« Le spectacle de la manipulation fétichiste des attentats...‏ » | Par Francis Cousin

Publié le : 25/09/2014 06:55:00
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Pour qui sont ces bombes …

Face à la crise accélérée de la tromperie capitaliste, l’explosion terroriste est une diversion nécessaire au risque d’explosion sociale…

Le terrorisme est toujours l’instrument de manipulation du spectacle étatique de la marchandise universelle…

« Les bombes-fusées qui tombaient chaque jour sur Londres étaient probablement lancées par le gouvernement de l’Océania lui-même, « juste pour maintenir les gens dans la peur » 
- George Orwell, 1984


Auguste Vaillant est un anarchiste français. Au lendemain du scandale de Panama de 1892 qui révéla la corruption généralisée du personnel politique du parlementarisme des honoraires, cet homme qui voulait venger la mort de Ravachol lança une bombe d'une grande puissance dans l'hémicycle de la chambre des députés le 9 décembre 1893. Cette dernière chargée de clous, de morceaux de zinc et de plomb s'abattit sur les députés et sur les spectateurs assistant aux délibérations. Une cinquantaine de personnes furent blessées dont Auguste Vaillant lui-même. Celui-ci, condamné à mort, fut alors guillotiné le 5 février 1894 à l’âge de 33 ans.

Sur ce terrain fabuleux et factice de duperies diverses et variées que sait parfaitement mettre en scène le théâtre du faux, l’examen des archives policières de la fin du XIX° siècle, permet d’affirmer que les attentats spectaculaires attribués aux anarchistes et notamment celui commis par Vaillant, étaient en fait directement initiés puis supervisés par Louis Andrieux, le préfet de police,  lui-même ancien procureur à la répression de l'insurrection d'avril 1871 qui avait ébranlé Lyon à la suite de la Commune de Paris. Son but consistait à mettre la main sur un repaire de dynamiteurs avantageusement pré-fabriqué en permettant leur preste arrestation afin de permettre, à partir des mystifications politiques de la sorte mises en marche, de légitimer les fameuses lois dites « scélérates ». Ces dernières, en fonction de l'inquiétude de l'opinion publique astucieusement construite et de l’abrutissement journalistique habituel qui en appelait bien sûr à des mesures d'exception, rendirent alors possible la reconversion domesticatoire des actions ouvrières radicales au travers des mouvements syndicaux et politiques de l’assagissement forcené…

Comme Marx qui avait fort bien anticipé toute la puissance machinique de l’arraisonnement capitaliste l’avait judicieusement souligné ; ce qui peut dorénavant se faire à l’échelle macro-industrielle des réseaux électroniques et numériques de la chosification omni-présente contemporaine est bien entendu sans commune mesure avec ce qui pouvait se bricoler à l’époque artisanale d’une police encore largement dilettante. Désormais, la domination pleinement accomplie de la liberté despotique du profit, de ses sciences et de ses officines spéciales a permis que plus rien n’échappe, ni en amont ni en aval, à l’autocratie universelle du fétichisme de la marchandise et de toutes ses technologies de production, de reproduction, de surveillance et d’impeccable quadrillage.

Le Proche-Orient moderniste des années 1960 où l’arriération islamique était peu à peu renvoyée aux poubelles de l’histoire par le surgissement nassérien et baasiste d’un non-alignement géo-politique novateur en recherche d’un tracé capitaliste spécifique, a maintenant volé en éclats à mesure que les sidérés salafistes de tous les califats manipulés de l’imposture américano-sioniste ont été précipités sur le devant de la scène des pantomimes du mensonge déconcertant. Tous les États considérés comme potentiellement problématiques par le Mossad et la CIA, de la Libye à l’Irak en passant par l’Egypte, l’Iran ou la Syrie ont été vitrifiés, démantibulés, atrophiés ou neutralisés au point où Tel-Aviv peut enfin régner maintenant sans partage sur une vaste zone molle qui, des rives de la Méditerranée jusqu’aux lisières du Pakistan, laisse libre cours à l’exclusivisme de son impérialisme militaire et commercial.

Depuis que la France a définitivement capitulé en 1990 pour accepter de s’en remettre à la chronologie obligatoire de la guerre du Golfe hollywoodienne en Irak, Wall Street n’a cessé d’accélérer la construction bruxelloise d’une Europe américaniste qui applaudit frénétiquement à sa propre inféodation généralisée à mesure que le traité transatlantique architecture ses derniers barbelés et miradors pour définitivement enchaîner le vieux continent réfractaire de l’histoire critique au nouveau monde du négoce et du cerveau plat.

Washington, dans la réalité d’outre-comédie médiatique, n’est nullement inquiété par la prétendue force commerciale de la Chine et de la Russie qui nonobstant leurs réserves énergétiques et leur stocks de devises, demeurent encore des espaces lourdement retardataires et plombés pour un bon moment par des décennies de capitalisme étatique rétrograde. Seul a toujours prioritairement alarmé la Maison Blanche, le potentiel technologico-industriel de l’Europe et son possible partenariat eurasiatique avec une Russie qu’elle réparerait et rénoverait… C’est pourquoi toutes les péripéties mises en scène notamment autour des ébranlements ukrainiens ont bien pour objet primordial de soumettre de plus belle Berlin et Paris aux injonctions du billet vert et de sa succursale bruxelloise.

Alstom absorbé par General Electric, Peugeot et Renault boutés hors d’Iran par General Motors, la BNP condamnée par la justice américaine…Tout se tient dans le cercle infini des combinaisons et déploiements où oeuvrent les zélés serviteurs des réseaux de la finance du cosmopolitisme de la marchandise…Le Hollande n’est là qu’un domestique pitoyable encore plus calamiteux que le Sarkozy et l’actuel locataire américaniste de l’Elysée aiguillonné par le pauvre Macron de Rothschild est en train d’inféoder Paris à Washington dans des proportions de reptation jusqu’alors inconnues.

L‘économie de la finance américaine a ainsi pour l’avenir tous les moyens adéquats lui permettant d’empêcher toute élaboration d’autonomie diplomatique pouvant survenir d’Europe puisque tous les espaces prédominants de réflexion institutionnelle virtuelle y sont irrémédiablement otanisés dans une totale yankeesation financière de l’économie articulée à une opulente vassalisation culturelle.

Plus la crise de la domination réalisée de la valeur se réalise, plus la fourberie et la duperie  étatiques se développent par le biais de vastes cinématographies qui renforcent à l’infini le contrôle technique et policier nécessaire à l’approbation unanimiste des citoyens amorphes et vaseux de la tyrannie salariale. Les réseaux terroristes clandestins obéissent scrupuleusement aux services spéciaux de la sécurité étatique qui réalisent de cette manière les plans généraux des souterrains occultes de la crise totale de la marchandise et le premier fantassin abruti des banlieues racailleuses du djihad du trafic peut ainsi s’imaginer – dans l’opacité de filières toujours plus triturées et obscurément hermétiques - combattre la puissance qui en réalité le commandite, l’actionne et l’utilise…

Le Levant est aujourd’hui à feu et à sang parce que le chaos gouvernementaliste mondial du spectacle de l’argent a besoin d’y répandre la confusion et l’embrouillement généralisés tout comme il a su si bien produire la chute programmée de Kadhafi pour faire du nord de l’Afrique un enchevêtrement de pagailles multiples qui ne peut profiter qu’aux extensions des multinationales du profit dévastateur.

Ainsi, le plan israélo-étasunien mondialiste de remodelage terroriste du Proche-Orient est d’une limpide clarté effroyable. Il consiste non seulement à y diviser les grands États déjà démolis mais à briser ultérieurement tous les autres de telle sorte  que la région se voit  complètement remaniée en une multitude de petites entités non-viables rendues  ethniquement et carcéralement homogènes afin qu’elles se réduisent à des tribalismes locaux et hermétiques sans aucune possible portée d’ouverture. Ce qui suppose, dans un colossal opéra  de sang et de larmes, de vastes déplacements forcés de populations devenues nécessairement imperméables les unes aux autres comme cela est aujourd’hui bien engagé partout par Washington et Tel-Aviv, à partir de  leurs diverses mafias  inavouables de l’Émirat islamique du chaos généralisé. L’objectif est là d’aboutir en définitive à déchirer le monde arabo-musulman en micro-États atones dont  les populations n’auront plus d’autres moyens de se défendre de la cupidité et de la  voracité des Etats-Unis et d’Israël que de se prosterner encore davantage devant  les comptables de la violence et des agissements subis, rudimentairement dissimulés par d’obscènes paravents travestissant si mal la gestuelle scénique de leur créations barbues et créatures enturbannées.

Lorsque la gendarmerie du gouvernement mondial organise en sa province irakienne une descente aérienne emphatique dans ses blafards quartiers de vente de camelotes stupéfiantes et d’égorgements cérémonieux réels ou fabuleux  …A l’évidence, elle ne vient pas annoncer qu’elle va abolir l’économie souterraine des sournoiseries boutiquières du crime forcené, elle procède uniquement à une vérification d’encadrement de ses flux pour les ajuster aux nécessités générales du commerce officiel des servitudes indispensables de telle manière que Kurdes, Sunnites et autres variétés de populations autochtones demeurent strictement dans les cases qui leur ont été attribuées pour le grand choc arrangé des heurts civilisationnels sans fin.

La crise cataclysmique de l’économie politique planétaire est en train d’atteindre le point culminant des contradictions où le mouvement de la production va cesser de pouvoir reproduire la production de son mouvement lorsque les chimères du crédit vont devoir avouer ostensiblement que le crédit n’a plus précisément aucun crédit…La gestion sarkozyste s’est terminée par une considérable usure, il n’est pas sûr que la gérance hollandienne qui périclite, elle, de façon tellement pressée, puisse finir autrement que dans une chute si pourrie qu’elle doive recourir à une forme nouvelle de la stratégie exutoire de la tension inflammable

Les amis de Monsieur Vals (missus dominici du monothéisme de l’argent !) qui admirent tant Monsieur Clemenceau se souviendront alors que c’est le « premier flic de France » que l’on appelait aussi le « briseur de grèves » qui de façon opiniâtre et zélée en tant que bon ami de Louis Andrieux, brave franc-maçon du Capital, Vénérable de la loge « Le Parfait Silence », sut toujours tout faire pour que dans le brouillard, l’obscurcissement et la confusion, les brigades des tromperies ministérielles parviennent à casser les luttes maximalistes des humains n’acceptant point de se résigner à ne devoir devenir que des particules démocratiques du système cannibale de la réification citoyenne.

La grève des carriers et sabliers de Draveil et de Villeneuve-Saint-Georges qui se termina par la journée sanglante du 30 juillet 1908 où furent fusillés à bout portant des ouvriers indisciplinables renvoie assurément à cette cafardeuse place Beauvau de toutes les sordides manigances, feintes et intrigues où pour décapiter le mouvement offensif des luttes de classes contre la commercialisation de la vie, l’on sut à la fois générer la grandes escroquerie préalable des attentats anarchistes télécommandés et dé-radicaliser la grève sauvage ouvrière pour la torpiller et l’asphyxier dans le gâtisme syndicaliste et l’hébétement parlementaire. Ainsi, à la fois par le confusionnisme  terroriste et le conditionnement évolutionniste,  le charlatanisme oxymorique du syndicalisme soi-disant révolutionnaire permit là le façonnage final d’une étape de transition perfide pour transmuter sans retour les contestataires incomplets en réformistes consommés de la Belle Époque du progrès des affaires qui se parachèverait dans l’union sacrée orgiaque de la  boucherie de 1914.

Nous allons prochainement rencontrer une situation sociale qui va renouer de manière encore plus énergique et étendue avec ce qui fut la fin de 1968. Des prolétaires enragés, sans chefs à qui devoir obéir et qui agiront désormais spontanément  et de manière sauvage, en dehors de toutes les fables de la légalité démocratique et contre toutes les roueries de cette légalité se mettront en dynamique incontrôlable pour retrouver le vrai sens des joies de la communauté de l’Être. Leur parole de colère critique contre toutes les pourritures de la société de l’Avoir, refusera la logique chosifiante du travail et tous les représentants syndicaux et politiques qui, de l’extrême droite à l’extrême gauche du Capital, entendent perpétuer la liberté de la servitude se verront balayés. Sur qui l’État pourra t-il alors compter pour imposer la défense de l’ordre marchand de la démocratie de la soumission, du moment que les forces de gardiennage de la paix sociale et les syndicats se révèleront comme de plus en plus débordés et impuissants et que former un gouvernement d’union nationale ou de salut public apparaîtra rapidement comme une hypothèse insipide ? L’État, face à la tendance aux émeutes qui ne cessera de se fortifier, ne pourra plus compter sur rien d’autre que sur ses services secrets de sécurité et sur l’effet que pourront susciter dans l’opinion publique ses moyens d’information et de propagande, une fois que celle-ci aura été suffisamment secouée par des événements de nature traumatique qui découleront justement de bombes propices otano-islamiques qui exploseront - au bon moment - afin de court-circuiter les franges ouvrières extrémistes.

Dans le monde du spectacle de la marchandise où les intérêts agissants de la dictature démocratique  des Mafia de l’argent sont à la fois si bien et si mal cachés, il convient toujours pour saisir les mystères du terrorisme d’aller au-delà des rumeurs médiatiques policières puisque le protègement des secrets de la domination opère continûment par fausses attaques et véridiques impostures.

Le leurre commande le monde du fétichisme de la marchandise et aujourd’hui d’abord en tant que leurre d’une domination qui ne parvient plus à vraiment s’imposer au moment où  l’économie historique de la crise manifeste explosivement la crise historique de l’économie elle-même.

Du meurtre d’Aldo Moro par les brigades rouges étatiques aux attentats pentagonistes du 11 septembre et en passant évidemment par la tuerie calculée du pantin Merah, la société du spectacle de l’indistinction marchande ne cesse de s’éminemment montrer comme le monde de l’inversion universelle où le vrai est toujours réécrit comme un simple moment nécessaire de la célébration du faux. Derrière les figurants, les obscurs tirages de ficelles et les drapeaux factices, les vrais commanditaires sont adroitement camouflés puisqu’ils résident invariablement dans ces lieux impénétrables et énigmatiques, inaccessibles à tout regard, mais qui du même coup les désignent par cette ruse de la raison qui rend précisément percevable ce qui se voulait justement in-soupçonnable.

Le masquage généralisé se tient derrière le spectacle qui donne ainsi à infiniment contempler quelque chose en tant que complément décisif et stratégique de ce qu’il doit empêcher simultanément que l’on voit et, si l’on va au fond des choses, c’est bien là son opération la plus importante ; obliger à sans cesse observer ceci  pour surtout ne point laisser appréhender cela.

Par delà tous les tueurs fous opportunément pilotés dans les eaux troubles du djihadisme téléguidé qui zigzague dans les entortillements du Maghreb, de l’Afrique noire et des étendues arabo-persanes,  existe, en premier lieu, l’incontournable réalité du gouvernement du spectacle de la marchandise lequel dorénavant possède tous les moyens techniques et tous les pouvoirs gestionnaires d’altérer et de contre-faire l’ensemble de la production sociale de toute la perception humaine mise sous contrôle. Despote absolu des écritures du passé et tyran sans limite de toutes les combinaisons qui arrangent le futur, Big Brother pose et impose seul et partout les jugements sommaires de l’absolutisme démocratique des nécessités du marché de l’inhumain.

Le 26 mars 1962 devant la Grande Poste de la rue d’Isly à Alger, les forces spéciales et parallèles du spectacle étatique de la marchandise mirent en scène des coups de feu d'origine mystérieusement inconnue qui furent alors à l'origine du déclenchement du tir des militaires qui mitraillèrent alors la foule à bout portant. Cette fusillade de la rue d'Isly organisée manipulatoirement par la barbouzerie des services les plus secrets de la mystification gouvernementaliste, aux fins de briser  les derniers sursauts Pieds-Noirs, devint par ricochet le début de l'exode massif des Européens d'Algérie.

L'attentat de la gare de Bologne, connu en Italie comme la strage di Bologna, soit le massacre de Bologne est  l'une des plus importantes attaques terroristes étatiques que l'Europe a eu à subir au cours du XXe siècle  et la plus meurtrière des années de plomb italiennes. L'attentat fit 85 morts et blessa plus de 200 personnes dans la gare de Bologne le 2 août 1980. L'identité des véritables auteurs de l'attentat a suscité en Italie débats et interrogations et malgré un certain nombre de pistes incongrues et de diversions tortueusement évoquées, les tentatives d'obstruction judiciaire à l'enquête de la part de multiples officines dont la loge P2, la Mafia et les services secrets n’ont pu empêcher qu’apparaisse avec le temps l’implication évidente et essentielle de l'organisation Gladio dans l'attentat, dans le cadre d'une stratégie de la tension délibérément élaborée par les États-Unis et l'OTAN à la fois pour endiguer les grèves incontrôlables et pour ré-aligner la politique internationale de Rome.

L'Assassinat des 7 moines de Notre-Dame de Tibhirine dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 par le GIA des services secrets algériens aux fins d’intoxiquer l'opinion nationale et internationale pour que Paris continue à soutenir Alger dans la lutte contre le terrorisme que la classe capitaliste algérienne déliquescente avait elle-même ordonnancée pour tenter de discréditer la contestation qui s’étendait contre elle est irrécusable…Il s’agissait là dans le nébuleux, le dérobé et le double-jeu d’obtenir ainsi et tout simplement la reconnaissance complice de toutes les capitales qui escomptaient d’abord et avant tout une sage exploitation gazo-pétrolière calmement poursuivie…

D’action directe à Khaled Kelkal en passant par l’affaire de Tarnac sans oublier les irlandais de Vincennes, toute l’histoire réelle, petite ou grande, passée ou présente, de tous les Gladio à toutes les loges maçonniques P2, P3 ou P4 et en passant par toutes les Brigades rouges, noires, grises ou vertes des cryptes de l’Etat profond d’ici ou d’ailleurs, il va de soi que chaque bombe étatiquement déposée réellement ou métaphoriquement sur le terrain de l’histoire du monde des circulations affairistes - sous les faux drapeaux indispensables des masques opportuns de la restructuration de la fourberie absolue, a pour fonction première de réguler les processus de l’humanisme du marché.

On commet une très lourde erreur lorsque l’on s’exerce à vouloir expliquer quelque attentat ou homicide mystérieux en opposant la terreur à l’État puisqu’ils ne sont jamais en rivalité. Bien au contraire, la théorie critique vérifie avec aisance ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient si facilement rapporté lors des très enténébrées disparitions de Robert Boulin et de Pierre Berégovoy en France ou plus encore celles des frères Kennedy aux USA ou bien de Yitzhak Rabin en Israël. L’assassinat n’est pas étranger au monde policé des hommes cultivés de l’Etat de droit car cette technique de mise en scène y est parfaitement chez elle en tant qu’elle en est désormais l’articulation de l’un des plus grands quartiers d’affaires de la civilisation moderne.

Au moment arrivé de la tyrannie spectaculaire de la crise du capitalisme drogué, le crime règne en fait comme le paradigme le plus parfait de toutes les entreprises commerciales et industrielles dont l’Etat est le centre étant donné qu’il se confirme  là finalement comme le sommet des  bas-fonds et le grand argentier des trafics illégaux, des disparitions obscures et des protections cabalistiques.

Quelque soit, de l’extrême droite à l’extrême gauche de la marchandisation, la gestion entreprise, le mode de production capitaliste est sans issu. L’impasse de la loi de la valeur est partout apercevable dans la schizophrénie démocratique de l’errance mégapolitaine. Elle ne peut donc plus être déniée que par une folie de plus en plus emballée puisque le terrorisme aveugle de masse se dé-voile comme le dernier anxiolytique possible mais de plus en plus délirant d’une civilisation devenue clairement illusoire et vaine.

Le terrorisme contemporain de la remarquable Mafia étatique mondialiste est le terrorisme enfin accompli de la puissance aliénatoire la plus férocement aliénée qui n’ait jamais été et qui est enfin parvenu à se rendre maître de toutes les terreurs et de toutes les mafia sommaires qui lui étaient extérieures ou antérieures…De la sorte, c’est l’orchestration symphonique de la diffusion totalitaire de la marchandise planétaire autistique qui se réalise par le chaos sans cesse reconduit d’un mode de production devenu impossible…

Le secret du spectacle terroriste domine le monde de la marchandise et d’abord comme secret spectaculaire de la domination marchande terroriste sur le monde. Tout expert en est le surveillant et le valais et sa spécialisation reconnue n’en est que la duplication dans sa forme médiatique, stupide et ignorante parfaitement conforme à l’idiotie sans limite de l’étatisme des falsifications obligatoires …L’histoire réelle du terrorisme est ainsi écrite par les actes de l’État lui-même tels que les scribes de son officialité doivent constamment en gratter les papiers sophistiqués du fourvoyant et du flou sempiternels. Tant que le Capital ne dominait que formellement la société et qu’il devait composer avec une antécédence dont il devait se débarrasser après l’avoir usé, les dialectiques de complots se formalisaient toujours en hostilité à l’ordre établi puisque ce dernier demeurait encore in-suffisamment marchand. Dés lors que le Capital domine réellement la société jusqu’à en faire le territoire général de sa généralisation impeccable, il n’y a plus d’avant et le futur n’a plus pour seul avenir que le complot permanent en faveur de la maintenance l’ordre établi et achevé de la marchandise-monde.

La loi antiterroriste que dernièrement les députés de l’hexagone américain ont voté afin de censurer le Web français est un premier signe qui indique que le mouvement politique des sciences de la justification mensongère va se tendre et s’énerver pour protéger la trompeuse apparence des illusionnismes de la crise cataclysmique de la valeur d’échange…La démocratie crisique qui ne peut plus stopper les effets de la mort définitive de ses rêves va devoir  fabriquer  une forme supérieure de  son extraordinaire ennemi mythique, le terrorisme - dans  des  apparitions,  cérémonials et configurations fantastiques cruellement  imposantes, qui devront élaborer et exposer d’innombrables enlèvements, attentats et coups fourrés.

Lorsque le si terne ministère des télémanipulations intérieures,  déclare à la Presse : « Face au terrorisme, il faut l'unité nationale », il convient plus que jamais d’être hégélien avec l’œil d’un Marx pétillant et de se souvenir, en rigolant, comme Debord l’a dé-celé que dans le monde du fétichisme marchand toute réalité est toujours renversée puisque le vrai n’y est plus qu’un moment de réécriture de la mutilation spectaculaire vers le fardé incessant attendu que dans le monde putride du réel universellement inverti, tout ce qui est dit vrai ne peut être que contre-vérité en ce sens que tout ce qui est présenté comme faux ne saurait être infailliblement que du véridique insupportable.

Par conséquent, la confession involontaire des prestidigitateurs du ministère de la sécurité des volumineuses sournoiseries, débilités et dissimulations étatiques doit se lire à l’envers sous la véritable formulation suivante : « Face à l’impératif d’unité nationale, il faut le terrorisme…

Bientôt, tout cela sera mis en action insidieuse, venimeuse et opulente…Alors, en ce temps de charlatanisme intense, dire la vérité à l’encontre de tous les conditionnements à la résignation devant les foutaises étatiques et para-étatiques de l’insurmontable crise du profit posera le premier réflexe de conscience qui mène à l’acte révolutionnaire vers une authentique existence anti-mercantile.

Contre la dissolution marchande de la logique, seule la logique anti-marchande de la dissolution permettra la fin de cet insupportable égarement dans la servitude volontaire……

Plus que jamais, il est temps d’en finir avec toutes les mystifications et tous les malheurs historiques de l’aliénation gouvernementaliste afin de commencer à pressentir la possibilité de situations humaines authentiques, c’est à dire aux antipodes cosmiques des aplatissements et déliquescences de l’argent et de l’Etat…
 

qui sifflent sur nos têtes...

L’Internationale, octobre 2014

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