L’effondrement contrôlé des sociétés hyper-complexes | Par Lucien Cerise

Publié le : 04/12/2014 06:51:54
Catégories : Articles auteurs , Auteurs , Billets d'actualité , Joseph A. Tainter , Lucien Cerise

L’effondrement contrôlé des sociétés hyper-complexes - Par Lucien Cerise
- Publié dans « Rébellion », n°66, septembre/octobre 2014.


À l’occasion des manifestations des Bonnets rouges contre l’écotaxe en Bretagne, un nouveau terme a fait son entrée dans le vocabulaire politico-médiatique français, la « coagulation », pour désigner un phénomène de convergence et d’unification des forces populaires dans un front commun contre le Pouvoir, lui-même poussé à la « dissolution ». Ces éléments de langage, « dissoudre et coaguler », apparaissent dans certaines traditions ésotériques mais décrivent des mécanismes psychologiques et sociologiques objectifs et universels. Ils ont été transposés au XXème dans une méthodologie scientifique dont le tronc commun est la cybernétique, en particulier dans son application sociale, subdivisée entre une ingénierie sociale négative, méthode de « dissolution » de l’ennemi, et une ingénierie sociale positive, méthode de « coagulation » des amis et alliés. L’exposé s’attachera, tout d’abord, à décrire la stratégie appliquée par le Pouvoir pour « dissoudre » les populations en faisant monter l’entropie et le désordre en leur sein et les génocider à terme ; puis, dans un deuxième temps, en réponse à ce programme d’extermination génocidaire appliqué en France aujourd’hui, des pistes de stratégie seront proposées pour neutraliser l’attaque et reprendre l’avantage en « coagulant » les options et les sensibilités politiques résistantes.

Qu’est-ce que l’ingénierie sociale négative ?

La définition de l’ingénierie sociale négative, IS- pour abréger, tient en deux mots : démolition contrôlée. La démolition contrôlée des peuples et des identités consiste à installer en leur sein des conflits triangulés. Depuis le sommet du triangle, l’IS- implémente des rivalités mimétiques et des duels identitaires à la base du triangle. L’objectif est la guerre de tous contre tous, en un mot le chaos, mais sous pilotage triangulé. Le terrain le plus favorable pour augmenter le niveau général d’entropie chaotique, donc augmenter les risques de conflits et de séparatisme, est l’hyper-complexité identitaire.

Dans L’effondrement des sociétés complexes, l’anthropologue Joseph A. Tainter se pose la question des mécanismes d’entropie sociale qui aboutirent par le passé à l’effondrement puis à la disparition de certaines sociétés. Autrement dit, quels sont les facteurs de la mort d’une société ? Selon Tainter, le facteur principal d’entropie sociale est la complexification excessive de la société, aboutissant à des rendements marginaux décroissants. Tainter n’envisage qu’un effondrement « naturel » des sociétés. Or, la mort d’une société peut être naturelle, mais elle peut être aussi provoquée. L’IS- consiste à provoquer la mort d’une société, c’est-à-dire à activer artificiellement tous les facteurs d’entropie sociale et à produire un effondrement contrôlé de la société en augmentant méthodiquement sa complexité. Augmenter la complexité d’une société, cela veut dire augmenter le nombre de codes de communication qui la composent, c’est-à-dire le nombre de subcultures. Autrement dit, faire la promotion du multiculturalisme.

Distinguons au préalable un multiculturalisme naturel et raisonné, dont le rythme est lent, produit d’une rencontre et d’un échange entre des cultures qui communiquent de façon plus ou moins aléatoire au cours de l’histoire pour aboutir à des synthèses viables ; et un multiculturalisme artificiel et destructeur, dont le rythme est rapide, à marche forcée, résultat d’une planification dirigée, intentionnelle et balistique. Pourquoi « balistique » ? Parce que le multiculturalisme artificiel possède un fort potentiel polémogénétique et qu’il est utilisé par l’IS- comme une arme de destruction massive des peuples et de leurs identités. La définition d’une arme est : tout ce qui accélère artificiellement l’entropie d’une cible. La société est la cible, dont on accélère artificiellement l’entropie, le désordre, le morcellement, la fragmentation, la dislocation, au moyen d’un multiculturalisme centrifuge imposé.

Les sociétés traditionnelles sont assez homogènes et ne proposent généralement qu’un seul code de communication culturel, considéré comme absolu par manque d’éléments de comparaison. La Renaissance a vu l’introduction en Occident de la perspective, donc du point de vue, donc de la comparaison, donc du relativisme, donc du Multiple. Cette rupture n’a pas affecté que l’art, mais aussi la religion et les sciences, à la suite d’événements tels que : 1) la Réforme protestante, qui introduisit en Europe un deuxième christianisme, concurrent du premier ; 2) Christophe Colomb et la découverte d’un « nouveau monde » de l’autre côté de l’Atlantique ; 3) la démonstration de l’héliocentrisme, la première « révolution copernicienne », blessure narcissique infligée par la science aux religions, l’Homme n’étant plus au centre de la création ; 4) l’essor de l’imprimerie et de la diffusion incontrôlée des idées. La Renaissance, qui fait entrer l’Europe dans ce que les historiens appellent la Modernité, a complexifié la situation traditionnelle du code unique en ajoutant dans les sociétés occidentales un deuxième code, voire un troisième, un quatrième, un cinquième… L’esprit critique fait son apparition. La somme des codes différents restait cependant dénombrable et en quantité finie. La multitude restait limitée.

La postmodernité au XXème siècle nous a fait passer à l’hyper-complexité, c’est-à-dire au stade où le nombre de codes est en droit indénombrable, infini, illimité. Or, si nous pouvons parler plusieurs langues, nous ne pouvons pas parler une infinité de langues. Pourtant, que nous dit l’idéologie dominante en Occident depuis les années 1960 ? En substance : nul n’a le droit de limiter le nombre de codes, sous peine d’être qualifié de « réactionnaire ». Conséquence : alors même qu’on est « chez soi », on se retrouve à devoir développer une expertise en communication interculturelle, car une infinité de codes de communication sont potentiellement « chez vous ». Cette situation paradoxale, qu’on pourrait résumer par « je suis chez moi et ailleurs en même temps », oblige le cerveau à traiter toujours plus de signaux et d’informations, ce qui accélère le métabolisme et induit une consommation énergétique accrue, donc une surcharge de travail et une tension nerveuse supplémentaire, source de stress, facteur d’anxiété, ce que le cerveau n’aime pas du tout car il n’est pas équipé pour traiter l’infini, son fonctionnement étant fini et sélectif. Le rejet de l’hyper-complexité, de l’infinité des codes et du « multi-tout » (multi-culti, multi-ethni) possède donc une base neuronale légitime, saine et naturelle.

L’immigrationisme : outil d’ingénierie sociale négative

La multiplication à l’infini des codes et des identités constitue une véritable agression du cerveau, capable d’empêcher et d’handicaper son fonctionnement normal. La traduction politique de cette hyper-complexité identitaire est l’idéologie immigrationiste, dont le caractère offensif est évident. Au-delà d’un certain seuil démographique, l’immigration de travail devient une immigration de remplacement, donc un véritable outil d’ingénierie sociale négative, une véritable arme de destruction massive prisée pour son caractère précarisant, déstabilisant, dissolvant, pathogène, entropique et génocidaire. Les chiffres officiels de l’immigration en France montrent que, dès le milieu des années 2000, Sarkozy et l’UMP, avec le soutien des libéraux du MEDEF et des libertaires du NPA, ont commencé à faire rentrer en moyenne 200 000 étrangers en France tous les ans (sans compter les clandestins). Quelle que soit l’origine des immigrés, une telle folie immigrationiste ne peut que détruire le pays d’arrivée, incapable d’absorber un tel flux continu équivalant à rajouter la population d’une ville complète tous les ans, et ne peut que détruire aussi le pays de départ, qui assiste impuissant à la fuite des cerveaux et des bras, et se voit ainsi vider de ses forces vives comme une hémorragie mortelle.

On le voit par ces exemples, le développement des peuples et des cultures n’est pas toujours « naturel », « libre et non faussé », mais il est parfois piraté, c’est-à-dire pris en charge et transformé artificiellement ; ce qui s’appelle de l’ingénierie sociale. L’ingénierie sociale « négative » consiste en plus à pirater une société pour piloter scientifiquement sa mort lente, la tuer à petit feu en lui faisant subir un génocide méthodique mais de basse intensité. Comment ? En imprimant à la société un mouvement centrifuge et séparatiste, individualiste et dissolvant, par la multiplication à l’infini des codes de communication et des langages, de sorte à complexifier la situation au-delà du gérable, ce qui fera monter mécaniquement le taux d’incommunicabilité, donc de violence et d’entropie. Pour détruire une chose, pour la faire mourir, il faut la diviser, la subdiviser, la fragmenter, d’où l’angoisse du « corps morcelé », en termes psychanalytiques. L’hyper-hétérogénéité sémantique qui dérive d’une démultiplication illimitée des codes vise en fait à en finir avec la communication et avec les identités, lesquelles reposent nécessairement sur du mouvement centripète et unificateur. Un code n’existe que s’il est partagé. L’identité a besoin d’unité et d’homogénéité, elle ne peut pas survivre dans le Multiple pur. « Y’a d’l’Un », comme disait Lacan, et cet Un est structurel et incontournable.

La nation, une et indivisible, est logiquement la première cible de l’IS-. Pour lutter contre ce chaos séparatiste planifié, deux options stratégiques sont donc à envisager : 1) le retour immédiat à un enracinement identitaire simple et homogène ; 2) l’inversion progressive de l’hyper-complexité destructrice en avantage adaptatif, ce qui suppose dans un premier temps de « faire avec » l’hyper-complexité sans la refouler immédiatement.

L’enracinement identitaire comme outil de contrôle social

La première stratégie, celle qui vise à un ré-enracinement immédiat, peut être soumise à la critique. L’être humain a des racines, certes, mais nous ne sommes pas des plantes. Nous sommes même programmés génétiquement pour nous déplacer dans l’espace, au contraire des plantes. La possibilité du déracinement fait donc partie intrinsèque de notre nature génétique, de même que la migration, le nomadisme, le voyage, l’errance et tout ce qui tourne autour du déplacement géographique. Il ne s’agit pas ici de faire la promotion du déracinement mais d’assumer que la condition humaine soit intrinsèquement problématique car tiraillée entre des tendances contradictoires. Au plan identitaire, nous sommes toujours pris entre le vecteur de l’enracinement et le vecteur du déracinement, entre l’ici et l’ailleurs. En termes psychologiques, nous sommes toujours pris entre « maman » et « papa ». Croire qu’il suffit de s’enraciner pour régler tous les problèmes relève d’un fantasme d’en finir avec le monde et les problèmes chroniques qu’il nous pose pour remonter dans le ventre maternel. La traduction comportementale à l’âge adulte de ce fantasme est la fameuse quête du « groupe fusionnel » qui anime de nombreuses personnes et qui représente le poison par excellence de la vie en société.

Le retour immédiat à un enracinement identitaire simple, de type communautaire ou communautariste, est donc une fausse bonne idée. De fait, l’idée peut paraître séduisante : restons « entre nous », entre gens qui se ressemblent, entre Blancs ou Noirs, entre juifs, ou chrétiens, ou musulmans, entre Européens ou entre Asiatiques, entre homosexuels, entre rappeurs, entre gothiques, entre gauchistes ou droitistes, etc. Cette solution de repli communautaire serait pertinente si elle permettait de recouvrer une authentique souveraineté politique. L’impression de souveraineté est produite par la fermeture de la communauté en question, qui donne le sentiment de maîtriser son destin en maîtrisant ses limites et frontières. Malheureusement, cet enracinement identitaire et communautaire ne présente en soi aucune garantie de souveraineté politique. Pire, la promotion de l’enracinement identitaire ethnique ou culturel peut même constituer un instrument d’aliénation politique particulièrement efficace. Du repli communautaire volontaire à la ghettoïsation aliénée et à l’impuissance politique organisée par le sommet du Pouvoir, il n’y a qu’un pas. En effet, le vrai but du Pouvoir n’est pas le déracinement mais le séparatisme. Or, pour arriver au séparatisme, il faut parfois passer de manière apparemment paradoxale par la case « enracinement ». La dialectique enracinement/déracinement est subtile à manier et produit des effets parfois contre-intuitifs. Par exemple, s’enraciner dans la région, dans la race ou dans la religion peut équivaloir à se déraciner de la nation, donc à s’engager sur la voie du séparatisme et de l’impuissance géopolitique. Seule la nation peut quelque chose au plan politique, car seule la nation est une organisation politique. La race n’est pas une organisation politique, c’est une information génétique, or la politique relève de l’épigénétique. Le régionalisme relève bien de l’épigénétique mais possède une surface politique trop réduite. Quant à la religion, elle appartient aussi à l’épigénétique, donc au politique, et sa surface peut s’avérer suffisante, mais la dimension dogmatique barre l’accès aux dimensions stratégiques et tactiques.

La discrimination positive comme outil de contrôle social

Pour pirater une identité (religieuse, ethnique, etc.) et la détruire à terme, il faut parfois dans un premier temps la soutenir et la défendre. L’enracinement peut se révéler un stratagème à finalité destructrice. La contradiction apparente se lève quand on rappelle le nom courant de ce stratagème d’ingénierie sociale négative : la « discrimination positive ». Comme on le voit dans des documents récemment déclassifiés et analysés par la revue Horizons et débats, l’enracinement identitaire aliénant a commencé d’être théorisé dans les années 1940 par l’anthropologue Gregory Bateson quand il travaillait pour les services secrets américains, l’OSS à l’époque. La méthode est fort simple et consiste pour le colonisateur à valoriser et flatter la culture traditionnelle et la spécificité identitaire du colonisé afin que ce dernier ne se sente pas agressé et se laisse ainsi dominer plus facilement. Bateson décrit les choses comme suit :

« L’expérience la plus importante menée jusqu’ici sur le réajustement des relations entre les peuples ‹supérieurs› et les peuples ‹inférieurs› est la manière dont les Russes s’y prennent avec leurs tribus asiatiques de Sibérie. Les résultats de cette expérience appuient fortement la conclusion selon laquelle il est très important d’encourager l’observation d’autrui chez les supérieurs et le désir de se montrer chez les inférieurs. En gros, ce que les Russes ont fait est d’inciter les indigènes à entreprendre un renouveau de leur culture traditionnelle tandis qu’eux-mêmes admiraient les fêtes de danse et d’autres manifestations de la culture indigène : littérature, poésie, musique, etc. Et cette attitude spectatrice a été ensuite étendue aux réalisations dans la production et l’organisation. En revanche, quand l’homme blanc pense être un modèle et encourage les indigènes à l’observer afin de voir comment on fait les choses, les indigènes finissent par créer des cultes à caractère ethnique. Le système s’amplifie jusqu’à ce qu’une machinerie compensatoire se développe et alors le renouveau des arts, de la littérature, etc., indigènes devient une arme utilisée contre l’homme blanc (des phénomènes comme le rouet de Gandhi s’observent en Irlande et ailleurs). Si, d’autre part, le peuple dominateur favorise le renouveau de la culture indigène, le système dans son ensemble est beaucoup plus stable et le culte ethnique ne peut pas être utilisé contre le peuple dominant. (...) Respect inattendu de la tradition. Les conseillers en communication et les spin doctors d’un Steinbrück ont-ils appris cela aux États-Unis ? Par exemple que l’on ne doit pas menacer d’envoyer la cavalerie en Suisse parce que les Suisses resserrent alors les rangs, mais que l’agresseur doit procéder d’une manière plus "astucieuse" ? Précisément au moyen d’"ateliers du futur", mais également en soutenant les coutumes indigènes ? Gregory Bateson serait très heureux de constater ce respect soudain pour les coutumes et les fêtes des indigènes, attitude que, dans son document à l’intention de l’OSS, il louait chez les Soviétiques vis-à-vis de leurs sujets sibériens qui ne se soulevaient pas en raison de la tolérance à l’égard des coutumes indigènes. »1

À lire ces lignes, on ne peut s’empêcher de penser au mode de pénétration de la CIA dans les banlieues françaises, dans la droite ligne de toute la politique américaine en Europe depuis 1945, et dont firent état certains câbles et mémos révélés par Wikileaks. C’est le « projet Rivkin », d’après le nom de l’ambassadeur états-unien de l’époque, Charles Rivkin, et son programme de discrimination positive et de promotion des minorités immigrées et musulmanes en France, s’appuyant sur le renforcement communautaire et associatif, le parrainage économique et la « visibilisation » médiatique. La discrimination positive des musulmans en France consiste bien à favoriser leur enracinement dans le pays. Mais le résultat escompté de cet enracinement islamique en France sous contrôle américain n’est ni une islamisation de la France, ni même une francisation de l’Islam : c’est une disparition des deux identités dans un flou identitaire psychotique sous contrôle triangulé du capitalisme et du show-business spectaculaire. La France ne vivra donc jamais sous la charia car ce n’est pas le but de la manœuvre. La forme utilisée pour en briser une autre sera brisée à son tour. À la fin du processus piloté à Washington d’enracinement de l’Islam en France, on devient un « mipster », mot-valise anglais pour décrire une nouvelle tendance, hybride de « muslim » et « hipster », traductible par « musulman branché » ; dès lors, on ne prie plus ni Allah, ni Jésus, mais Lady Gaga, et on ne parle plus ni arabe, ni français, mais l’anglais d’aéroport (le globish).2

En route vers « l’Islam de marché » et vers le « stade Dubaï du capitalisme » ! – pour citer les ouvrages de Patrick Haenni, Mike Davis et François Cusset. Pour coloniser un pays ou un groupe social, le soft power, l’influence culturelle et le Social learning (Albert Bandura) sont donc parfois plus efficaces que les conflits frontaux et déclarés. En 2005, un rapport de la RAND Corporation (think tank du lobby militaro-industriel américain) rédigé par l’auteure féministe Cheryl Benard détaillait de manière extrêmement précise un vaste programme d’ingénierie sociale visant à adapter l’Islam à la modernité libérale anglo-saxonne mais sans qu’apparaisse jamais un rapport de forces explicite avec cette religion. Résumé du plan :

« Pour encourager le changement positif dans le monde islamique vers une plus grande démocratie, une plus grande modernité, et une meilleure compatibilité avec le nouvel ordre international contemporain, les États-Unis et l’Occident ont besoin de considérer chaque élément avec beaucoup d’attention : − les tendances et les forces internes à l’Islam qu’ils entendent renforcer ; ­− quels sont vraiment les buts et les valeurs de leurs divers alliés potentiels et protégés ; − quelles vont être les conséquences plus larges dans l’avancement de leurs projets respectifs. »3

Dans ses diverses interventions, Pierre Hillard rapporte également l’existence de programmes séparatistes définis en haut lieu pour être appliqués au Moyen-Orient ou en Europe, sur les modèles irakien ou yougoslave. Le plan d’Oded Yinon, commenté par Israël Shahak, pour les pays arabo-musulmans semble procéder de la même inspiration que la carte des euro-régions devant remplacer les nations d’Europe. Remontant à leur source commune, Pierre Hillard démontre dans un article intitulé B’nai B’rith, régionalismes et protection des groupes ethniques dans le nouvel ordre mondial, comment divers groupes d’influence ont travaillé depuis les années 1920 à la discrimination positive des minorités européennes par le soutien à leur enracinement identitaire ethnique et régionaliste pour détruire les États-nations d’Europe :

« La dislocation des États par la promotion de l’ethno-régionalisme est un moyen permettant la digestion plus rapide des nations par les tenants de l’oligarchie mondialiste. (…) En effet, les B’nai B’rith n’hésitèrent pas à coopérer avec les mouvements pangermanistes dans les années 1920. En effet, sous l’égide du chancelier Gustav Stresemann, il se mit en place un "Congrès des nationalités" chargé de promouvoir l’émancipation des groupes ethniques en Europe en liaison avec la Société des Nations (SDN). (…) Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le "Congrès des nationalités" mua pour se transformer en une "Union fédéraliste des communautés ethniques européennes" (UFCE ou Föderalistische Union europäischen Volksgruppen, FUEV). En effet, c’est au Palais de Chaillot à Paris que le Breton Joseph Martray lança un Congrès, en avril 1949, en présence de nombreux groupes ethniques (Catalans, Frisons, Basques,…) et de divers hommes politiques européens dont un certain François Mitterrand. Suite au succès de ce Congrès, il fut décidé de créer l’UFCE en novembre 1949 à Versailles afin de promouvoir l’idéal ethnique. C’est à partir de 1956 que les autorités politiques allemandes apportèrent leur soutien financier par l’intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères. L’UFCE se doit d’être connue car c’est elle qui est à l’origine des grands textes en faveur de la promotion de l’ethnicisme en Europe : la charte des langues régionales ou minoritaires et la convention-cadre pour la protection des minorités. »4

L’ingénierie sociale négative appliquée aux États-nations porte un nom : le séparatisme. Punis de la peine de mort dans certains pays, les séparatistes, qu’ils agissent à découvert ou dans l’ombre, sont les ennemis mortels de tous les peuples et de toutes les nations. Dans la revue Libres, David Mascré analyse les projets de séparatisme ethnico-culturel pour la Belgique et les commente ainsi :

« L’idée s’inscrit dans la droite filiation du plan américain d’affaiblissement de l’Europe. Ce dernier vise en effet à multiplier un peu partout la création de micro-états qui à l’instar du Kosovo ou de la Bosnie seront des clients dociles et serviles du super-empire américain, incapables de développer une politique de puissance propre dotée des instruments de souveraineté adéquats – armée puissante, politique étrangère propre, politique d’alliance spécifique, rayonnement culturel et scientifique forts. Dans le droit fil des principes et processus politiques définis par les géo-stratèges américains (Brzezinski, Kissinger), elle conduira à la balkanisation de l’Europe, via la constitution de centaines de bantoustans – petites enclaves territoriales composées sur la base de regroupements de population ethniquement et culturellement homogènes. L’idée n’est pas neuve. Elle a été appliquée avec succès par l’Afrique du Sud dans les années 60-90 et par la Russie soviétique de Staline et de Khrouchtchev. Avec chaque fois le même objectif : empêcher la constitution de pôles alternatifs forts susceptibles de mettre en question l’autorité des oligarchies dominantes. Richelieu en avait conçu le principe en définissant les lignes directrices de cette Kleinstaaterei qui, au lendemain du traité de Westphalie (1648), devait donner à la France la suprématie sur l’empire germanique pour 150 ans en interdisant la constitution d’une Allemagne forte et unie. »5

Seul l’État-nation peut dire « non » au mondialisme

S’il faut critiquer le régionalisme, le séparatisme, l’indépendantisme, ce n’est donc pas pour une question de principes, dérivant d’une sorte de jacobinisme centralisateur idéologique, mais pour une question très concrète de rapport de forces. Aucune région d’Europe n’a les moyens de dire « non » au mondialisme. Pour dire « non » au mondialisme, il faut au minimum les moyens d’un État. L’enracinement identitaire ethnico-culturel, régionaliste ou de taille encore inférieure, ne protège donc aucunement de la colonisation directe ou indirecte par des puissances étrangères. Il ne protège pas plus du mondialisme économique le plus agressif. Le samedi 4 décembre 2010, le Bloc Identitaire organisait à Paris un colloque intitulé « Localisme et identité, la réponse au mondialisme ». L’événement rassemblait des personnalités de divers horizons, dont Hervé Juvin qui intervenait sur le thème « La redécouverte de la fonction politique (la frontière et l’identité) comme solution à la crise mondiale ». Auparavant, en 2008, il avait publié Produire le monde – Pour une croissance écologique, dont la thèse d’inspiration libérale-conservatrice décrivait une forme de capitalisme intégral visant à commercialiser la totalité du globe terrestre et le moindre aspect de nos existences. Dès la 4ème de couverture, l’auteur annonce la couleur :

« Il va falloir se mettre à produire, à brève échéance, l’ensemble des biens considérés comme "naturels", y compris l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons. Mais cette contrainte représente un formidable levier de croissance. Nous sommes devant une "nouvelle révolution industrielle" dont l’enjeu n’est autre que de produire le monde ».

Produire le monde… C’est-à-dire privatiser le monde. Privatiser l’air, l’eau, la lumière, la vie… Hervé Juvin décrit ici un mouvement d’artificialisation et de brevetage du vivant dont un certain nombre de multinationales telles que Monsanto se rendent coupables. Dans le capitalisme mondialisé, tout s’achète, tout se vend, tout se loue, y compris le ventre des femmes, comme dirait Pierre Bergé. En finir avec toute forme de gratuité est bien sûr le leitmotiv de tous les mondialistes et kabbalistes, qui doivent donc également en finir avec la forme politique de l’État, dont les services publics échappent à la spéculation financière et représentent un frein à cette inquiétante « production du monde ». Or, la promotion d’un enracinement identitaire localiste dont la surface politique serait inférieure à celle de l’État-nation vise toujours, consciemment ou pas, à en finir avec la puissance protectrice et protectionniste étatique et sa fonction publique (dans tous les sens), ce qui aboutit mécaniquement à exposer les populations à la prédation des multinationales sans plus aucun bouclier. En effet, l’infranational est toujours récupéré par le supranational. Le régionalisme, soit l’abolition ou la neutralisation des frontières nationales, profite en dernière instance aux entités mondialistes telles que la banque financière et les lobbies industriels. Le courant libéral-conservateur et la mouvance identitaire régionaliste (souvent ethnico-culturaliste) se mettent ainsi au service du mondialisme quand ils prennent pour cibles l’État-nation, la fonction publique et les nationalisations économiques.

Sortir du capitalisme : condition d’un enracinement identitaire authentique

Le capitalisme menace par nature toute forme d’enracinement identitaire, lequel ne peut se réaliser qu’en étant anticapitaliste. La thèse politique libérale-conservatrice, qui tente de concilier le capitalisme, c’est-à-dire l’argent-roi, et l’enracinement, est incohérente. Le libéralisme économique produit toujours un effet général de déracinement, que ce soit par l’immigration de masse et l’abolition des frontières réclamées en chœur par les banques et le haut patronat, les privatisations qui revendent le patrimoine national au plus offrant, les délocalisations d’entreprise pour être plus concurrentiel, le libertarisme des mœurs induit par la publicité et le consumérisme, le capitalisme de la séduction, la pornographie ambiante, etc. Un enracinement authentique n’est donc possible qu’en dehors du libéralisme économique. Historiquement et anthropologiquement, les identités ethniques, culturelles, religieuses jouent des rôles fondateurs dans les sociétés humaines, mais seulement dans les sociétés précapitalistes, les sociétés traditionnelles. Comme l’indique Garry Leech, le capitalisme est un génocide structurel, qui extermine les identités traditionnelles et recompose les clivages ancestraux sur des bases purement socioéconomiques. On passe de l’identité ethnico-culturelle à l’identité de classe. Dans la sphère capitaliste n’existe aucune solidarité ethnique, confessionnelle, de genre ou nationale au niveau infrastructurel. Les solidarités identitaires ne subsistent qu’à un niveau super-structurel, donc toujours friable et subordonné aux aléas du capital. En revanche, comme le savent très bien les riches, et comme le supportent les pauvres, il existe de fait une homogénéité de classe socioéconomique, dont le critère réside dans la qualité des conditions de vie matérielles, bonnes ou mauvaises selon la position haute ou basse dans la pyramide des revenus, ainsi que dans l’espérance de vie dont on sait qu’elle augmente avec le capital.

Dans un système où c’est votre compte en banque (votre pouvoir d’achat) qui définit votre destin, la question de l’identité ethnico-culturelle relève donc simplement du folklore. Un programme politique fondé sur l’enracinement identitaire ethnico-culturel est irréalisable sans sortir du capitalisme, sauf à produire des formes parodiques de l’identité, des simulations et des simulacres, au sens de Baudrillard. Ce que l’on appelle aussi la postmodernité, le règne des « tribus », au sens de Michel Maffesoli, persuadées d’être authentiques car elles recyclent les signes extérieurs des identités traditionnelles, mais dont l’action aboutit en fait à morceler encore davantage le corps social en y introduisant des subcultures passées à la moulinette du Spectacle et de la Consommation ; l’un des exemples les plus saugrenus en étant le soutien financier de l’Union européenne à la région Bretagne pour « relancer » l’usage de la langue bretonne à Rennes, alors que personne n’a jamais parlé le breton dans cette ville mais le gallo…

« La politique, c’est l’occupation physique »

Pour des militants identitaires, la première chose à faire consiste à sortir du capitalisme. Sans cela, on perd son temps car on détruit d’une main ce que l’on construit de l’autre. Comme dirait Bossuet, « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Sortir du capitalisme n’est pas excessivement difficile : il suffit de placer au moins une valeur au-dessus de l’argent. La patrie, par exemple. Pour un chef d’entreprise, cela consiste tout simplement à ne pas délocaliser son entreprise, voire à la relocaliser, par patriotisme économique et pour faire vivre son pays, même si cela représente un manque à gagner au final. Ensuite, pour des militants identitaires « ethnicistes » en particulier, la deuxième chose à faire est de comprendre que c’est inapplicable en France car il faudrait alors se couper des départements et territoires d’outre-mer, donc entrer dans un processus séparatiste antinational, façon Christiane Taubira (l’auteur de ces lignes est au contraire partisan d’une absorption des TOM dans les DOM). Quiconque soutient la thèse identitaire ethniciste ou racialiste doit aussi comprendre qu’il perd son temps à lire ces lignes, et à lire quoi que ce soit, d’ailleurs. En effet, le militantisme racialiste ne se mène pas dans le champ intellectuel, sémantique et langagier : il se mène uniquement dans les chambres à coucher, en trouvant une femme ou un homme de son groupe ethnique pour la féconder ou être fécondée par lui, et donner naissance à des enfants du même groupe ethnique. Il n’y a rien de plus à faire dans le cadre du militantisme racialiste.

Le capitalisme, ennemi du genre humain et des identités, est un malthusianisme et débouche toujours sur des programmes de décroissance démographique et de réduction de population, via la stérilisation, l’euthanasie et la lutte contre les familles nombreuses, et contre les familles tout court. Donc si vous êtes ethnicistes, faites des bébés, un maximum de bébés, point à la ligne ! La question raciale, pour évoquer un titre de Michel Drac, n’est un objet de pensée que du point de vue ethnographique. Du point de vue du militantisme politique, cela se résume à une pratique démographique nataliste. Arthur Kemp, auteur et éditeur anglophone, de sensibilité ethniciste, originaire de Rhodésie du sud et fin connaisseur de l’Afrique du sud où il a travaillé, écrivait en 2009 à propos du régime d’apartheid :

« Les hommes politiques sud-africains blancs et conservateurs n’ont jamais compris quel était le ressort essentiel du pouvoir politique, à savoir l’occupation physique. Le pouvoir politique découle de l’occupation physique : pas des droits historiques, des titres de propriété, des droits moraux – seulement de l’occupation. Ceux qui occupent un territoire déterminent la nature de la société de la région en question. »6

Gouverner le chaos

Entre la communauté traditionnelle ancestrale et l’hyper-complexité identitaire contemporaine, il y a la même différence qu’entre une prairie plantée d’un ou deux arbres et la jungle amazonienne. Nous ne sommes pas adaptés à la prolifération de la seconde, qui peut carrément nous tuer, d’où une angoisse légitime, celle du « corps morcelé ». Cette angoisse diffuse dans notre pays vient de ce que nous sommes effectivement engagés dans une guerre. Une guerre d’extermination, qui, au-delà de la France et de l’Europe, vise l’humanité entière, en phase de Grand remplacement par le transhumain et le robot. Or, quand on est en guerre, il faut passer de l’idéologie à la stratégie, sinon on est mort. Il faut passer de la fixité au mouvement, de la religion au calcul. Pour survivre à cette guerre d’extermination qui nous est livrée, je propose donc de passer de la revendication identitaire à la stratégie identitaire. Qui dit stratégie, dit calcul. Il faut donc définir un algorithme identitaire, un programme comportemental en plusieurs étapes. Dans l’état actuel des choses, le militantisme identitaire doit commencer par du damage control : « sauver les meubles », « faire avec » la situation présente, aussi dégradée soit-elle, sans forcément l’approuver mais pour en contenir et limiter les effets négatifs. D’abord endiguer pour, ensuite, être en situation d’inverser collectivement et patiemment un rapport de forces qui nous est défavorable. Ces deux temps sont nécessaires pour retourner la situation à notre avantage de manière méthodique et contrôlée, soit une « révolution lente » ou une « transformation silencieuse ». À cette fin, je propose une nouvelle définition de l’identité nationale française : « Être français, c’est maîtriser le chaos ». L’oligarchie mondialiste, ennemie du genre humain, donc ennemie du peuple français, gouverne par le chaos. Pour que la France reprenne sa place dans le concert des nations, elle doit dès lors reprendre sa place dans la lutte des peuples contre le chaos mondialiste.

Cette nouvelle définition de l’identité française est stratégique et dynamique, elle est liée à un « faire » pragmatique et pas à un « être » fixe et idéologique. Techniquement, comment s’y prend-on pour être français dans ces conditions ? Deleuze disait que pour comprendre quelque chose, il faut partir non pas du début, ni de la fin, mais du milieu. On ne commence ni par l’origine, ni par ce que l’on projette pour l’avenir, mais par la situation présente, qui définit la donne factuelle réelle, en acte. Or, la situation présente, c’est le chaos. Pour gouverner le chaos, il faut partir du chaos, étudier ses structures, plutôt que d’imaginer un début ou une fin non chaotiques mais qui ne sont pas là, qui n’existent pas. Il faut s’efforcer à la Realpolitik, analyser le réel, plutôt que d’imaginer un autre monde. Quand je joue aux cartes, je joue avec les cartes qu’on m’a données. Quelle est la donne ? L’hyper-complexité. Être français dans le réel consiste tout d’abord à comprendre intellectuellement l’hyper-complexité sociale, comprendre l’hyper-hétérogénéité et l’hyper-melting pot des cultures et des races, et à s’en rendre les maîtres. Parvenir à refaire de l’Un avec le Multiple intégral : c’est ce que j’entends par « nationalisme permaculturel ».

Si nous sommes aujourd’hui obligés à une certaine ouverture identitaire, nous n’éviterons la dissolution pure et simple qu’en réinstaurant des mécanismes de fermeture à divers niveaux. Réussir à penser et à organiser la fermeture est l’enjeu majeur qui nous attend. L’hyper-complexité chaotique, c’est-à-dire l’hyper-ouverture, est certes destructrice mais c’est notre point de départ. La question « Fait-on avec ou sans ? » a déjà sa réponse : il faut faire « avec et sans », en même temps. « Avec » seulement n’est pas viable, et « sans » est irréalisable aujourd’hui. Il faut donc organiser une ouverture-fermeture. Pour ce faire, après une phase de contrôle défensif des impacts, il faut dans un deuxième temps renverser la destruction en création, selon la fameuse phrase de Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Le management parle de « pensée positive » pour inverser le négatif en positif, le handicap en avantage, l’entropie en néguentropie.

Prendre soin

Si la crise est le Multiple, dominer la crise consiste à fonder mon identité sur la compréhension du Multiple. Être un Homme, être un surhomme pour Nietzsche, c’est maîtriser le chaos, dominer la bête, chevaucher le tigre, selon la belle image que Julius Evola reprend aux sagesses asiatiques. Ce sera « être français » aussi. L’ingénierie sociale négative est la production stratégique de chaos, donc l’ingénierie sociale positive sera la méthode stratégique de maîtrise du chaos, possiblement similaire à l’identité française. Il faut que la domination de l’hyper-complexité chaotique devienne notre « maison commune », pour évoquer Laurent Ozon. De fait, cette maîtrise du chaos est en soi un processus d’unification communautaire dont l’horizon commun est le soin apporté à nos conditions de vie. Nous pouvons vivre entre gens de diverses origines à condition d’être unis dans le fait de « prendre soin » du territoire où nous vivons. Nous avons déjà un point commun : nous vivons tous « ici ». Les Français de souche, de branche ainsi que les immigrés ont donc un intérêt objectif commun (ce qui n’implique pas qu’ils l’aient tous compris) : prendre soin de ce pays, car leurs vies en dépendent. Prendre soin de ce pays comme d’un enfant, ou d’un jardin à faire fructifier, en lui impulsant une dynamique néguentropique, structurante et créatrice. Prendre soin de ce pays comme ils prennent soin d’eux-mêmes, respecter ce pays comme ils se respectent eux-mêmes, en un mot, aimer ce pays comme ils s’aiment eux-mêmes. Telle est la voie de la paix identitaire que ce texte visait à explorer.

Lucien Cerise
Octobre 2014.


Notes.

1 « Gregory Bateson et l’OSS : la Seconde Guerre mondiale et le jugement que portait Bateson sur l’anthropologie appliquée » ; « Actualité des stratégies de manipulation de Gregory Bateson, ancien agent de l’OSS », David H. Price, Horizons et débats n°35, 13/09/2010.

2 « The Rivkin Project: How Globalism uses Multiculturalism to subvert Souvereign Nations », K. R. Bolton, Foreign Policy Journal, 12/03/2011.
http://www.foreignpolicyjournal.com/2011/03/12/the-rivkin-project-how-globalism-uses-multiculturalism-to-subvert-sovereign-nations/4/

« Le projet Rivkin : comment la mondialisation utilise le multiculturalisme pour assujettir des nations souveraines », Défrancisation, 19/04/2011.
http://www.defrancisation.com/le-projet-rivkin-comment-la-mondialisation-utilise-le-multiculturalisme-pour-assujettir-des-nations-souveraines/

« La stratégie américaine pour influencer les minorités en France », Gestion des risques interculturels – Entreprise et management interculturel, Benjamin Pelletier, 04/12/2010.
http://gestion-des-risques-interculturels.com/risques/la-strategie-americaine-pour-influencer-les-minorites-en-france/

« L’offensive américaine sur les banlieues françaises », Alexandre Latsa, La voix de la Russie, 03/11/2012.
http://french.ruvr.ru/2012_11_03/France-offensive-americaine/

« Engagement With Muslim Communities – France », Wikileaks, 25/01/2007.
http://cablegatesearch.wikileaks.org/cable.php?id=07PARIS306
http://wikileaks.ch/cable/2007/01/07PARIS306.html

« Embassy Paris – Minority Engagement Strategy », Wikileaks, 19/01/2010.
http://cablegatesearch.wikileaks.org/cable.php?id=10PARIS58
http://wikileaks.org/cable/2010/01/10PARIS58.html

3 « American Plan to subvert Islam », Khilafah.com, 23/10/2007.
http://www.khilafah.com/index.php/concepts/political-concepts/1159-american-plan-to-subvert-islam

« Le plan américain pour corrompre l’Islam », Islamic-Intelligence, 23/04/2011.
http://islamic-intelligence.blogspot.fr/2011/04/le-plan-americain-pour-corrompre-lislam.html

« Civil Democratic Islam. Partners, Resources and Strategies », Cheryl Benard, RAND, National Security Research Division, 2005.
http://www.rand.org/content/dam/rand/pubs/monograph_reports/2005/MR1716.pdf

4 « Israël : une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe », Oded Yinon, Israël Shahak, Info-Palestine, 17/07/2007.
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2244http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Yinon

« B’nai B’rith, régionalismes et protection des groupes ethniques dans le nouvel ordre mondial », Pierre Hillard, Mondialisation.ca, 23/11/2010.
http://www.mondialisation.ca/b-nai-b-rith-r-gionalismes-et-protection-des-groupes-ethniques-dans-le-nouvel-ordre-mondial/22063

5 « Triomphe des nationalistes flamands, une Europe en voie de désagrégation », David Mascré, Libres, 01/2011, pp. 55-56.

6 « Arthur Kemp – Le mensonge de l’apartheid. Traduction du chapitre 1 du livre d’Arthur Kemp, Lie of the Apartheid and Other True Stories from Southern Africa, Ostara Publications, Burlington (Iowa), 2009 »
http://www.the-savoisien.com/blog/index.php?post/Arthur-Kemp-Le-mensonge-de-l-apartheid

Partager ce contenu