La vision de l’Europe de Gabriele Adinolfi

Publié le : 06/05/2019 18:21:13
Catégories : Billets d'actualité

Gabriele Adinolfi est pratiquement inconnu en Norvège. Cependant, il s’est fait un nom dans les cercles européens de la droite radicale.


Avec Roberto Fiore, Gabriele Adinolfi fut le fondateur de Terza Posizione dans les années 70, et dans les années 80 il s’exile en France au cours de ce que l’on définit comme les « années de plomb ».

De retour en Italie au XXIe siècle, il s’est imposé comme théoricien nationaliste et idéologue au sein de son propre Institut, Polaris, et est l’un des inspirateurs du mouvement social Casa Pound. Adinolfi a écrit un livre sur l’Europe. C’est un livre dont pourraient bénéficier tous ceux qui aspirent à une alternative à l’UE actuelle.

« Il était une fois une avant-garde », est le titre de la première partie du livre. Adinolfi souligne ici que les critiques formulées par de nombreux nationalistes européens envers l’UE manquent de perspective. Cela contraste vivement avec les visions européennes que les nationalistes européens ont proposées il y a quarante ans. Cette fois, c’était la « nation européenne » à l’ordre du jour politique.

« Europa Nation » était un slogan, tout d’abord, présent dans les cercles nationalistes en Italie et en France. L’idée d’une Europe unie vient de la conviction que toutes les grandes puissances de l’empire telles que la Grande-Bretagne, la France, les Pays-Bas et l’Espagne avaient perdu leurs colonies. Ils ont ensuite entrepris des chemins différents. Les nations européennes pouvaient soit réduire leurs ambitions aux États-Unis et à l’Union soviétique, laissant ces dernières décider des grandes puissances de valeur, et ainsi les choses se sont poursuivies.

Gabriele Adinolfi

Les défenses réactionnaires aident uniquement les forces subversives

Selon Adinolfi, les nationalistes européens sont passés d’être une avant-garde politique et intellectuelle à être des forces réactionnaires en faveur de structures qui ont perdu leur substance originelle et ont joué leur rôle. La plupart des euro-critiques et des eurosceptiques défendent l’État-nation européen tel qu’il était auparavant. Les États-nations socio-démocrates et nationaux-démocrates des années 50 et 60 portaient les germes qui nous ont menés aux problèmes actuels.

Il est bien connu que l’UE souffre à la fois du « déficit démocratique », de la taille et de l’inefficacité de la bureaucratie, et des groupes de pression influents qui mettent les hommes politiques en marge des décisions. Ces problèmes ont déjà été bien discutés en public, mais s’agit-il simplement d’un problème inhérent à l’UE ? Ne parle-t-on pas plutôt d’un problème concernant l’ensemble de la démocratie libérale ? Adinolfi est de cet avis et pense qu’il est illusoire de penser que cela serait moins présent dans les pays modelés selon le modèle de la démocratie libérale. Ceux qui le pensent ne savent pas comment fonctionne la démocratie libérale et à quel point toutes les structures alternatives et bien fondées sont défaites lentement.

Voici ce qui se passe dans grande partie de la lutte conservatrice actuelle. Le « conservatisme » de notre époque est pratiquement un libéralisme qui conduit au frein à main. Il ne faut que plus de temps pour arriver à la même situation. Le « sens commun » selon lequel « la plupart des gens » se proclament des mouvements populistes n’est normalement rien de plus qu’un désir de freiner le développement considéré par eux comme trop rapide, mais contre lequel ils n’ont pas d’alternative crédible. Adinolfi nous apporte quelques réflexions sur la narration officielle :

1) Les nationalistes parlent de regroupement autour de la « famille », mais de quelle famille parlent-ils précisément ? La famille telle qu’elle est devenue aujourd’hui, un « substitut » de la famille traditionnelle qui avait son rôle naturel dans le sein d’une famille nombreuse, dans la société clanique, et qui, de cette manière, pouvait servir de brique à une société construite de façon organique.
D’autre part, le noyau de la famille moderne est atomisé et isolé des autres familles, tout comme le citoyen ordinaire l’est de la société de consommation. Les enfants seront par la suite emmenés aux jardins d’enfants pour apprendre à « socialiser » plutôt que de rester isolés à la maison. En Norvège nous entendons les mêmes arguments sur la question des allocations pour le congé parental.

2) Nous voyons que les défenseurs de la conscience traditionnelle perdent le discours sur le mariage et l’adoption des homosexuels. Pourquoi les homosexuels n’auraient-ils pas les mêmes droits et ne bénéficieraient-ils pas des mêmes chances que les hétérosexuels ? Pourquoi les chrétiens conservateurs devraient-ils commencer à s’immiscer dans ce que font les autres et comment vivre leur vie privée ? Lorsque le mariage et la famille ont été réduits à quelque chose du domaine purement privé, ce n’est plus que du moralisme quand on veut dire aux autres comment vivre sa vie. Une telle réglementation détaillée rompt également avec le modèle de l’administration indo-européenne de l’homme libre qui se discipline (cela reflète la mythologie dans laquelle, contrairement aux religions du Moyen-Orient, il n’a pas toujours été contraint de se soumettre à une autorité, cela sous peine de pénalités). Adinolfi soutient que le mariage doit être placé dans un contexte qui dépasse le simple type de contrat entre deux époux et des individus égoïstes – comme il est devenu aujourd’hui. Il dit que ce n’est qu’ainsi que nous pourrons riposter aux attaques répétées du lobby des LGBT.

La famille est un contexte.

Et pourquoi ne pas porter un jugement sur notre Norvège :

3) En ce qui concerne la langue dialectale écrite, il a été avancé que, à juste titre, le Nynorsk (nom du dialecte officiel en Norvège) avait gagné en tant que langue apprise et pour son enracinement. La plupart de ceux qui défendent la forme parlée officielle, le Bokmål, n’y donnent aucune explication. Pourquoi ne pas prendre le taureau par les cornes et valoriser les idéaux norvégiens ?

C’est une critique fondamentale à la démocratie libérale que l’État démocratique se constitue comme une structure parallèle qui ruine lentement les structures qui ont maintenu la société depuis le début – en référence aux thèses de Charles Maurras sur le « pays formel » et le « pays réel ». Tout ce qui depuis le début était considéré comme ayant de la valeur et de l’importance, s’est perverti par les démocraties libérales pour devenir le contraire, ce que nous pouvons maintenant confirmer.

Adinolfi affirme que tout ce qui se fait est d’aider les forces destructives si d’autres alternatives ne peuvent pas être mises en évidence par rapport à la deuxième plus mauvaise alternative.  C’est l’histoire de l’Europe : une alternative radicalement nouvelle et crédible est nécessaire. De la même manière que la famille, la nation doit retrouver sa substance et ne peut le faire que dans un contexte plus large. Ce contexte plus large est le grand destin que les peuples européens ont en commun.

Les États-nations isolés ne sont pas un modèle à réadopter

Les États nationaux français, italien, britannique et allemand ne sont plus les grandes puissances d’avant la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est pas la perte des colonies qui en est la raison. Dans les années 1980, nous avons obtenu la surveillance par satellite et dans les années 1990 Internet. Nous avons réussi à capturer le « Big Data » et la surveillance de masse à grande échelle des grandes puissances – faisant référence aux surveillances faites sur les gouvernements allemands.

Les États-nations ne peuvent rien contre cela. Il faut un contre-pouvoir à niveau continental. Un retour aux États démocratiques nationaux libéraux peut seulement rendre l’Europe encore plus faible qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les États européens ne resteront avec aucun pouvoir réel, mais devront faire face aux mêmes problèmes qu’auparavant, et cela à un niveau où il n’est plus possible de leur porter secours.

À en juger par l’équipement militaire, il est si coûteux et sophistiqué qu’aucun pays ne peut le tenir à jour. Il faut collaborer. En ce qui concerne la Suède, si elle à l’intention de continuer à développer des avions de combat, il faut que les pays nordiques unissent leurs forces – plutôt que de jeter des milliards par la fenêtre aux États-Unis comme ils font aujourd’hui.

C’est juste d’affirmer que l’Europe s’est bien developpée dans le domaine aérospatial et dans l’avionique. Les coopérations entre ESA, Airbus et Eurofighter sont de bons exemples que les Européens peuvent coopérer pour unir leurs forces. La crise de l’euro et le flux migratoire en Europe démontrent que quelque chose est fondamentalement dysfonctionnel au sein du système de l’UE. Si l’on veut sortir du dysfonctionnement dominant, il faut une vision alternative. Les États nationaux ne peuvent gagner en influence et pouvoir si cela se produit au sein d’une Europe fédérale, voilà le point qu’Adinolfi nous apporte.

Les identités régionales, nationales et européennes sont renforcées réciproquement et sont complémentaires.

De même, Adinolfi ne croit pas que les identités régionales, nationales et européennes soient en conflit entres elles. Il prend l’exemple de l’Allemagne. L’organisation de L’allemagne en Bundesländer avec leurs identités et spécificités, montre que les identités régionales ne doivent pas être au détriment de l’identité nationale. Au contraire, elles peuvent se renforcer réciproquement. Un régionalisme à l’allemande, aurait pu diminuer grand nombre de conflits et de tensions ethniques auxquelles sont condamnées la France et l’Espagne. Tant que l’identité ethnique est au centre, toutes les identités retrouvent leur place naturelle dans la hiérarchie.

En voyageant en France, nous pourrions remarquer que seulement un type de nationalisme unidirectionnel a gouverné en France depuis la révolution française. Ce nationalisme s’appelle le jacobinisme. Après la Révolution française, les anciennes provinces ont été remplacées par un groupe de « départements » dans lesquels la frontière fut déplacée de façon aléatoire – il y avait même plusieurs noms dans la ville. L’Alsace par exemple, a été classée comme départements 67 et 68. Cette intrusion était une politique très consciente consistant à briser les identités locales et à imposer la culture de Paris à tout le peuple.

Les gouvernements ont récemment divisé le pays dans de nouvelles régions plus vastes, mais il s’agit de nouvelles régions divergentes, construites uniquement à partir d’une fusion aléatoire de petites régions. C’est le parti socialiste dominant qui a bénéficié du pouvoir de la majorité pour imposer à nouveau ces changements, contre les votes de l’UMP et du Front national. À en juger ainsi, les gouvernements n’auraient pas aidé les autorités à fusionner la Bretagne et la Loire en un rassemblement de régions bretonnes, comme l’insistait la population locale, et nous rappelons que la traditionnelle Alsace de langue allemande fut rattachée de force à La champagne et l’Ardenne dans une région gigantesque sans histoire, chose qui n’avait jamais eu lieu auparavant. Le Premier ministre, Manuel Valls, est allé jusqu’à dire qu’il « n’y avait pas de peuple alsacien » (Manuel Valls : « Il n’y a pas de peuple alsacien. Il n’y a qu’un seul peuple français », dna.fr 14 octobre 2014). Nous ne bénéficions pas de la construction de régions liées à des spécificités historiques et ethniques.

En Alsace, les jeunes luttent pour préserver l'identité, la langue et la culture locale.

1989/1990 : une occasion historique perdue

Il y a eu au moment du tournant 1989/1990 une grande volonté pour un rassemblement de l’Europe. L’Allemagne et la France parlaient d’avoir une seule armée Européenne. Cela n’est pas tout : la Russie était en fait disposée à céder la Prusse orientale à nouveau, mais le gouvernement de Bonn a rejeté la proposition – le plus probablement par peur des réactions du Royaume-Uni – et ce drame fut caché au grand public pendant vingt ans. A cette époque la Russie était près de la faillite et aurait volontiers accueilli Königsberg (Kaliningrad). La Pologne aurait-elle pu faire de même ? Ici, une réaction en chaîne dont personne n’aurait connu la fin aurait pu se produire (Kjelda: « Wiedervereinigung: Moskau bot Négociations sur Ostpreußen an », Der Spiegel du 21.05.2010). À ce stade, la CDU n’avait pas encore approuvé la ligne Oder-Neisse. Malheureusement, le dirigeant de la CSU, Theo Waigel, a pris la parole au Schlesiertreffen en septembre 1989. Personne du NDP n’oserait aujourd’hui proposer un objectif du genre :

« Avec la reddition de la Wehrmacht allemande le 8 mai 1945, l’empire allemand n’a pas chuté. Aucune loi internationale ne sépare les parties situées à l’Est du reste de l’empire allemand. […] Notre objectif politique est et restera de faire en sorte que l’Allemagne puisse rester autonome pour développer son État ».

Une Europe unie, où l’Allemagne serait aussi bien le moteur politique qu’économique ? Cela aurait été trop beau pour être vrai. La République démocratique a en revanche été annexée à l’Otan dans La République fédérale. Et quelques décennies plus tard, la France a réintégré l’OTAN. Lorsque les États-Unis font pression pour faire entrer la Turquie dans l’Union européenne, ce n’est pas seulement parce qu’ils ne veulent pas d’une Europe « européenne ». Ils ont peur de ce qu’une seule Europe est capable de réaliser. Une Europe qui se rassemble sur des bases différentes de celles de l’économie pure.

Flambeau : l’UE n’est pas antidémocratique, au contraire, elle est trop démocratique

L’Union européenne a été critiquée pour être antidémocratique. Adinolfi met tout cela sans dessus-dessous : le problème fondamental est que l’UE est démocratique. Des ministres de différents pays participent à la table ronde pour prendre des décisions, et peuvent tout au plus prendre des décisions ayant une majorité. De cette manière, l’UE ne détient aucune autorité politique – ce sont les commissions bureaucratiques qui ont fait les lois et les règlements que les ministres doivent discuter. Étant donné que la Commission européenne ne dispose d’aucune autorité politique dont elle serait responsable, elle devient une proie vulnérable pour tout type de groupes de pression économiquement puissants. La Banque centrale européenne ne peut émettre que 8% de l’euro. Selon Adinolfi, elle devrait pouvoir tout faire. Ce sont les banques nationales des différents pays propriétaires de la banque centrale, mais la plupart des banques nationales échappent au contrôle politique. La banque centrale italienne a été privatisée en 1981. Adinolfi affirme que ce n’est pas un retour antidémocratique aux banques nationales qui est nécessaire, mais un véritable contrôle politique de la Banque centrale européenne. Par exemple, les assemblées nationales de différents pays pourraient choisir directement des représentants, dans les villes, plutôt que les banques centrales. En outre, la banque centrale devrait se fixer davantage d’objectifs que simplement la stabilité monétaire absolue. La croissance économique et le nivellement social sont également importants.

L'immigration de masse est l'instrument du grand capital.

La nouvelle Europe ne peut être créée par elle-même

L’outil de nivellement que l’Union européenne représente aujourd’hui représente, et qui n’est conçu que pour la surveillance financière, doit être remplacé par un instrument organique. Dans un instrument qui donne aux Européens la force à tous les niveaux – plutôt que d’écarter et de détruire.

Gabriele Adinolfi sait que les visions qu’il propose sont loin de ce que la plupart des gens pensent être possibles aujourd’hui. Sans vision radicale, il est impossible de changer de cap.

Aucune réaction n’a réussi sans un changement fondamental de pouvoir. Le fait est que nous avons tous les problèmes que nous avons avec l’UE au niveau national. Démanteler l’UE signifie se retrouver avec les mêmes problèmes à un niveau où nous sommes encore plus impuissants. « Le nationalisme dans un pays » ne mène nulle part, cela signifierait simplement donner aux États-Unis, à la Russie et à la Chine le leadership mondial.

Il est clair que chaque État peut choisir de « collaborer » à des tâches qui les concerneraient autour d’une table, où les ministres discutent et prennent des décisions communes, tandis que les commissions et les agences planifient et effectuent des tâches – mais dans ce cas, nous serions pratiquement là où l’UE est aujourd’hui (c’est la même chose que nous voyons en miniature en Norvège, où les grandes entreprises intercommunales vivent hors du contrôle politique).

Adinolfi ne nous dit pas de devenir des lobbyistes européens, mais plutôt le contraire : il soutient que des contre-mesures doivent être élaborées pour le système européen actuel. Cela doit se faire à partir de zéro et au niveau européen.

De nombreux partis et mouvements nationalistes se présentent aux élections avec un bon programme. En outre, ils peuvent jouer sur le mécontentement général avec l’opinion publique tout en obtenant de bons résultats électoraux. Le problème est que cela s’arrête toujours là : il y a une limite à ce qui peut être accompli dans la sphère parlementaire et les gens nous tournent tôt ou tard le dos lorsqu’ils constatent que rien ne se produit. Ils finissent dans le néant sans avoir exploité le chaos social qui aurait pu leur apporter le soutien nécessaire pour avancer.

Nous avons besoin de construire la base sociale qui nous permette de nous positionner et de pouvoir ainsi mettre nos idées à la pratique. Nous devons œuvrer à la fois politiquement et méta-politiquement pour mettre en place un contre-pouvoir capable de contrer plus tard les forces pro-européennes en vigueur aujourd’hui. Des projets sociaux comme la Casa Pound Italienne ne sont que l’une des nombreuses initiatives de ce genre. À travers Casa Pound, nous essayons de trouver ce qui est nécessaire et ce que le pouvoir refuse de donner, comme par exemple en occupant des bâtiments pour donner un toit aux pauvres. Faites des actions concrètes qui montrent aux gens que cela nous apporte des fruits, au lieu de protester et de demander aux politiciens de faire quelque chose. Adinolfi nous apporte également l’exemple de la Chrysi Avgi en Grèce. Ils ont profité des bons résultats des élections pour mettre en place des installations pour les agriculteurs. Les parlementaires ont également ouvert des supermarchés pour les pauvres, où les plus démunis peuvent trouver les produits dont ils ont besoin pour leur maison. En outre, ils ont organisé des « groupes itinérants » qui se déplacent pour aider là où il y a des problèmes.

Ensemble pour l’Europe

Ensemble pour l'Europe.

Plusieurs Européens sont confrontés à des problèmes d’immigration de masse directement sur leur peau, surtout ceux qui appartiennent aux couches à bas rendement, qui se voient recevoir un nouveau prolétariat exploité à bas prix. Mais le vieux sentiment d’identité et de culture perdue se font ressentir, est c’est justement là qu’il faut nouer des alliances à la fois sociales et par-delà les frontières nationales. Adinolfi pense à différents types d’initiatives et de campagnes que les nationalistes peuvent lancer partout en Europe, et au thème qui dépasse les problèmes nationaux « habituels ». La même lutte contre l’industrie pharmaceutique qui condamne les personnes à prendre des vaccins inutiles. Une autre proposition d’Adinolfi est de lancer une campagne de promotion pour la nationalisation des ressources naturelles dans l’ensemble de l’Europe, qui ont été vendues par les entreprises multinationales. Il s’agit ici d’un problème que nous partageons tous de la même manière, et dans ce cas, nous devons placer l’opposition au même niveau européen.

Adinolfi souligne que la nouvelle Europe doit être créée à partir de zéro et les nationalistes doivent être les leaders dans ce travail – car personne d’autre ne peut faire ce travail à leur place.

À la fin du livre, Adinolfi présente quelques réflexions sur une sorte de syndicalisme pour les diverses industries et régions d’Europe. Il a également proposé certaines idées sur un Sénat européen – et sur une désintégration dans divers types de régions culturelles et commerciales qui devraient correspondre aux différentes mentalités et coutumes européennes en matière de travail. Il rêve d’un empire européen, avec des États, des régions et des communautés nationales travaillant librement au sein du gouvernement fédéral.

Cependant, à mon avis, le type de structure de pouvoir rigide imaginant une nouvelle Europe est un peu trop large, et comment ces nouvelles structures devraient permettre aux citoyens européens de reprendre leur destin en main. Dans tous les cas, Adinolfi nous éclaircis sur les faiblesses à la fois de l’État-nation et de l’UE d’aujourd’hui, et a constitué un bon point de départ pour les échanges auxquels doivent faire face les nationalistes et les critiques de l’UE, sur ce que devrait être notre alternative.

O. Torheim

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Source : EurHope

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