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La loi Macron n’aura aucun impact positif sur l’économie française | Par Adrien Abauzit.

Publié le : 26/02/2015 05:29:21
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Notre cirque médiatique a été ces derniers jours un terrain de lutte entre les partisans et les adversaires de la loi Macron.


Malgré une opposition de façade, les intéressés avaient un point commun : ils prétendaient que la loi aurait, en bien ou en mal en fonction des chapelles, des conséquences gigantesques.

Le très nerveux Manuel Valls nous explique que les mesures consacrées par la loi Macron sont indispensables à la compétitivité de la France, tandis que le très comique Gérard Filoche nous annonce qu’une casse méthodique du droit du travail est organisée.

Or, lorsque l’on s’attarde sur le texte de la loi adopté, on ne retrouve que des micro-mesures dont les effets seront probablement pour le moins limités.

Ni la nouvelle règlementation du travail le dimanche, ni la réforme des conseils de prud’hommes, ni la (fausse) réforme des professions règlementées, ni l’encadrement des retraites chapeau, ni l’ouverture à la concurrence des autocars, ni la privatisation des sociétés gérant les aéroports, ni les nano-dispositions relatives au licenciement économique ou à la vie des PME ne bouleverseront la vie des Français.

Ajoutons qu’aucune mesure n’est de nature à faciliter l’entreprenariat ou la diminution de notre coût du travail.

Si l’objectif de la loi était véritablement l’augmentation de la croissance, le moins que l’on puisse dire est que le contenu de la loi est proprement hors-sujet. Car quels sont les boulets que traine l’économie française ? Il y en a deux majeurs.

L’entretien sur le sol français de près de 15 millions d’austro-hongrois coûte une véritable fortune à la France. La facture, que l’on peut évaluer à plusieurs dizaines de milliards d’euros, se paye d’abord par un surcroît d’impôts et de cotisations sociales. Le surcroît de cotisations sociales est la véritable cause du niveau trop élevé du coût du travail français.

Ce problème ne sera réglé que par une politique de remigration.

Le libre-échange que nous impose Bruxelles est peut-être adapté à l’économie allemande, mais il ne l’est pas à l’économie française. La passoire bruxelloise, en désindustrialisant l’économie française, a détruit l’activité économique de nombre de nos provinces.

Ce problème ne sera réglé que par un bras de fer victorieux contre Bruxelles (faux-nez de Berlin).

Le bol d’oxygène indispensable à l’économie française ne peut donc se payer qu’au prix d’une transgression complète de l’idéologie dominante. La loi Macron est à des années-lumière de cette hypothèse.

L’économie française n’a pas besoin à proprement parler de réformes (mot dont par ailleurs on ne sait plus trop ce qu’il veut dire). Elle a besoin avant tout d’une classe politique capable de s’opposer à la tutelle germano-bruxelloise et déterminée à mettre en œuvre une politique pacifique et raisonnée de remigration.

Adrien Abauzit
25 février 2015.

Billet initialement publié sur La Gauche m'a tuer.

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