La déchéance de nationalité de bi-nationaux combattant la France est un minimum | Par Adrien Abauzit.

Publié le : 03/02/2016 10:53:22
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La question de l’extension de la déchéance de la nationalité à toute personne ayant commis des actes terroristes, semble rendre complètement hystériques les djihadistes du politiquement correct.


Afficher l'image d'origineA les écouter, cette mesure serait infamante car il n’y aurait pas « deux catégories de Français ».

Hélas pour eux, tant juridiquement que culturellement, cette assertion est fausse.

Juridiquement, la déchéance de nationalité des binationaux est déjà prévue dans les articles 23-7 et 25 du code civil. A cet égard, nous ne pouvons que regretter que ne soit pas massivement appliqué l’article 23-7 aux termes duquel : « Le Français qui se comporte en fait comme le national d’un pays étranger peut, s’il a la nationalité de ce pays, être déclaré, par décret après avis conforme du Conseil d’Etat, avoir perdu la qualité de Français. »

Pour l’avenir de la France, il serait opportun d’étendre ce texte à toute personne « mononationale », toutes origines confondues, quitte à faire des apatrides. Contrairement à ce qui est soutenu par de nombreuses voix, il est juridiquement possible de rendre un individu apatride. Cela est d’ailleurs prévu par l’article 23-8 du code civil, qui, en matière de déchéance de nationalité, ne fait aucune distinction entre les mononationaux et les binationaux.

Ceci étant posé, il faut bien mesurer que la problématique juridique n’est pas le véritable fond de cette affaire.

Ce qui est ici en jeu, c’est la conception que l’on se fait de l’individu et de la nation.

Pour un homme de gauche, donc un homme structuré par la philosophie des Lumières, un individu doit se dépouiller de tous ses déterminismes : culturels, religieux, familiaux, sociaux, sexuels et ethniques. Autrement dit, l’individu a pour devoir de se déraciner.

De cette conception de l’individu, il ressort une conception de la nation. Puisqu’un individu n’est structuré et défini par aucune caractéristique culturelle, la nation ne saurait non plus avoir de singularité culturelle.

Considérer qu’il puisse y avoir deux catégories de Français, c’est au contraire affirmer qu’il existe des critères de distinction culturelle entre les individus : voilà un blasphème pour une personne ayant un logiciel déraciné issu de la philosophie des Lumières.

Le malheur, pour les tenants du politiquement correct, c’est que la réalité est réfractaire à leur délire. Et culturellement, de toute évidence, il y a deux catégories de français : les français qui font France et les français qui ne font pas France. Par faire France, nous entendons hériter et transmettre la culture française.

Tabou dans les esprits détraqués par le politiquement correct, la déchéance de nationalité est un enjeu crucial pour l’avenir de la France. Pour contrer l’ascension électorale du FN, Hollande et Valls se sont en emparés du sujet, mais comme s’était à prévoir, ils se montrent fort timides.

Le minimum serait par exemple de déchoir de la nationalité française :

  • les personnes qui insultent gravement la France

  • les personnes faisant acte d’allégeance à une puissance étrangère

  • les personnes ayant des codes culturels aux antipodes des codes français

  • les racailles condamnées pénalement à plusieurs reprises

Oui, en effet, la liste des cas à prévoir est longue. L’histoire se chargera de tenir la plume et de convaincre les plus hésitants.

Adrien Abauzit
Article initialement publié sur La Gauche m'a tuer.

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