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Gloubi-globish culturel : les leçons de courage arc-en-ciel en toc d’Anne Hidalgo | Par Christian Combaz

Publié le : 30/06/2018 18:58:30
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Anne Hidalgo sévit à nouveau. La maire de Paris a dit être solidaire des homosexuels et qu'à ce titre elle va rendre "permanente" la décoration arc en ciel des passages cloutés.


Anne Hidalgo,  entourée d'une bande de communicants très inspirés depuis dix ans, est celle qui avait fait entourer de crêpe noir les arbres des Champs-Elysée après le tsunami, une idée tellement nulle qu'elle pourrait l'avoir eue elle-même. Cette fois elle récidive en annonçant, avec une faute d'orthographe (notre photo), que Paris est solidaire des homosexuels et qu'à ce titre elle va rendre "permanente" la décoration arc en ciel des passages cloutés.

Première observation, aucune décision municipale n'est jamais permanente, même celles qui sont prises au nom de la morale niaise du coup de com' solidaire. Il se trouve toujours tôt ou tard un élu intelligent pour dire "on arrête les frais", et là le coût d'une opération comme celle-là est exorbitant sur le plan moral. D'abord on ne voit pas pourquoi à chaque attentat anti-juif le trottoir ne serait pas peint solennellement d'une étoile jaune "permanente", on ne voit pas pourquoi tous ceux qui ont quelque chose à défendre ne se mettraient pas à l'acrylique sauvage dans l'espace public.

La méthode Hidalgo consiste à revenir à peu près à la commune libre de Castro (San Francisco) dans les années 75-80, qui furent celles de Harvey Milk et du combat homo contre l'Amérique conservatrice. C'est de son âge, c'est de sa génération, c'est sans doute sa culture, mais c'est notre capitale, et ce n'est pas sa cause, elle n'en est pas propriétaire, elle n'a pas été mandatée pour cela.

Les homosexuels du silence, déjà passablement irrités par les images de la Gay Pride et des drag queens en goguette à l'Elysée, ne supportent plus la prétention de cette idiote à les représenter devant l'opinion mondiale. Quand on les écoute en privé, ils disent à juste titre qu'elle est en train de transformer son carré de trottoir en vitrine de la pire tolérance, celle qui fait un pied de nez aux psychopathes, celle qui plante des banderilles, celle qui qui appelle la violence. Les homos du silence, qui sont la majorité, disent aussi que  si elle veut vraiment embrasser une juste cause, elle n'à qu'à dénoncer publiquement, par voie d'affiches, les propos appelant à la haine des homos dans les prêches des mosquées radicales et dans les textes de rap. Elle n'a jamais eu le courage de s'élever contre Black M et les paroles de ses copains de Sexion d'Assaut lorsqu'ils chantaient en 2010 "Je crois qu'il est temps que les pédés périssent, coupe leur le pénis, laisse-les morts sur le périph. On ne l'a jamais vue adresser, au nom de la ville de Paris et de sa lutte pour la tolérance, une remontrance solennelle au président de la république lorsqu'il a cru intelligent d'inviter Black M, fêter son départ de l'Elysée.

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Christian Combaz réédite son livre à succés, « Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos » en juillet 2018 aux éditions Le Retour aux sources dans une nouvelle édition augmentée de plusieurs chapitres.

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