La marche républicaine était le cortège funèbre du politiquement correct | Par Adrien Abauzit

Publié le : 15/01/2015 10:34:00
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Plusieurs millions de Français ont participé à la marche dite républicaine ; évènement organisé par le très essoufflé Hollande afin de redorer sa cote de popularité historiquement basse.


De prime abord, la gauche sort renforcée par les manifestations massives du 11 janvier. En réalité, ces marches étaient le cortège funèbre de la bobocratie et du politiquement correct.

Que des millions de Français aient « marché » est un bon signe de vitalité, car le moteur principal de cette marche a été la crainte de voir périr le peu qu’il reste de civilisation dans notre société. Tel est donc le paradoxe de l’évènement : il relève à la fois d’un sursaut populaire et d’une injonction du pouvoir.

Les bobos ont eu peur. Très peur. Mais peur de quoi ? Certains diront du terrorisme, tout en feignant de ne pas voir que ces attentats sont le fruit du multiculturalisme, lui-même fils du mondialisme.

Les plus lucides, Dieu merci il en reste chez les gens de gauche, ont commencé à comprendre que l’immigration n’était pas forcément une chance pour la France. Désormais, on distinguera trois catégories de bobos :

– Les authentiques puceaux du réel : éloignés des réalités de l’immigration, ils continueront à s’extasier devant la contre-colonisation de la France et à traiter de fascistes les Français qui la combattent.

– Les religieux : généralement situés dans la classe moyenne, bien qu’étant au contact de la réalité, donc étant capable de la voir, ils refuseront de l’admettre et de l’intégrer par pur dogmatisme.

– Les lucides : moins lobotomisés que les autres catégories, ils condamneront la poursuite de l’immigration, en tout cas ses conséquences. Certains voteront Front national en douce, d’autres se réfugieront dans l’abstention.

Si la bobocratie  a été si choquée par cette série d’attentats, en particulier celui visant Charlie Hebdo, c’est parce qu’elle s’est sentie directement visée par les terroristes. Les bobos sont pétrifiés car malgré leurs insultes régulières sur tout ce qui touche de près ou de loin l’âme de la France, ils se rendent compte qu’un précipice les sépare encore des chances pour la France. Malgré le paternalisme de la gauche envers les français administratifs, ces derniers considèrent toujours les bobos comme leurs ennemis.

De nombreux observateurs ont remarqué que les plus de 50 ans formaient une large part du cortège. Il n’est pas anodin que ces générations dressées à la haine de la police et de l’autorité, aient applaudis les forces de l’ordre dans diverses villes. En agissant ainsi, les intéressés ont eux-mêmes enterré leur propre idéologie.

Politiquement, la bobocratie est virtuellement terminée. Le réel est en train de reprendre ses droits.

La rupture de stock du dernier Charlie Hebdo a de quoi impressionner. Mais il ne s’agit que d’une poudre aux yeux conjoncturelle. Le mouvement des plaques tectoniques reste le même : la société française se droitise.

L’effervescence médiatique retombera vite. Et les élections départementales feront probablement triompher l’abstention et le Front national.

Adrien Abauzit
14 janvier 2015

Billet initialement publié sur La Gauche m'a tuer.

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