Évènement

La terreur fabriquée (Webster G. Tarpley)

Publié le : 18/06/2009 00:00:00
Catégories : Géopolitique

reichstag

L’historien américain Webster G. Tarpley est un des principaux dissidents actuels aux USA. Dans « La terreur fabriquée », il explique pourquoi, à son avis, le 11 septembre 2001 a constitué la plus grande opération d’intoxication et de désinformation de l’histoire.

Voici un résumé rapide de ses thèses principales.


*


1) L’enquête officielle a été faite pour cacher la vérité

La commission officielle, dite Kean-Hamilton (10 membres, dont 4 appartiennent au CFR), a selon Tarpley délibérément falsifié la chronologie des évènements relatifs aux interactions entre l’administration fédérale de l’aéronautique et le commandement de la défense aérospatiale en Amérique du Nord. Elle a omis, tout aussi délibérément, de s’intéresser aux coups de téléphone reçus par la Maison Blanche au matin du 11 septembre, coups de téléphone qui laissent penser que quelqu’un, quelque part, s’était approprié les codes top-secret du gouvernement des USA. Elle a totalement ignoré la question pourtant cruciale de l’impossibilité technique, a priori, de l’effondrement des trois tours qui se sont écroulées le 11 septembre. Bref, l’examen des méthodes utilisées par cette commission démontre assez clairement que la thèse officielle n’a pas été élaborée pour révéler la vérité, mais pour cacher les questions gênantes.

2) L’attitude du gouvernement britannique démontre une volonté manipulatrice

Les autorités américaines ne sont pas seules en cause. Le gouvernement britannique, dans les semaines suivant le 11 septembre, a diffusé de nombreuses informations soit fausses, soit biaisées. Sur le 11/9 proprement dit : affirmations sans preuve concernant l’identité des pirates de l’air. Sur les suites du 11/9 : affirmations sans preuve (et totalement erronées selon toute probabilité) concernant les liens entre le régime irakien et Al-Kaïda, ainsi que concernant la présence d’armes de destruction massive en Irak.

3) La non détection de la menace par les services secrets US est inexplicable

Il est pratiquement impossible que la CIA et le FBI n’aient pas été au courant à l’avance de ce qui se tramait. Pas moins de 11 (!) services secrets étrangers avaient averti les services US de l’existence d’une menace de cet ordre dans la période considérée. Le Mossad aurait fourni, quelques semaines avant l’attentat, une liste de 200 terroristes islamistes potentiels, parmi lesquels 4 des coupables présumés, déjà repérés sur le sol US (rappelons à ce propos que quelques heures avant les attentats, plusieurs employés des firmes israéliennes ayant des bureaux au WTC ont reçu un email les avertissant de l’imminence d’attaques terroristes sur NY). Les services français avaient alerté leurs homologues américains concernant Moussaoui. Un mois avant le 11/9, un agent américain mentionna explicitement, dans un rapport, que Moussaoui envisageait de faire s’écraser un gros porteur sur les tous jumelles. Si jamais dans l’histoire il y eut une opération prévisible, une menace détectée, ce fut bien celle-là ! – Et rien n’a été fait pour empêcher l’attentat. La thèse officielle n’a jamais éclairci ce point, se bornant à évoquer une « responsabilité générale » des services.

4) L’absence de réaction de l’US Air Force ne peut s’expliquer que par des complicités internes

Le jour de l’attentat, aucun avion de chasse n’a décollé dans les temps pour pister les avions détournés, alors que les procédures exigent que dès qu’un avion de ligne s’éloigne de son plan de vol au-dessus du sol américain, l’US Air Force fait décoller un intercepteur sans délais. Encore plus fort : on voudrait même nous faire croire qu’un avion détourné a pu non seulement voler plus d’une heure sans être intercepté par la chasse US, mais en outre qu’il a pu pénétrer dans le périmètre aérien de sécurité du Pentagone.

L’explication officielle est que ce jour-là, un exercice de très grande ampleur avait lieu aux USA (exercice dont une des finalités était de tester les réactions de l’USAF à un détournement d’avion utilisé comme missile). Or, cet exercice de très grande ampleur eut pour effet, pour une journée et une seule, de faire désactiver toutes les procédures de contrôle aérien d’urgence. Ainsi, on voudrait nous faire croire que par un hasard extraordinaire, les « terroristes » ont eu la chance incroyable de lancer leur attaque LE jour où c’était possible, parce que justement ce jour-là, on « testait » leur scénario d’attaque… Absurde, évidemment. Quelqu’un, au plus haut niveau, a coordonné l’opération – seule explication possible.

5) La manipulation du terrorisme, voire sa fabrication, est une vieille stratégie de l’oligarchie américano-britannique

Al-Kaïda est à l’origine une création de la CIA, utilisée pour combattre les soviétiques en Afghanistan. Or, tout indique qu’elle est encore cela. Sauf que désormais, elle permet à l’oligarchie US de conduire une guerre secrète… contre son propre peuple. Au demeurant, il n’y a là rien d’original. Depuis toujours, le terrorisme est pour l’essentiel une stratégie des oligarchies (par exemple Giuseppe Mazzini au service de l’Empire Britannique, pour déstabiliser l’Autriche ; ou encore l’instrumentalisation de la Rote Armee Fraktion par les services anglo-américains pour élimiter Detlev Rohwedder, homme politique est-allemand réticent en 1991 à mettre aux enchères son ancien pays ; ou encore l’instrumentalisation des Brigades Rouges par les services US pour se débarrasser d’Aldo Moro, qui voulait associer le PC italien au gouvernement démocrate-chrétien). D’une manière générale, le terrorisme est un moyen, pour un pouvoir occulte, de conserver le contrôle soit en éliminant un adversaire (instrumentalisation de l’assassin politique), soit en perturbant un processus socio-politique (stratégie de la tension), soit en poussant un groupe assimilable à un ennemi à commettre un acte odieux (stratégie du renversement des rôles, l’agresseur réel se faisant passer pour l’agressé – cas le plus célèbre : la conspiration des poudres, dès le XVII° siècle).

6) Certaines défaillances dans l’appareil d’Etat ne peuvent s’expliquer que par la volonté de nuire

Il est possible d’identifier un certain nombre d’acteurs dans les services US qui n’ont manifestement pas fait ce qu’ils auraient dû faire. Certains ont fait preuve d’une telle négligence qu’elle ne peut être que volontaire. C’est le cas par exemple de Dave Frasca, chef du bureau du fondamentalisme islamiste au FBI. C’est lui, en particulier, qui s’est opposé à ce qu’on recherche l’ordinateur portable de Moussaoui.

7) Les structures organisationnelles existaient, qui pouvaient piloter une opération de cet ordre depuis l’intérieur de l’oligarchie US

Aux USA, la communauté du renseignement est, depuis les années Reagan, largement privatisée. Une grande partie des moyens relatifs aux opérations de renseignement et d’action secrète (40 milliards de dollars par an, tout de même) servent à acheter des prestations, rendues par des entreprises totalement privées. Par ailleurs, depuis la menace d’impeachment sur Clinton, l’habitude s’est prise que ce soit un cénacle de bureaucrates qui dirige de facto les USA, le président ayant en réalité perdu complètement la réalité du pouvoir (c’est ainsi que le bombardement du Kosovo ne fut pas décidé en réalité par Clinton, totalement paralysé, mais par un groupe réuni autour d’Al Gore). Il existe, à Washington, depuis quinze ans, une faction belliciste de moins en moins contrôlable, et qui ne cacha pas, à la fin des années 90, qu’elle souhaitait un « nouveau Pearl Harbor » pour pousser le peuple américain à accepter une stratégie guerrière dirigée contre les rivaux potentiels de l’Amérique.

8) L’utilisation du 11 septembre par l’oligarchie US indique que ces attentats meurtriers ont permis à cette oligarchie d’atteindre certains objectifs stratégiques

La décision d’attaquer l’Irak n’eut évidemment rien à voir avec les attentats du 11/9. Elle résulta fondamentalement du fait que Saddam, après des années d’embargo, avait décidé de « punir » les anglo-saxons en passant du dollar à l’euro pour vendre son pétrole. Les USA, dont l’économie productive est sinistrée par vingt ans de néolibéralisme aberrant, ont absolument besoin de conserver la monnaie de réserve pour maintenir le niveau de consommation de leur plèbe sous-productive et les bénéfices de leur élite corrompue.

9) De nombreux indices laissent penser que le véritable scénario du 11 septembre, c’est un coup de force à l’intérieur de l’appareil d’Etat US

On sait aujourd’hui qu’il s’est passé beaucoup de choses, le 11 septembre 2001, à côté des attaques par avion. Le matin, un commando probablement moyen-oriental a tenté de pénétrer dans la résidence du président Bush, peut-être pour l’assassiner. Certains détails laissent penser que ce commando, finalement intercepté par certains agents de sécurité, bénéficiait de la complicité passive d’autres agents.

Peu après l’impact sur le Pentagone, un appel parvint à la Maison Blanche. « Le prochain, » dit le correspondant anonyme, « ce sera l’Ange ». Or, l’Ange est ce jour-là le nom de code pour Air Force One (un code non public, qui change constamment). Cheney avertit alors Bush de cette menace, soulignant qu’elle émanait probablement de gens au fait des procédures confidentielles de l’appareil d’Etat US. Mais, et c’est là que l’histoire devient très étrange, pendant toute la matinée, Air Force One continua à voler sans escorte de chasseurs en protection.

Par ailleurs, peu après les attentats, Vladimir Poutine appela George Bush, alors à bord d’Air Force One. Il faut se souvenir du contexte : un an plus tôt, l’incident du Koursk avait fortement dégradé les relations entre USA et Russie, le sous-marin russe ayant probablement été victime d’une collision avec un sous-marin US ou anglais. La tension règne. Pourquoi, dans ce contexte, Poutine appelle-t-il Bush ? Sans doute parce que les USA viennent de passer au stade d’alerte nucléaire qui précède immédiatement la guerre. Que lui dit-il ? On ne le sait pas exactement. Que répond Bush ? On ne le sait pas davantage. Mais ce qu’on sait, c’est que la Russie décide ensuite de ne pas répondre à l’alerte US en franchissant un seuil d’alerte supplémentaire.

Plusieurs indices laissent penser qu’en réalité, au matin du 11 septembre 2001, nous sommes passés très près du déclenchement d’une guerre mondiale. Les attentats, en réalité, sont probablement le fait d’une fraction criminelle de l’oligarchie US, et dans cette perspective, les évènements du 11 septembre, en particulier l’échange Bush-Poutine, s’éclairent d’un jour nouveau. Poutine a peut-être appelé Bush pour se faire confirmer que la situation, malgré le coup d’Etat en cours, restait sous contrôle.

10) Al-Kaïda est une filiale des services secrets américano-britanniques

Bien loin de chercher à mettre la main sur Ben Laden, les USA ont tout fait pour ne pas l’appréhender. Fait peu connu, ils ont même refusé une proposition soudanaise de livrer Ben Laden (en 1996, donc après les premières attaques d’Al Kaïda). Encore plus fort : en juillet 2001, Ben Laden a été soigné à l’hôpital américain de Dubaï, et à cette occasion, il a reçu la visite du représentant local de la CIA (alors là, les bras nous en tombent ; c’est tout juste si Laura Bush ne lui expédie pas de cookies maison…). Pendant ce temps, le gouvernement britannique incube allègrement les filières du Jihad depuis le Londonistan, et tout indique que les services britanniques sont les principaux organisateurs du terrorisme islamiste dans le monde, tandis que c’est un sergent des forces spéciales US qui a entraîné les terroristes responsables de l’attaque sur le WTC en 1993. Tarpley cite de nombreux faits qui, peu à peu, nous amènent à l’hypothèse finalement très crédible d’une intégration totale entre les ennemis de façade, Al-Kaïda et les services secrets anglo-britanniques.

11) De nombreux indices laissent penser que les « pirates » officiellement identifiés n’étaient que des lampistes

Les USA possèdent, avec le système « Global Hawk », les moyens de télécommander sans problème un avion à distance (et même contre la volonté de son équipage)… et cela ouvre des pistes de réflexion intéressantes sur le véritable scénario du 11/9. Des éléments techniques laissent penser que Mohammed Atta, en particulier, a bénéficié, de son vivant, de dérogations aux règles de sécurité en matière de visa – dérogations qui ne peuvent s’expliquer que par des protections au sein de l’appareil d’Etat. Des pressions ont été exercées par le FBI sur les témoins de la période US d’Atta, pour les amener à garder le silence sur certains détails inexplicables. En outre, plusieurs des « pilotes présumés » du 11/9 ont effectué des séjours sur les bases de l’USAF. Par ailleurs, l’école de pilotage où se sont formés la plupart des terroristes présumés entretient des liens troubles avec le monde du renseignement : elle est liée à une petite compagnie aérienne dont il est quasiment certain qu’elle a servi à des opérations clandestines organisées par la CIA sur Cuba, ainsi que lors des opérations contra. A ces éléments s’ajoutent une foule de questions étranges : les pirates n’étaient probablement pas capables d’accomplir les manœuvres complexes visant à encastrer les gros porteurs dans les tours jumelles, la manière dont ils ont laissé des traces de leur passage partout semble pour le moins incohérente, comment expliquer la présence du passeport de l’un d’entre eux retrouvé près du WTC ? Pourquoi le seul avion abattu ce jour-là, probablement par la chasse US fut-il aussi celui où, semble-t-il, les passagers avaient réussi à maîtriser les terroristes ? On aurait voulu empêcher l’interrogatoire ultérieur desdits terroristes qu’on ne s’y serait pas pris autrement. Beaucoup d’éléments convergent en tout cas vers la même piste : il s’agirait d’une bande de lampistes, à qui on aurait fait croire qu’ils allaient commettre un détournement d’avion classique (et cette théorie « colle » avec le pilotage à distance via Global Hawk).

12) L’effondrement des tours jumelles est très suspect sur le plan technique

Pour les techniciens qui ont étudié l’affaire, la seule hypothèse qui permet d’expliquer l’effondrement des tours (compte tenu de la manière dont il s’est produit) est la démolition contrôlée. Des bandes de NBC News, en outre, révèlent très clairement des explosions de démolition contrôlée. L’explosion qui a frappé le bâtiment WTC6, situé au nord de la tour nord, n’a pas pu être provoquée par la collision des avions, c’est matériellement impossible. Indice complémentaire : le week-end du 8 et 9 septembre, un exercice de « panne de courant » avait été réalisé au WTC. Les caméras de surveillance avaient été désactivées, justement aux étages où les charges de démolition ont probablement été placées. Autre indice : les sismographes ont enregistré une violente secousse juste avant que les tours ne s’écroulent. Et la cerise sur le gâteau : l’entreprise chargée de collecter les débris métalliques, Controlled Demolition, était la même qui avait déjà été chargée de nettoyer le site fédéral d’Oklahoma City après l’attentat de 95 – et en avait profité pour effacer toutes les traces. Peine perdue : depuis, on a retrouvé des traces d’explosifs dans les poussières au pied des anciennes tours [fait non connu à l’époque à Tarpley écrivait].

13) L’attaque sur le Pentagone ne peut pas avoir été conduite par un avion de ligne

Si les explications officielles de l’effondrement du WTC sont peu crédibles, celles de l’attaque sur le Pentagone sont tout simplement grotesques. Tout d’abord, la forme du trou creusé par l’impact dans le Pentagone prouve que ce n’est pas un Boeing 757 qui a percuté l’immeuble : c’est physiquement impossible. En outre, on n’a jamais vu un avion de cette taille percuter un mur devant une pelouse… sans que la pelouse ait à en souffrir. En fait, il est quasiment certain que c’est un missile qui a percuté le Pentagone, étant donné la nature des dommages infligés.

14) L’idéologie de l’élite américano-britannique entre en cohérence spontanée avec le mythe du 11 septembre 2001

Enfin, il existe des raisons de fond de croire qu’une fraction de l’oligarchie US est en pleine dérive néofasciste. La fraction néoconservatrice, explique Webster, possède une pensée structurée, quoique profondément stupide, qui fonctionne en boucle en vue d’un seul impératif : maintenir le principe oligarchique, coûte que coûte. Sa pensée inspirée de Léo Strauss, et indirectement de Carl Schmitt, vise à garantir le maintien de la domination d’une « élite » autoproclamée sur la masse passive. Radicalement antichrétienne (pour Tarpley, le « sionisme chrétien » n’est qu’un habillage destiné à duper le bon peuple), la vulgate néoconservatrice est organisée autour de la fascination pour la violence, pour la guerre, pour la cruauté – vus comme autant de « remède » à la dégénérescence de l’homme occidental. La pensée nietzschéenne (de très bas étage) qui anime cette fraction fournissait l’arsenal idéologique capable de justifier une entreprise comme le « coup d’Etat mondial » que fut, probablement, le 11 septembre 2001.

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