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La gauche va-t-elle voler au secours d’Al-Qaïda ? | Par Adrien Abauzit

Publié le : 31/08/2013 22:42:50
Catégories : Adrien Abauzit , Articles auteurs , Auteurs , Billets d'actualité

Que se passe-t-il en Syrie ? Officiellement, un méchant dictateur réprime son peuple sans raison aucune par pure perversité. En réalité, l’Arabie Saoudite et le Qatar paient des milices terroristes se revendiquant du djihâd afin de renverser un régime alaouite, jugé hérétique par les pétromonarchies. D’un certain point de vue, on nous rejoue la guerre d’Espagne : nous retrouvons l’ingérence étrangère et les brigades internationales.


L’armée française en Syrie ?

Première réflexion : les intérêts de la France, de prime abord, n’ont rien voir là-dedans, elle n’a donc pas de raison première de s’en occuper.

Deuxième réflexion : si un jour nos banlieues s’embrasaient encore, sur tout notre territoire, compte tenu de l’emprise grandissante de l’économie parallèle, de l’accroissement des tensions communautaires, de l’explosion du nombre de racailles et de leur nouvelle ultraviolence, la déflagration serait autrement plus redoutable qu’en 2005.

Imaginons ensuite que pour soutenir les « insurgés » (révoltés que les classes moyennes françaises leur payent leur RSA et leur HLM), l’Arabie Saoudite et le Qatar organisent la venue massive de terroristes dans notre pays. Pourrions-nous accepter cela ? Réglerions-nous la situation en leur envoyant des fleurs et des bonbons ?

Par haine de soi et haine de la France, la gauche débilo-couille-mollesque peut-être n’y trouverait rien à redire, mais une droite authentique et enracinée riposterait pour défendre l’indépendance nationale. Et si, suite à cette riposte, des puissances se concertaient pour punir la France de la répression des « rebelles », quelle tête ferions-nous ?

Bref, la situation est kafkaïenne. Tant pour son honneur que pour éviter de lancer une pagaille incontrôlable au Moyen-Orient, le bon sens nous hurle de laisser les affaires syriennes aux principaux intéressés. Le parlement britannique a déjà pour sa part fait preuve de sagesse.

Flamby XVI, grâce à la jurisprudence ouverte par les Anglois, disposait d’un prétexte pour ne pas attaquer la Syrie. Mais voici que dans les colonnes du Monde, il bombe le torse et se déclare prêt malgré tout à intervenir si nécessaire. Dans un somment de tartufferie, Flanflan se refuse en revanche de parler de guerre et préfère parler en novlangue de « sanction d’une violation monstrueuse des droits de la personne humaine ». Nous sommes au regret de lui répondre que les civils tués et blessés par les bombes de la coalition dont la France ferait partie, ne verraient pas la différence entre une bombe lancée pour motif de guerre et une bombe lancée pour motif de violation monstrueuse des droits de la personne humaine.

De toute manière, quelles que soient ses déclarations, Hollande n’a aucune autonomie sur le dossier syrien et fera ce que son maître et idole, Saint Barack Obama, prix Nobel de la paix rappelons-le, lui ordonnera de faire.

Envoyons plutôt l’armée française dans nos cités

L’intervention militaire à des milliers de kilomètres de la France est d’autant plus outrageante, que le peuple français, depuis la Seconde guerre mondiale, n’a jamais eu autant besoin de son armée sur son territoire. Quotidiennement, le peuple français est agressé, attaqué, insulté, humilié, persécuté. Nos racailles n’hésitent plus à exterminer les éléments courageux du peuple français qui s’opposent à leurs razzias. Profitons de ce texte pour saluer la mémoire de l’héroïque Jacques Blondel sur qui, Claude Askolovitch, en bon bobo puceau du réel, après avoir recommandé au peuple de France de se soumettre aux racailles, a craché, en lui reprochant d’avoir « transformé des voyous merdeux en assassins ». Répugnant.

Un chef d’Etat digne de ce nom ne laisserait pas son peuple vivre un tel martyr. L’impunité extraordinaire de nos racailles, illustrée notamment par la réforme pénitentiaire à venir, dissone avec le zèle que met François Hollande à vouloir punir Bachar el-Assad. Depuis longtemps, la police n’a plus les moyens de lutter contre la féodalisation de la France. Seule l’armée pourra démanteler l’économie parallèle et expulser de nos territoires les seigneurs de guerre et leurs sbires.

A bon entendeur.

Adrian Abauzit
31 août 2013

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