Évènement

Import Canada

Publié le : 02/07/2008 00:00:00
Catégories : Archives Scriptoblog (2007-2013) , Articles par thèmes , Société

asile

Une de nos amies nous signale l'excellent blog (anglophone) Covenant Zone.

Vient de paraître, sur ce blog, un article consacré à une sombre affaire de pasteur interdit de parole par la justice de son pays pour cause d'homophobie (qu'ils disent). Nous vous offrons la traduction de ce grand moment de délire, avec les commentaires d'un blogueur canadien légèrement énervé (et on le comprend).

Répétons encore une fois que les pathologies nées dans l'anglosphère finissent tôt ou tard par contaminer notre pauvre France. Et que, donc, voilà ce qui nous attend...

Attention, personne sensible s'abstenir.

[ on trouvera la version originale ici ]

...

Traduit de "Covenant Zone "

...

[Avertissement : Sur Scriptoblog, nous respectons scrupuleusement la loi française. Nous soulignons donc en préambule que nous ne nous associons aucunement aux propos homophobes rapportés ci-dessous. Si nous citons ces propos, c’est pour mettre en lumière le contexte d’une affaire très révélatrice de la dérive liberticide induite par les restrictions à la liberté d’expression.]


TROP FURAX POUR ECRIRE !

Je n’aime pas écrire sous le coup de la colère. Si écrive vise à évacuer nos ressentiments, comme je le pense, nos écrits prennent tout leur sens (du moins pour nos lecteurs !) quand nous avons déjà évacué suffisamment la colère, suffisamment en tout cas pour être capable d’observer lucidement ce que nous voulons transcender par le langage.

Ce qui m’a suprêmement fait bouillir ces derniers jours, c’est l’arrêté humiliant pris par une dénommée Lori Andreachuck, une sorte de néo-maoïste de la province canadienne d’Alberta. Cette dame voudrait bâillonner un pasteur chrétien, détruire son existence, en lui interdisant de s’exprimer sur un point crucial de la doctrine chrétienne, un point qui inquiète profondément ce pasteur.

Pour avoir écrit cette lettre (3), en 2002, Stephen Boissoin s’est vu infliger une interdiction de parole (dont le non respect implique une peine de prison), interdiction totalement contradictoire avec les normes d’une société libre et démocratique. Si la législation canadienne est encore aux mains de gens sensés, cet arrêté ne saurait être considéré comme conforme à la Constitution, puisque selon notre Constitution, toutes les lois doivent s’accorder aux « besoins d’une société libre et démocratique ».

Comme je l’ai écrit dans les commentaires du National Post, il me semble que l’heure est venue pour les Canadiens de commencer à envisager sérieusement la désobéissance civique pour s’opposer aux jugements « Fantourou » (1) des tribunaux traitant des « Droits de l’Homme ». J’ignore ce que vous pensez des vertueuses certitudes de Boissoins (2) quant à la nocivité de l’homosexualité et quant au degré de tolérance impliqué par la maxime chrétienne : « aime le pécheur même si tu hais le péché ». Pour moi, je pense qu’il y a là beaucoup de tolérance, puisque la plupart des gens entendent par « humanité » le fait qu’ils s’aiment eux-mêmes alors qu’ils haïssent leurs propres actions. Mais quoi qu’il en soit de votre opinion sur les thèses de Boissoins, nul ne peut nier que Andreachuck et Lund sont allées beaucoup plus loin que lui en matière d’autosatisfaction et d’intolérance.

En arriver à interdire toute discussion sur les conséquences des différents modes de vie sexuelle et familiale, voilà qui est inadmissible sur un autre plan. L’avenir de ces modes de vie est inconnu de tous : nous faisons tous des pronostics plus ou moins élaborés dans le laboratoire de l’Histoire, en fonction de nos connaissances, et personne, malgré l’arrogance de gens comme Andreachuck et Lund, ne peut savoir ce qui réussira ou pas. Se rapporter d’ailleurs, à ce propos, aux vraies leçons historiques que la Bible nous conte, concernant la pédérastie et la polygamie dans l’Antiquité…

C’est folie pour un pays naguère libre que d’étouffer tout un domaine de discussion. C’est le signe qu’une société a trop peur d’elle-même pour se perpétuer, qu’elle a trop peur de notre commune liberté, de notre capacité à défendre ce qui nous est cher, à croire totalement ce en quoi nous croyons, comme s’il était criminel d’être sûrs de nos choix. Comme si, avant de formuler un avis tranché, nous devions nécessairement attendre la maternelle autorisation des Andreachuck de service, seigneurs d’un nouveau royaume monstrueux. Quelle sorte de lavettes sommes-nous donc, pour être soumis à pareille humiliation, nous autres Canadiens ?

Nul mot ne saurait exprimer la nausée et le total manque de sens commun juridique que nous ressentons devant les actions des fascistes droitdel’hommistes de l’Alberta (et d’ailleurs). Cette sorte d’humiliation publique est en tous points semblables à ce qui se faisait dans la Chine de Mao, et les récits de vies détruites ainsi se multiplient maintenant autour de nous, au Canada, pour quiconque prend le temps de regarder, d’écouter, d’apprendre.

Que ceci se produise dans mon pays me révolte. Que nul ne doute de ma volonté : je suis prêt à la désobéissance civique pour aider les victimes des fascistes droitdel’hommistes. Et il me semble que nous sommes chaque jour plus nombreux dans ce cas. Les hommes politiques qui pensent que tout cela se tassera avec le temps feraient bien d’y réfléchir à deux fois.

Il faut agir maintenant ou devenir la honte de l’Histoire. Pour l’instant, Ed Stelmach est un maoïste, tout comme Gordon Campbell, ou Harper, ou la plupart des prétendus leaders « conservateurs » de ce pays.

Je serai demain soir au centre de la bibliothèque publique de Vancouver, comme tous les jeudis de 19 heures à 21 heures. Repérez les gens aux écharpes bleues. J’attaquerai la discussion sur la logique de la désobéissance civile, en tant qu’attitude parfois nécessaire dans une société libre et démocratique.

Nous pourrions aussi aborder le genre de structures que nous souhaitons voir émerger au Canada pour diriger le combat contre le droitdel’hommisme mondial. Nous pourrions par exemple demander qui se joindra à nous pour organiser le blocus à l’entrée des bâtiments où nos désastreux tribunaux « fantourous » se tiendront à l’avenir. Quel que soit votre avis sur mon opinion, ou celle de Boissoin, sur la sexualité, nul parmi nous ne sera libre dans un pays où l’on peut subir une interdiction de parole à vie pour avoir « blessé » la sensibilité d’un bureaucrate ou d’un activiste… Personne n’est libre dans une société où les gens sont condamnés à faire des excuses publiques, contre leur gré, en raison de leurs opinions.

Mao a ruiné et parfois supprimé des millions de vies en Chine, là où de tels rituels d’autocritique et d’humiliation publique étaient l’outil de la pire des dominations, par l’oppression mentale. Combien de vies nos maoïstes canadiens auront-ils ruinées avant que nous les arrêtions ? J’ai des amis sino-canadiens, et beaucoup me parlent de familles écartelées, de proches tués, victimes de l’Etat policier maoïste. Ce cauchemar va-t-il se poursuivre ici, au Canada ?

J’aurai plus à dire quand j’aurai retrouvé mon calme. Il nous faut vraiment comprendre mieux pourquoi ceux-là mêmes qui prétendent se battre pour l’amour et la tolérance peuvent se révéler si profondément haineux et intolérants. Les chrétiens ont le droit de pratiquer leur religion biblique et patriarcale (NdT : il semble que l’auteur soit de confession juive). Personne n’est assez éclairé pour dire à partir de quand le langage est enflammé au point de susciter la haine. Le langage, même violent, sert à évacuer notre violence, quand bien même il n’y réussirait pas longtemps. Ceux qui imposent le silence pour soi-disant maintenir la paix nous conduisent à l’impasse généralement violente où mènent finalement toutes les tyrannies. Andreachuck et ses semblables en matière de stupidité autoritariste canadienne devraient parler de Staline avec des Ukrainiens !

Dieu merci, Boissoins ne cède pas devant ces tyrans, ce qui nous donnera à tous l’occasion de nous dresser à ses côtés contre la « loi », devenue inacceptable pour des gens qui savent ce qu’est la liberté :

« Pour ce qui est du récent arrêté stupide du tribunal, que tout soit clair, JAMAIS je ne présenterai d’excuses, tant pis pour les conséquences, et NON je ne paierai pas les amendes, sauf si ne pas payer entraînait pour moi l’interdiction de faire appel. Je maintiens que j’ai le droit d’avoir un avis et de l’exprimer, en privé comme en public. J’exercerai ce droit que Dieu m’a donné tant que je vivrai. »

  • (1) « Fantourou » : néologisme proposé par l’auteur, fabriqué sur le Français « tribunal fantoche » et le Canadien « Kangaroo Court ». On pourrait aussi associer « fantoche » et « Zébulon », pour faire « Fanbulon », mais c’est moins sonore.
  • (2) Quant aux Français, depuis la loi sur l’homophobie, ils n’ont pas le droit d’être d’accord. L’avantage, c’est que ça nous évite pas mal de débats oiseux. On se contentera donc de renvoyer à Lévitique (XVIII, 22)
  • (3)Et pour votre plus grand plaisir, amis français, voici donc…

…La lettre qui tue du pasteur qui déchire :

« Le programme pernicieux des homosexuels »

(attention, c’est du lourd)

« Ce qui suit ne s’adresse pas à vous qui traversez une crise d’identité sexuelle, crise que vous n’avez pas recherchée. Pour vous, je n’ai que compréhension, attention, compassion et tolérance. Je vous offre sympathie et amour et je suis à vos côtés. Je prie, je vous implore de demander de l’aide, et je vous assure qu’on peut lever votre présent asservissement à l’homosexualité. Beaucoup d’anciens homos déclarés, qui se revendiquaient comme tels, sont libres aujourd’hui.

Plutôt, ce qui suit vise précisément tout individu qui de quelque façon apporte son soutien à la machination homo qui ne cesse de gagner du terrain dans notre société depuis les années 60. Pour celui-là, je n’ai plus de pitié, je dois agir. Ce type de personne a fait beaucoup de dégâts.

Vous qui entrez dans cette catégorie : j’ai levé l’oriflamme et déclaré la guerre pour défendre le sanctuaire précieux de nos enfants innocents, de notre jeunesse, que vous vous acharnez à détruire jour après jour. J’ai avec moi les plus grandes armes que vous avez jamais rencontrées : Dieu et la « Moral Majority ». Sachez ceci, nous vous vaincrons, puis nous soignerons les maux que vous avez causés. La société moderne est devenue indifférente à la cause du Juste. Bien des gens sont si insensibles aujourd’hui qu’ils ne peuvent plus tout simplement définir le terme « moralité ».

Les masses se sont inclinées et continuent à excuser leur échec à résister aux abominations que constitue la propagation agressive de l’homosexualité et de la bisexualité. Des justifications inexcusables comme « je ne suis pas sûr de ce qui est vrai » ou « s’ils ne me blessent pas personnellement alors je ne me mêle pas de ce qu’ils font » abondent dans le discours de la vaste majorité.

Regardez les choses en face : cela vous affecte. Que vous le vouliez ou non, tout hétérosexuel est attaqué dans sa possibilité à fonder l’avenir.

L’observation d’Edmund Burke, « tout ce qui est nécessaire au triomphe du Mal, c’est que les hommes bons ne fassent rien », est confirmée régulièrement. Dès la maternelle, nos enfants, vos petits-enfants sont visés stratégiquement, abusés psychologiquement et subissent un lavage de cerveau de la part d’éducateurs homosexuels et pro-homosexualité.

Nos enfants sont victimes de stratégies répugnantes et préméditées, destinées à les déboussoler et finalement à les recruter pour le camp homosexuel. Pensez-y : des enfants très jeunes, de cinq ou six ans, sont soumis à une littérature pro-homosexualité néfaste psychologiquement et même physiologiquement, et cela dans le cadre du système scolaire public. Tout cela, sous le prétexte frauduleux de l’égalité de droits entre homosexuels et hétérosexuels.

Vos enfants sont déformés jusqu’à trouver normal les familles homos, ou que des hommes embrassent des hommes.

On apprend à vos adolescents le sexe homo sans danger, sexe oral, sexe anal, et en même temps, on leur dit qu’il normal, naturel et même productif de se livrer à de telles pratiques. Est-ce que votre enfant sera la prochaine victime, le prochain à s’avérer effectivement homo ?

Allez, il est temps de se réveiller ! Il est temps de nous réunir et de faire ce qu’il faudra, quoi qu’il faille faire, pour détruire la perversité que notre léthargie a laissé se répandre. Là où l’homosexualité fleurit, toute sorte de perversité abonde.

Oubliez ce qu’on vous raconte. L’agenda des militants homosexuels n’est pas déduit de la nécessité de protéger les homos de la soi-disant homophobie. L’agenda en question est clairement lié à l’activisme homo d’enseignants, de politiciens, d’avocats, de juges à la Cour Suprême, et Dieu pardonne, de soi-disant ministres religieux, qui sont tous déterminés à gagner une égalité complète dans notre pays et, pire encore, dans notre monde.

Ne vous laissez pas désinformer plus longtemps. Ces activistes ne sont pas des citoyens moralement dignes, préoccupés des intérêts de notre société. Ce sont des pervers, égocentrés et moralement dépravés, qui répandent leur maladie psychiatrique dans tous les compartiments de nos vies. Les activistes homos et ceux qui les défendent sont tout aussi immoraux que les pédophiles, les trafiquants de drogue ou les proxénètes qui sont la plaie de nos communautés.

Cet agenda homo ne gagne pas du terrain parce qu’il est moralement soutenu. Il gagne du terrain tout simplement parce que vous, Monsieur ou Madame l’hétérosexuel, vous ne l’arrêtez pas. Ce n’est qu’une question de temps jusqu’à ce que ces individus moralement faillis, tels que ceux impliqués dans la NAMBLA, l’association des amants Homme/Garçon nord-américains, atteigne leur objectif : avoir des relations sexuelles avec des enfants et pouvoir affirmer que c’est une simple question de libre choix – et exiger encore que nous soyons condamnés comme bigots intolérants, nous, si nous nous y opposons.

Si vous lisez ceci et pensez que c’est alarmiste, alors je vous demande simplement ceci : jusqu’où devrons-nous descendre pour que vous vous bougiez ? Il est temps de commencer à reprendre ce que l’ennemi nous a pris. La sécurité et l’avenir de nos enfants est en jeu.

Signé : Révérend Stephen Boissoin. »

Partager ce contenu