Le coup d’état occidental en Ukraine | Par Lucien Cerise

Publié le : 22/05/2014 15:09:00
Catégories : Articles auteurs , Auteurs , Billets d'actualité , Lucien Cerise

L’organisation la plus impliquée physiquement dans le putsch de Kiev s’est fait connaître sous le nom de Pravy Sektor (Secteur Droit). Il s’agit d’une fédération de groupes de combat qui se sont développés en Ukraine depuis 1990 (UNA-UNSO, Trident, etc.), imprégnés d’une imagerie fasciste et néonazie, et dont le dénominateur commun est de prendre la Russie pour cible constante de tous leurs discours et actions.


Une fois le putsch accompli à Kiev, des signes avant-coureurs d’une dissolution officielle de Pravy Sektor par le nouveau pouvoir laissaient penser que cette organisation serait jetée après usage. C’est évidemment le sort qu’elle aurait connu si elle n’avait été qu’un outil de fortune, récupéré et manipulé à l’occasion par l’OTAN mais possédant une logique propre et autonome ; donc un outil fondamentalement incontrôlable, imprévisible et dangereux à terme pour son manipulateur car capable de lui échapper ou de se retourner contre lui. Or, il semble bien que Pravy Sektor et ses diverses composantes ne soient pas des émergences spontanées qui auraient été infiltrées et noyautées dans un second temps, mais qu’il s’agisse de pures créations de synthèse de l’OTAN dès l’origine, assurant ainsi une docilité totale à leurs maîtres. À l’appui de cette thèse, un certain nombre d’éléments permettent de reconstituer le puzzle des méthodes de travail OTANesques pour déstabiliser et envahir les pays en s’appuyant sur des milices locales formées dans ce but.

Scott Rickard

Le 03/03/14, Scott Rickard, un ancien officier des services secrets américains, expert linguiste de la NSA et de l’US Air force, s’exprimait sur la chaîne d’information Press TV. Il confirmait à cette occasion que les événements en Ukraine avaient été orchestrés par les États-Unis depuis des années, et donnait les noms de deux individus ayant investi de leurs fortunes privées pour fomenter les troubles : George Soros et – moins prévisible – Pierre Omidyar, fondateur de eBay.1

Le 06/03, la chaîne Russia Today réalisait un entretien de ce même agent de renseignement, qui déclarait que son pays appliquait en Ukraine la même stratégie qu’en Afrique ou au Moyen-Orient : « Les États-Unis établissent des réseaux stratégiques autour du globe, certains sont liés à des organisations humanitaires, et d’autres à des organisations fascistes et à des individus qui feront leur sale boulot. »2

Le 17/03, toujours sur Russia Today, Scott Rickard pointait la responsabilité d’ONG, comme USAID ou la NED, ainsi que d’hommes de l’ombre, inconnus du grand public, tels que Semion Mogilevich, Carl Gerschman ou le rabbin Yaakov Bleich. Dans le même entretien, Rickard soulignait aussi l’implication américaine dans le djihadisme islamique, ainsi que les rôles de l’OTAN, de l’UE et d’Israël dans cette politique hégémonique et impérialiste occidentale qui ne parvient à se réaliser que par la violence et le chaos.3

Le 28/03, l’agence de presse Ria Novosti rapportait dans son édition francophone de nouveaux propos de ce spécialiste de l’action clandestine :

« "Depuis 20 ans, Washington œuvrait à élargir, voire à pousser l’Otan du côté de l’Ukraine (…). Le renseignement américain travaillait en Ukraine, mais la Crimée, peuplée essentiellement de Russes, représentait un théâtre des opérations plus difficile pour les Américains qui s’y faisaient remarquer tout de suite", (…) en règle générale, les Américains coopèrent avec de petits groupes éditant des journaux locaux à de faibles tirages pour conditionner les gens. "C’est ainsi qu’ils arrivaient à rassembler à des actions de protestation plus d’un demi-million de personnes à Kiev (…), mais ils n’ont réussi que deux fois de mobiliser quelque 500.000 manifestants, alors que la population de l’Ukraine approche 50 millions d’habitants", (…) ce résultat n’était pas fameux, compte tenu du fait que 20 ans avaient été mis à la préparation de ces actions de protestation et près de 5 milliards de dollars avaient été dépensés rien que par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). »4

Victoria Nuland

Le 06/02/14, une conversation téléphonique interceptée entre Victoria Nuland, secrétaire assistante de John Kerry au département d’État des USA, et Geoffrey Pyatt, ambassadeur des USA en Ukraine, fuitait sur internet. On y entendait les deux hauts fonctionnaires américains discuter tranquillement des individus à choisir pour composer le prochain gouvernement ukrainien.5

Le 22/02, deux semaines plus tard, le putsch avait lieu, le président en exercice à Kiev prenait la fuite, et l’agenda défini à Washington poursuivait son cheminement.

Le 21/04, la même Nuland avouait sur CNN que son pays avait dépensé cinq milliards de dollars en Ukraine pour accompagner les changements de régime depuis la fin de l’Union soviétique :

« QUESTION: So I don’t know whether you heard that, Victoria, but Nikonov, the member of Parliament, saying that you had spoken for about five billion dollars for democracy, and they see that as a code word for “regime change.”
ASSISTANT SECRETARY NULAND: I didn’t hear Mister Nikonov speaking. The United States has invested some five billion dollars in Ukraine since 1991 when it became an independent state again after the collapse of the Soviet Union. And that money has been spent on supporting the aspirations of the Ukrainian people to have a strong, democratic government that represents their interests. But we certainly didn’t spend any money supporting the Maidan; that was a spontaneous movement, which is a far cry from what we are concerned Russia is up to now in eastern Ukraine. »6

L’ingérence américaine dans les affaires internes de l’Ukraine est ici reconnue sans la moindre ambiguïté, pour être niée dans la phrase suivante : « Les États-Unis ont investi quelques cinq milliards de dollars en Ukraine depuis 1991 (…) Mais nous n’avons certainement pas dépensé d’argent pour soutenir le Maïdan ; c’était un mouvement spontané (…) » Autrement dit : « Oui, nous l’avons fait, mais attention, cela ne veut pas dire que nous l’avons fait ! » Mais alors, où sont donc passés ces cinq milliards de dollars ?

Dmytro Yaroch

Un début de réponse pourrait être : ces cinq milliards de dollars sont allés dans les stocks d’armes et dans les camps d’entraînement paramilitaires dont Dmytro Yaroch, le chef de Pravy Sektor, reconnaît l’existence dans son pays depuis une vingtaine d’années.

Le 04/02/14, Yarosh lui-même confirmait ces suppositions dans deux articles, le premier dans Time (« Dans son interview avec TIME, Yarosh (…) révélait pour la première fois que Pravy Sektor a amassé un arsenal d’armes létales ») et le second dans The Daily Journalist :
« – Have you conducted training before?
– Yes, for 20 years. We already have a lot of generations who have been changed by it. My kids were small at one time, and now my daughter is 20 years old, and she’s spent her whole life in Trident. (…)
– Where exactly do these training sessions take place?
– At camps throughout Ukraine: Dnipropetrovs’k, Dniprodzerzhyns’k, Kryvyi Rih, Pavlohrad, Nikopol’ and so on. Guys get together, and they have their plan of activities for a month, for half a year, for a year. They go through training and lessons. They conduct various events aimed at the de-communization and decolonization of Ukraine. (…)
– How do you finance your organization?
– I am not involved in that issue, but it’s all financed by people. (…) »7

Quand il prétend « ne pas être impliqué dans le sujet, mais c’est entièrement financé par les gens », Yaroch botte en touche sur la question du financement de son organisation, pourtant capable d’amasser un arsenal et d’organiser dans plusieurs régions et depuis 20 ans des camps d’entraînement où des groupes se rendent avec un plan d’activités pour un mois, six mois ou un an, et y suivent des formations et des cours.

Le 09/03, Radio France Internationale (RFI) rapportait la première conférence de presse de Yarosh en tant que candidat à l’élection présidentielle. Il y tenait des propos clairement en faveur d’une intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne : 

« Dmytro Yarosh s’était fait connaître pour ses appels à une "révolution nationaliste", qui rendrait l’Ukraine aux Ukrainiens. Mais il soutient désormais la signature de l’accord d’association avec l’Union européenne. Et à l’heure d’une possible guerre contre la Fédération de Russie, il se targue d’une ouverture généreuse. "L’Union européenne doit être ouverte, non seulement à l’Ukraine, mais aussi à la Russie, poursuit Dmytro Yarosh. Les Russes sont une nation européenne, et ils ont le droit à un futur normal, au lieu d’être les otages des ambitions impériales de leur gouvernement". »8

Le 19/03, dans un entretien pour Newsweek titré « Yarosh: Russians, rise up against Putin! » (« Vous les Russes, soulevez-vous contre Poutine ! »), le même individu poursuivait en parlant du « régime fasciste » de Poutine :

« Newsweek: Is it true that you have been training Right Sector forces for more than 20 years? Yarosh: I was training paramilitary troops for almost 25 years. Although we just came out of the revolution, my guys are continuing military training all across Ukraine, ready to cleanse the country of the occupiers. (…) I would advise Russians citizens to start their struggle against Putin’s fascist regime. (…) Putin built up his power by fascistic methods. He ignored the constitutional rights of Russian citizens. In Russia, police beat up those taking part in mass protests in Moscow and St. Petersburg. That smells of fascist methods to me. They arrest protesters carrying antiwar signs. That is fascism. (…) We supported the first Chechen war against Russian empire. We sent a delegation to Chechnya. We helped treat the Chechen wounded here. And we publish Chechen books. »9

Les liens avec les islamistes tchétchènes de l’OTAN sont ici reconnus depuis la première guerre de Tchétchénie (1994-1996).

Le 24/03, un vétéran de cette première guerre, l’un des leaders charismatiques de Pravy Sektor, Alexandr Muzychko, soudain tombé en disgrâce – sans doute trop encombrant et versatile – était assassiné par la junte putschiste de Kiev, celle-là même qu’il portait au pouvoir un mois plus tôt.10 Aux alentours du 24/03 également, Dmytro Yarosh, plus docile et flexible, était récompensé pour ses bons et loyaux services par ses maîtres qui lui accordaient la direction officielle d’un réseau de 23 camps d’entraînement disséminés en Ukraine. Ils n’ont pas été créés en un mois. Ce sont les fameux camps dans lesquels Yarosh lui-même entraînait des jeunes (dont ses propres enfants, apparemment) et ils conserveront la même finalité : former les jeunes générations aux méthodes et à l’univers paramilitaire, afin de terroriser la population ukrainienne et d’attaquer la Russie quand l’ordre en aura été donné à Washington.11

Le 28/03, le journal hebdomadaire polonais Nie (« Non ») publiait un article attestant de l’implication de la Pologne voisine (membre de l’OTAN), dans le coup d’État en Ukraine. L’article fut commenté par Thierry Meyssan sur le Réseau Voltaire et une traduction est disponible sur Scriptoblog. On y lit que le gouvernement polonais, non content de soigner dans ses hôpitaux les blessés de l’Euro-Maïdan, essentiellement des individus aux crânes rasés et couverts de tatouages de croix gammées et autres symboles explicites, avait en plus organisé leur formation aux techniques putschistes et de combat de rue deux mois avant les événements, en prodiguant un encadrement conjoint de sa police et de son armée.12

Le 31/03, un article traduit dans Le Grand Soir rapportait des informations de terrain illustrant la complicité des organisations putschistes avec les puissances occidentales. Un membre de Pravy Sektor s’exprimait ainsi :

« "L’Union Européenne nous a été favorable et il serait bien d’y adhérer par la suite, c’est pour cela que certains ajoutent de petites étoiles autour de notre écu national. Certainement, nous sommes bien la troisième voie, oui, au sein de l’OTAN. Si les Américains nous soutiennent nous pourrons affronter même la Russie". (…) En plus, depuis la fin de l’année passée tous les deux [Svoboda et Pravy Sektor] bénéficient d’une structure, d’un financement et d’une croissance difficiles à expliquer, et qui ont été attribués par l’ex chef du renseignement, Alexánder Yakimenko, "à l’évidente arrivée de dons étrangers par l’intermédiaire de quelques ambassades qui ont distribué de grandes quantités de devises. Cela a pu se vérifier par les visites qu’ils ont faites à des ambassades comme celles de Pologne et des États-Unis ou grâce aux changes de dollars qui ont eu lieu autour de Maidán". Des milliers de gilets pare-balles à 1200 dollars l’unité, des équipements radio pour communiquer, des cantines de quoi alimenter toutes leurs "brigades" ou des fusils à visée télescopiques qui furent utilisés lors de "Euromaidán", tout cela suppose des dépenses considérables qui contredisent la thèse de groupes surgit de la marginalité et du chômage. Précisément dans une de ces cantines, la "patriote Sofiya" comme l’appellent ses compagnons, sert la soupe, le café, les sandwiches aux militants de garde. Si on lui demande qui finance ces cantines qui fonctionnent 24 heures sur 24 pour approvisionner quelques milliers de néonazis, elle répond évasivement "beaucoup de gens nous aiment bien, dans le pays et à l’extérieur". »13

Le 01/05, un parti politique de l’extrême-gauche française, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), publiait dans son mensuel L’Anticapitaliste un article réalisé en janvier et répétant la version de l’OTAN sur les événements, à savoir qu’il s’agissait d’une révolution populaire spontanée, en dépit des évidences :

« Les gens sont incroyablement déterminés. Ils occupent la place centrale de Kiev depuis deux mois et continuent à la tenir contre la police, avec par exemple des barricades hautes de quatre mètres. De nombreux immeubles de la zone sont occupés, dont les bureaux du maire, le siège central des syndicats et un grand centre d’exposition. On voit partout une infrastructure auto-organisée pour de la nourriture chaude, du chauffage, des soins médicaux, des centres d’information, des vêtements chauds et d’autres choses encore. Le niveau d’auto-organisation est impressionnant. Tout cela a été mis en place par les gens eux-mêmes, pas par des partis politiques. »14

Commentaire

Plusieurs conclusions s’imposent du recoupement de ces informations : l’Euro-Maïdan de Kiev, vendu dans les médias comme une révolution spontanée contre un gouvernement corrompu, était en fait prémédité et se préparait en entraînements paramilitaires depuis 25 ans. La continuité de l’effort entre l’avant et l’après putsch est assurée par une fixation sur la Russie, dont le régime est décrit comme « fasciste », et qui semble menacer l’Ukraine d’une « occupation ». Dmytro Yarosh insiste tant sur la « menace russe » qu’il va jusqu’à conseiller aux Russes de « commencer le combat contre le régime fasciste de Poutine », dévoilant une rhétorique « antifasciste » et « antirusse » qui ressemble étrangement à celle de ses compatriotes Femen et des « antifascistes » adolescents d’Europe occidentale, tous en chœur avec les éléments de langage des grands médias et de l’OTAN. En outre, cerise sur le gâteau, Yarosh reconnaît également les liens poussés de son organisation avec les islamistes de Tchétchénie. La boucle est ainsi bouclée. L’axe Washington/Tel Aviv (véritable tête de l’alliance militaire), fabrique ses groupes de combat antirusses en les adaptant aux cultures locales. L’OTAN a ainsi créé de toute pièce : 
1) un islamisme dit « djihadiste », pro-américain et pro-israélien, agresseur en Tchétchénie de la Russie « impérialiste et mécréante » (reproductible dans d’autres régions en modifiant seulement les noms) ;
2) une ultragauche occidentale dite « antifa », pro-américaine et pro-israélienne, totalement compatible avec le capitalisme et prête à attaquer la Russie « fasciste qui persécute les homosexuels » ;
3) une ultra-droite ukrainienne dite « ultranationaliste », pro-américaine et pro-israélienne, également prête à attaquer la Russie « fasciste et impérialiste ».

Évidemment, les groupes de combat sous tutelle de l’OTAN ne s’attaquent pas entre eux. Par exemple, les « antifascistes » français ne prononcent jamais rien de rédhibitoire contre les « djihadistes », pas plus que contre les « fascistes/néonazis » en Ukraine, mais en revanche, passent leur temps à accabler Bachar El-Assad et Vladimir Poutine de tous les noms. Plus encore, ces groupes de combat sont appelés à collaborer et à travailler la main dans la main. La guerre en Tchétchénie a déjà permis aux « djihadistes » et aux « fascistes/néonazis » ukrainiens de faire connaissance et d’entamer un partenariat contre la Russie qui se poursuit encore aujourd’hui en Ukraine. Il reste maintenant à connecter les « antifascistes » occidentaux aux deux autres. L’union sacrée contre la « menace russe », le « fascisme russe » et « l’impérialisme russe » devrait servir de storytelling de coagulation entre ces divers groupes incompatibles sur le fond. Les « antifascistes » accepteront volontiers de collaborer avec les « djihadistes », au motif de « lutter contre l’islamophobie » et donc « pour l’islamisation ». En revanche, la greffe avec les « fascistes » ne se réalisera qu’au prix d’un relooking sémantique de ces derniers, qui devront être dépeints comme des « résistants à l’impérialisme russe », l’anti-impérialisme jouissant d’emblée d’une signification défensive capable de rassembler sur la base d’un positionnement victimaire. Cette mue de la mouvance d’ultra-droite ukrainienne est en cours sous l’impulsion de Dmytro Yarosh lui-même, qui modifie progressivement son logiciel pour l’adapter à l’ouverture au mondialisme et à l’Union européenne, révélant ainsi sa vraie finalité : rabattre les tendances nationalistes européennes sur une voie de garage inoffensive et compatible avec toutes les organisations mondialistes, de l’UE à l’OTAN. « I would like to stress that, on our part, the Right Sector always has and continues to support the signing of the EU Association Agreement, and we are grateful to the EU for their support ».15 Par ailleurs, des sections non-ukrainiennes de Pravy Sektor sont en train d’apparaître dans divers pays, dont la France.

La méthode de Dmytro Yarosh nous fournit un exemple typique d’ingénierie sociale. Le hameçon pour gagner la confiance, ce sont les objectifs affichés de Yarosh dans ses diverses interventions, qui sont de décoloniser l’Ukraine, de la purger du communisme et de la dé-russifier. Dans les faits, concrètement, c’est évidemment le contraire qui advient. Le projet de décoloniser l’Ukraine aboutit à en faire une colonie américaine. Les purges anti-communistes marchent de pair avec l’annexion à la nouvelle Union soviétique européenne capitaliste de Bruxelles. La dé-russification signifie la destruction identitaire de l’Ukraine, berceau historique du monde russe et slave. Et le tout, loin de rendre l’Ukraine à elle-même, culmine dans une guerre civile qui doit être exportée en Russie dans le cadre d’un conflit triangulé propagateur de chaos et à étendre au monde entier.

Lucien Cerise


Notes :

1« US orchestrated overthrow in Ukraine: Analyst », Press TV, interview with Scott Rickard, former American intelligence linguist, 03/03/14.
http://www.presstv.ir/detail/2014/03/03/353030/us-orchestrated-overthrow-in-ukraine/

2« US using their Africa and Middle East strategy in Ukraine », Russia Today, 06/03/14.
http://rt.com/op-edge/us-middle-east-strategy-ukraine-214/

3« US foreign aid agencies paid for Kiev street violence - ex-US agent Scott Rickard », Russia Today, 17/03/14.
http://rt.com/shows/sophieco/ukraine-revolution-usa-support-246/

4« Ukraine : les USA ont mis 20 ans à préparer l’EuroMaïdan (ex-espion américain) », Ria Novosti, 28/03/14.
http://fr.ria.ru/world/20140328/200833896.html?fb_action_ids=717807001583159&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582

5« Ukraine crisis: Transcript of leaked Nuland-Pyatt call », BBC, 07/02/14.
http://www.bbc.com/news/world-europe-26079957

6« Interview With Christiane Amanpour on CNNI’s Amanpour », U.S. Department of State (Interview, Victoria Nuland, Assistant Secretary, Bureau of European and Eurasian Affairs, Via Satellite, Washington, DC), 21/04/14.
http://www.state.gov/p/eur/rls/rm/2014/apr/225076.htm

7« Exclusive: Leader of Far-Right Ukrainian Militant Group Talks Revolution With TIME », Time, 04/02/14.
http://time.com/4493/ukraine-dmitri-yarosh-kiev/

Interview with Dmytro Yarosh, Leader of Right Sector », The Daily Journalist (Ukrains’ka Pravda, 04/02/14, An Interview by Mustafa Nayyem and Oksana Kovalenko. Translated from Ukrainian by William Risch).
http://thedailyjournalist.com/the-expert/interview-with-dmytro-yarosh-leader-of-right-sector/

8« Présidentielle en Ukraine : l’ex-paramilitaire Yarosh devant la presse », RFI, 09/03/14.
http://www.rfi.fr/europe/20140309-presidentielle-ukraine-dmytro-yarosh-praviy-sektor-extreme-droite/#./?&_suid=139988635342801187259223274108

9« Yarosh: Russians, rise up against Putin ! », Newsweek, 17/03/14.
http://www.newsweek.com/2014/03/28/yarosh-russians-rise-against-putin-248025.html

10« Coup d’État occidental en Ukraine : Pravy Sektor, jeté après usage »
http://www.scriptoblog.com/index.php/blog/geopolitique/1353-coup-d-etat-occidental-en-ukraine-pravi-sektor-jete-apres-usage-par-lucien-cerise

11« Kiev authorities giving school camps to neo-Nazis for military training »
http://voiceofrussia.com/news/2014_03_22/Kiev-authorities-giving-school-camps-to-neo-Nazis-for-military-training-5367/

« Coup d’État occidental en Ukraine : Washington et Tel Aviv à la manœuvre »
http://www.scriptoblog.com/index.php/component/content/article/83-billets-dauteur/1288-coup-d-etat-en-ukraine-washington-et-tel-aviv-a-la-manoeuvre-par-lucien-cerise

12« Coup d’État occidental en Ukraine : traduction de l’article du journal "Nie" sur Pravy Sektor et l’implication de la Pologne »
http://www.scriptoblog.com/index.php/component/content/article/60-le-meilleur-du-web/geopolitique/1427-coup-d-etat-occidental-en-ukraine-traduction-de-l-article-du-journal-nie-sur-pravy-sektor-et-l-implication-de-la-pologne

13« Les néonazis patrouillent à Kiev », Le Grand Soir, 06/04/14.
http://www.legrandsoir.info/les-neonazis-patrouillent-a-kiev-rebelion.html

14« Retour sur Maïdan, ses contradictions et les tâches de la gauche », entretien du 19/01/14, L’Anticapitaliste n°54, 01/05/14.
http://npa2009.org/content/retour-sur-maidan-ses-contradictions-et-les-taches-de-la-gauche

15 « Dmytro Yarosh, Leader of the ‘Right Sector’: We are Against Xenophobia and Antisemitism », Ukraine Crisis Media Centre, 08/03/14.

http://uacrisis.org/dmitrijj-yarosh/


Partager ce contenu