La seule France (C. Maurras)

Publié le : 07/09/2010 23:00:00
Catégories : Histoire

maurras

« Unité française d’abord ! Dans l’unité tout peut revivre. Mais si nous avions le malheur de nous diviser – même avec l’illusion de faire face à l’adversaire victorieux – cette division ne profiterait jamais qu’à lui. Unité française d’abord ! C’est le seul axe et la seule colonne de l’espérance. Nul Français digne de ce nom ne peut perdre de vue cet axiome fondamental. Tout notre avenir de peuple en dépend. »

Cet ouvrage est écrit par Maurras en 1941, suite à la défaite française et à l’avènement de l’Etat Français, réelle opportunité selon lui de redresser notre nation en la guérissant de tous ses maux – sous la direction du Maréchal Pétain, auquel ce livre est dédié. Maurras se livre ici à une analyse de la débâcle, de ses causes et de ses vrais responsables, pour ensuite encourager les réformes entreprises par le gouvernement du Maréchal, et réfléchir, dans le cadre de son Action Française, à quelques propositions utiles pour redresser la France et la guérir des travers qui l’ont amenée à sa perte. Si certaines idées peuvent sembler dépassées, d’autres méritent davantage réflexion ; dans tous les cas, que ce soit d’un point de vue historique ou doctrinal, un livre qui nous fait entendre un autre son de cloche sur les événements d’une époque cruciale…

Ce qui importe avant tout pour Maurras, avant même de parler de doctrine politique, c’est l’« Unité française d’abord », la nécessité de se grouper autour du Maréchal plutôt que de se diviser une fois de plus en factions stériles, qui, utiles aux politiciens, n’en nuiraient que davantage à la France. Pour Maurras, un gouvernement par l’Armée préserve des infiltrations étrangères, et offre ainsi de meilleurs conditions de conservation d’une unité politique, morale et spirituelle, afin que ne subsiste qu’une seule France : celle du pays réel, par opposition au pays légal. Dans cette optique, pour concentrer et orienter l’énergie nationale, pour relever le mental de la France, l’Etat doit jouer un rôle central. Rôle central consacré exclusivement à la France – comme l’indique le titre du livre. Maurras précise d’ailleurs d’emblée : « Je ne suis pas Européen, je suis Français, Français du seul clan de la France. »


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Quelles sont les causes du désastre de 1940 ? Maurras en identifie plusieurs, dont l’une remonte au traité de Versailles de 1919, lequel, en plus d’avoir saigné l’Allemagne à blanc, a entraîné en France excès de confiance, affairisme, concussion généralisée et coupure entre le réel du pays et la fiction politique. Et puis, il y a le rôle de l’Angleterre. Maurras avait averti des déclarations de Churchill, qui voulait à tout prix attaquer l’Allemagne. Dans cette guerre, qu’il juge poussée « par l’influence d’une logique maligne », il discerne aussi un projet de destruction de la Patrie française ; il perçoit la patte de l’Angleterre, avec ses « traîtres et relais continentaux », notamment ce qu’il nomme les « puissances occultes », à l’œuvre depuis la Révolution de 1789, et sur lesquelles il reviendra.

Pour lui, le système France a été gangrené par des parasites. Par une longue allégorie, il résume en un personnage, Demos, les perversions inhérentes au fonctionnement démocratique : « notre décadence constitutionnelle, l’affaiblissement national, le désordre financier, économique, social, intellectuel et moral. » Il ajoute encore, plus loin dans son analyse, qu’« un des plus grands malheurs qui puisse arriver aujourd’hui à la France serait que des partis intérieurs se créent sur des programmes de politique extérieure, et que des affinités internationales correspondent à tel ou tel courant de la vie nationale. Ainsi d’ailleurs le veut le régime de la parole et de la démocratie. »

Qu’aurait-il alors fallu faire, selon Maurras, en 1939 ? Il le dit : il fallait passer par Mussolini, le « médiateur de Munich », qui avait mis tant d’énergie à concilier les différentes parties et éviter la guerre, une volonté selon Maurras brisée par l’Angleterre. Car si, d’après le chef de l’Action Française, son mouvement avait pu éviter la guerre contre l’Italie fasciste en 1935, contre l’Espagne franquiste en 1937, et contre l’Allemagne (en étant munichoise ostensiblement) en 1938, les vœux de Churchill finirent par vaincre, appuyés qu’ils étaient par « l’état d’esprit mercantile » de l’Angleterre (pour Maurras, un des accélérateurs de la guerre). Une Angleterre dont la politique désastreuse pendant l’entre-deux guerres entraîna le désalignement de la petite Entente française, en Europe de l’Est. Une Angleterre, donc, qui fit à la France une guerre secrète, rendant possible le retour en force de l’Allemagne.

Et ici, il faut le dire clairement : on peut, ou pas, adhérer aux prises de position de Maurras sur le plan politique, c’est affaire d’opinion. Mais son analyse du rôle néfaste de l’Angleterre d’abord dans le réarmement de l’Allemagne, ensuite dans le déclenchement de la guerre, est manifestement conforme à ce que nous savons aujourd’hui des faits

Revenons au texte. Pour assurer la paix, nous dit Maurras, trois éléments auraient dû être pris en compte par les dirigeants de la France « démocratique » : la raison, qui dit ce que les faits commandent ; l’histoire, qui dit comment ils commandent ; et les messagers, nombreux, qui furent délibérément ignorés lorsqu’ils prévinrent du désastre à venir – d’où, toujours selon Maurras, la surprise créée par le pacte germano-soviétique. Nos dirigeants ignorèrent ces éléments, en bloc – d’où leur stupeur lors de la signature du pacte germano-soviétique, hautement probable cependant, pour Maurras, l’histoire enseignant qu’il existe un « trait d’union naturel » entre les deux pays, tandis que la raison disait bien qu’une entente serait nécessaire, au moins provisoirement, et à Staline, et à Hitler. Au-delà, donc, des manœuvres anglaises, Maurras discerne dans l’incapacité du pouvoir démocratique à se hausser à la hauteur de l’histoire, lorsqu’elle se fait tragique, la cause profonde du désastre.

Quant à De Gaulle, s’il ne doute pas de sa sincérité, Maurras pense – et le futur lui donnera sur ce point raison – qu’en servant d’homme-lige aux Anglais tout en prétendant incarner la France, il sert les intérêts anglais malgré lui, et tuera pour finir l’Empire colonial. Une manœuvre « gaullienne », rappelle Maurras, qui ne serait pas une première, mais une cinquième Révolution tentée par l’île, depuis 1778…

A cette époque, la flotte de Louis XVI écrasait la marine anglaise. Pour se venger, l’Angleterre organise la Révolution Française (que Maurras nomme Révolution anglo-saxonne, car elle n’a selon lui rien de Français) : « sans elle [l’Angleterre], pas de révolution, et sans révolution pas de suprématie maritime et continentale anglaise. » La deuxième révolution organisée fut de chasser Charles X, qui tentait de redresser la France. La troisième fut l’affaire Dreyfus. La quatrième, le déclenchement de la guerre. Et la cinquième, programme futur de l’Angleterre selon Maurras, le démantèlement de notre Empire.

Mais pour Maurras, ces faits ne sont pas une fatalité ; au contraire, une opportunité d’opérer un véritable redressement et assainissement de la France est apparue avec l’avènement de l’Etat Français, qu’il juge disposé et capable d’accomplir les grandes réformes nécessaires, par la restauration de l’Etat. Etat incarné en la personne du Maréchal Pétain, homme d’expérience et de bon sens, qui loin du « parlementarisme forain » saura selon lui créer le réveil national autour de la devise « Travail, Famille, Patrie » et des idées nationales corporatives et décentralisatrices.

Pour cela, en premier lieu, le pouvoir doit être personnel, car « un pouvoir n’est efficace, il n’est d’ailleurs mesuré et sage qu’à cette condition. Plus les pouvoirs sont divisés et épars, moins ils sont responsables. » Cette autorité permet de rejeter la solution parlementaire et de briser les oligarchies financières (dont les fortunes Rothschild, récupérées par l’Etat) et la franc-maçonnerie. Maurras ajoute qu’il s’oppose au vote des fonctionnaires civils, sensés obéir à l’Etat, sans pouvoir l’influencer. Il préconise, pour ce corps particulier, un système de doléances passant par des associations.

Concernant l’administration centrale, il invite à l’assainir, en appliquant les sanctions contre les mauvais fonctionnaires et la franc-maçonnerie. Même mise au pas pour les municipalités, qu’il faut « affranchir […] du double despotisme des électeurs et des assemblées », en faisant de ces assemblées des organes consultatifs désignés, et non plus élus. Le maire sera choisi par le pouvoir central (sauf dans les grandes villes), et choisira ensuite ses adjoints. On pourra trouver ce projet radicalement antidémocratique, mais force est de constater qu’il a le mérite de la cohérence : et pour cause, il fut écrit par un adversaire résolu de la démocratie…

Critiquant « l’Etranger de l’Intérieur », Maurras invite à redonner « la France aux Français ». Pour cela, il soutient le gouvernement qui limite les naturalisations, et réserve des postes aux Français afin de leur redonner la souveraineté sur leur pays. Pour Maurras, pour être fonctionnaire de l’Etat, il faut être fils de Français. Il s’agit de se défier du cosmopolitisme qui « sape la continuité des élites », particulièrement dans le corps médical, et de restaurer l’esprit national, familial et corporatif par la loi nouvelle. Ce programme de ré-enracinement radical se double cependant d’un volet régionaliste, puisque les langues régionales seront tolérées, et les départements arbitraires remplacés par les provinces authentiques.

Evoquant les Juifs, Maurras distingue « antisémitisme d’Etat » et « antisémitisme de peau », et se réclame du premier, en s’appuyant sur les propos de Bernard Lazare, un des pères du sionisme (avec Theodor Herzl), lequel disait que « le Juif est agent révolutionnaire » et « conservateur de lui-même » (individualiste). Maurras ajoute que les Juifs sont trop communautaires, et critique – fait commun à l’époque – leur rôle dans l’usure et la spéculation, au détriment d’un niveau de vie paysan qu’il faut revaloriser. Maurras conclut sur ce sujet : « nous sommes les maîtres de la maison que nos pères ont construite et pour laquelle ils ont donné leurs sueurs et leur sang. Nous avons le droit absolu de faire nos conditions aux nomades que nous recevons sous nos toits. Et nous avons aussi le droit de fixer la mesure dans laquelle se donne une hospitalité que nous pourrions ne pas donner. » En lisant ces lignes, nous sommes partagés entre notre amitié pour les patriotes français d’origine juive, et les sentiments même pas mélangés que nous inspire le CRIF…

Quant aux Francs-maçons, Maurras juge qu’ils sont les plus dangereux ennemis de l’Etat national, et justifient, encore plus que les Juifs, qu’un pouvoir personnel à la tête de l’Etat les brise sans pitié – eux, et les communistes, tout autant diviseurs : « L’Etat Français, redevenu maître de la France, peut exercer sa liberté d’interdire aussi bien les sociétés secrètes que l’action politique d’aucun étranger. » Ici, nous sommes encore partagés, et pour des raisons finalement assez proches de celles évoquées au paragraphe précédent…

Revenons à Maurras. Une fois tout risque de division écarté, l’Etat Français et son Anticapitalisme Nationaliste / Socialisme National peut entreprendre ses réformes sociales, dans l’intérêt des ouvriers Français, s’inscrivant en faux de la théorie de la lutte des classes et du Socialisme d’obédience Marxiste. Ce dernier aurait en effet, selon Maurras, trois conséquences néfastes : la lutte de classes exclut le domaine corporatif qui fait collaborer les classes ; l’antimilitarisme conduit à l’antipatriotisme ; et le lien de classe remplace le lien national au profit du lien international, par-delà les frontières. Pour Maurras tous les producteurs doivent concourir à la question sociale, peu importe leur classe. Il importe avant tout de protéger ouvriers et patrons français face à la finance internationale ; il ne s’agit pas d’opposer ouvriers français et patrons français.

Outre la production, le travail doit aussi aboutir à la conservation de la famille et à la défense des patrimoines : à partir du troisième enfant, le fisc ne prélève rien sur ces derniers. Il ne s’agit pas ici de simplement protéger les patrimoines – les égalitaristes hurleront comme toujours – mais plutôt de garder à l’esprit que faire des économies est un sacrifice, une privation de jouissance afin que les enfants en bénéficient, tout en favorisant – et donc encourageant – les familles nombreuses. Trois mesures sont donc proposées : aider les familles à conserver le fruit de leur travail ; encourager, effectivement, par une aide pratique et sensible, les familles de trois enfants au moins ; permettre aux cultivateurs qui demeurent à la terre de conserver intégralement le bien de famille.

Autre cheval de bataille : la réforme de l’enseignement, qui doit être l’affaire de l’Ecole de l’Etat Français, et non d’un Soviet, comme l’énonce Maurras. Les instituteurs, « élite populaire » participant du « salut national » doivent apporter leur concours ; un lien doit être établi entre Ecole et Presbytère, car pour Maurras la question morale est une question religieuse. Il faut selon lui supprimer les ENI (nos actuels IUFM…). Enfin, il faut rétablir le grec et le latin pour les futurs instituteurs, car seul l’esprit classique peut résoudre le problème de l’instruction publique, apte qu’il est à former le raisonnement dans l’esprit latin. Une latinité à remettre sur le devant de la scène, avec la parité des langues latines : selon Maurras, l’apprentissage d’une langue étrangère sert en réalité plus à mettre « dans l’ambiance du pays » qu’à réellement apprendre, et nous devrions accorder autant d’importance aux langues latines, proches de nous culturellement, qu’à l’anglais, qui était à l’époque déjà prépondérant. Et en dernier lieu, il faut, pour compléter l’œuvre éducative, créer un service civil « appliqué à des tâches d’intérêt national, pour lesquelles on ne laissera point la jeunesse se morfondre en attente vaine… »

Récapitulons les thèses de Maurras :

La France a été perdue par des gouvernants va-t’en-guerre, corrompus et déconnectés du réel ;

Contrairement à l’histoire officielle, les nationalistes ont été pacifistes et les démocrates belliqueux ;

L’Angleterre a une fois de plus joué contre la France en faisant la pluie et le beau temps sur le continent et nous affaiblissant pour la cinquième fois depuis 1778, ici en utilisant De Gaulle ;

En France la République est le règne de l’Etranger ;

La lutte de classes est un obstacle à l’union et la complémentarité des classes et, tout comme les partis politiques, ne contribue qu’à diviser les Français.

Face à cela, pour le Maurras de 1941, il s’agit de :

Redresser la France, et pour cela, rechercher l’« Unité française d’abord » en se regroupant autour de la personne du Maréchal Pétain et travailler de concert sans parlementer ;

« Ordre d’abord. Progrès ensuite », par la restauration de l’Etat, le sens de la hiérarchie et l’application de la devise « Travail, Famille, Patrie » et ce qu’elle implique : défense des travailleurs français, valorisation de la famille et du patrimoine, défense de la seule France et des seuls Français en leur redonnant leur souveraineté ;

Réformer pour gommer les erreurs successives commises depuis la Révolution : effacer les mensonges républicains, revaloriser les langues régionales tout en préservant l’unité nationale, redonner leur sens aux provinces qui constituent l’âme de la France, opérer une refonte de l’enseignement.

En résumé, si certains points peuvent paraître dépassés, voire erronés, il faut reconnaître que la critique reste sur de nombreux points étonnement actuelle : la France est devenue une annexe anglo-saxonne, nos dirigeants sont prêts à s’aligner sur les vœux de guerre de leurs maîtres, notre souveraineté appartient au passé, des prodromes de guerre civile couvent – mais nos dirigeants, une fois de plus, font les autruches, tandis que l’exaspération de la lutte des classes et des diverses revendications intercommunautaires (au sens large) a instauré un climat délétère.

Une fois de plus, bien sûr, nos dirigeants nous mettront en garde : choisir entre eux, le camp du Bien, ou la France de la haine, recuite et moisie, des Pétain et Maurras… voilà comment ils poseront le problème. Mais quand on lit Maurras aujourd’hui, on se dit que c’est un peu plus compliqué que ça…

Citations :

« Nous n’avons qu’une devise : La France. Nous ne sommes ni Allemands, ni Anglais. Nous sommes Français. LA FRANCE SEULE ou, si l’on aime mieux, LA SEULE France, tel est l’axiome fondamental. »

[Une citation  aussi belle dans la théorie qu’inepte en termes de stratégie pratique, soit dit en passant – l’Action Française en a payé le prix…]

« Dans notre Démocratie, où tout le monde se tutoyait, tout le monde se détestait aussi, sauf, peut-être, ceux que liaient – et encore ! – certains intérêts difficilement avouables. Il eût fallu un seul chef, comme à tout grand Etat. »

« Le jeune Etat français est fort. Mais il est neuf. On voudrait bien pouvoir le faucher avant qu’il soit trop élevé au-dessus de terre. Il ne s’agit en définitive que de miner, saper, dénigrer, et, si possible, détruire un gouvernement français, parce qu’il n’est que Français : celui du Maréchal Pétain. »

« Quand une idée est vraie, et qu’elle a puisé dans la réalité certaine une raison d’être solide, comment ferait-elle pour ne pas aboutir ? Ses ennemis eux-mêmes travaillent à sa réalisation. »

« Il n’y a de facile que les petites choses, il n’y a que les petits hommes pour aimer les facilités. »

« Ne penser qu’à la France ; la seule France… C’est pour elle qu’il faut travailler. »

« Savoir pour prévoir afin de pouvoir. »

Sur De Gaulle :

« Canonner une colonie française du haut d’un navire anglais, à la tête de troupes anglaises, est une drôle de façon de faire la guerre à l’Allemagne – et à outrance encore ! Il serait enfantin d’en être surpris. L’ancien client de Paul Reynaud se montre digne du patron. Il avait le choix entre la carrière du chef militaire loyal et les chemins de la révolte ambitieuse. Les conséquences du mauvais choix ne pouvaient que s’en suivre. »

« Parler de France libre était d’un beau toupet quand, au service de l’Angleterre on coudoyait pour camarades d’ergastule toutes les épaves, tous les répondants, tous les payés et tous les payeurs des cabinets Blum, Daladier, Paul Reynaud et consorts. »

Sur la féodalité :

« La vraie féodalité était une hiérarchie fraternelle. Elle unissait en un même service public le chef, le paysan, le soldat, le bourgeois. Elle s’élevait jusqu’au roi, qui, pour en venir, n’avait rien d’un parvenu. »

Sur la lutte des classes :

« Au lieu donc de déterminer une sorte de fuseau, de longitude, partant des fonds les plus intimes de la société pour s’élever graduellement aux sommets et comprenant tout l’entre-deux, la société ne sera plus composée que des couches de latitudes, se superposant sans communiquer entre elles de haut en bas. »

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