu'ils sachent à quel point Elle les condamne pour la travestir et la haïr à ce point.

Mais l'Histoire est trop forte, elle est encore plus têtue que les faits, elle se venge, elle repasse les plats... et à ce moment là, contrairement au pékin moyen star-académisé, il faudra avoir très faim, les amis.

Une fois la superstructure systémienne effondrée d'elle-même (comment pourrait-il en être autrement ?), les subtilités analytiques structuralistes seront tranquillement mises de côté, et l'histoire reprendra ses droits, radicalement. Ce sera à partir des infrastructures: les peuples qu'on croyait disparus réapparaîtront sous une forme ou une autre.... Quelques réajustements pas forcément pacifiques entre gens biens seront nécessaires. Faye se place résolument dans cette perspective, on pourra lui reprocher son archaïsme analytique, pas ses visions futuristes, et encore moins son esprit pratique.

Dans cette perspective, certaines leçons de bon sens du désormais centriste Guillaume Faye sont à retenir. Juste au cas où.

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