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Les divers usages du « mariage pour tous » : eugénisme, marchandisation des corps et « sionisme rose » (pinkwashing)

Publié le : 29/03/2013 18:50:23
Catégories : Actualité

Comme chacun le sait, le « mariage pour tous » n’est pas une demande des homosexuels. De fait, les homosexuels n’ont aucune envie de contractualiser leur sexualité. La population homo et bisexuelle en France était évaluée par une enquête de l’Ifop pour le magazine « Têtu » en 2011 à 3,2 millions d’individus ; ce qui constitue donc un potentiel de 1,6 million de couples homos ou bisexuels, et donc autant de Pacs conclus (Pacte civil de solidarité, créé en 1999). Or, le chiffre officiel des Pacs signés par des gens de même sexe pour l’année 2010 était de : 9143… L’institution du mariage étant encore plus contraignante juridiquement et symboliquement que celle du Pacs, elle obtiendra fatalement des résultats encore plus faibles auprès des homosexuels (1).

 

Donc d’où vient cette loi ? Elle émane de l’univers du lobbying, qui est un milieu sociologique à lui tout seul et à part entière. Fortement interconnectés, s’observant mutuellement, possédant une culture commune et des feuilles de route qui se recoupent, les lobbies ont plus de choses à partager entre eux, quelle que soit la nature de leurs revendications, qu’avec les groupes qu’ils sont censés représenter mais qu’ils instrumentalisent en réalité. De fait, le « mariage pour tous » répond à divers agendas qui ne sont pas tous homosexuels, comme nous le verrons plus loin. Le mouvement LGBT, pour « Lesbien, Gay, Bi et Trans », lui-même une minorité, est donc infiltré par des minorités actives encore plus minoritaires et travaillant pour leur propre compte.

 

Pour user d’un terme d’ingénierie sociale, le phishing est synonyme d’infiltration : on fait passer quelque chose sous couvert d’autre chose, ou quelqu’un sous couvert d’une autre identité. Ce qui est mis en avant est donc un moyen, pas une fin. C’est le rôle de l’accroche (« hook ») dans la conception d’une opération psychologique (psyop). C’est aussi le principe du « cheval de Troie », bien connu en virologie informatique. Obéissant aux mêmes principes, le « mariage pour tous », et plus largement la propagande LGBT, en tant que moyens au service de finalités autres que celles prétendues, sont donc des outils d’ingénierie sociale négative. Sous le couvert d’un simulacre de cause morale généreuse présentée comme appât et accroche, en l’occurrence l’« égalité des droits », alors qu’historiquement et anthropologiquement le mariage est un devoir, il s’agit d’introduire de force des changements destructeurs dans les sociétés humaines en attaquant leurs principes fondateurs : les différences homme/femme et parent/enfant, soit le complexe d’Œdipe, ainsi que la gratuité et le mécanisme de don/contre-don à l’origine de la filiation et de la socialisation. Au moyen d’un hameçonnage, ou « phishing », progressiste et égalitariste, on banalise d’une part le « Chacun fait ce qui lui plaît » individualiste et libéral-libertaire, et d’autre part, les techniques de procréation artificielle tarifées ; le tout visant à provoquer des changements dans la condition humaine, changements toxiques et pathogènes qui attaquent le cœur même du processus de l’hominisation.

 

Ces changements destructeurs qui impacteront également la communauté LGBT se répartissent en objectifs à long, moyen et court termes et débordent largement le cadre LGBT, dont la plupart des membres et sympathisants ne comprennent absolument pas ce qui se passe, ni les implications, ni les enjeux réels.

 

À long terme, le « mariage pour tous » appartient à un agenda eugéniste et transhumaniste cherchant à génocider l’espèce humaine et à la remplacer par une nouvelle espèce issue des laboratoires. On se reportera à Aldous Huxley et à son « Meilleur des mondes » pour s’en faire un tableau complet. Ce programme puise ses origines dans l’illuminisme anglo-saxon et son projet de création du « Nouvel Homme », illustré au 20ème siècle par le nazisme et le communisme, et aujourd’hui par l’Occident postmoderne. Idéologie du progrès, technologisme, scientisme et futurisme sont les traits typiques de l’anti-civilisation.

 

À moyen terme, le « mariage pour tous » s’inscrit dans une vaste entreprise capitaliste de marchandisation du corps humain, et en particulier du corps de l’enfant et de la femme, comme l’a rappelé Pierre Bergé, financier du lobby gay, avec ses paroles sur la location du ventre des femmes : « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA , la GPA ou l’adoption, souligne Pierre Bergé, président du Sidaction et fondateur de Têtu. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. » (« Le Figaro », 16/12/12). Conséquences de cette marchandisation : la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA), le clonage reproductif, l’ectogenèse et les utérus artificiels qui permettront un jour de se passer totalement des femmes, ce qui sera le parachèvement d’un monde entièrement « gay », purgé de toute présence physique féminine, où la reproduction deviendra l’objet d’un commerce et remise dans des mains d’hommes du début à la fin. Le « mariage gay » et ses conséquences sont ainsi l’expression la plus parfaite du capitalisme, de la domination masculine et du biopouvoir, comme le dénonceraient les intellectuels phares de la Gauche , notamment Pierre Bourdieu et Michel Foucault, s’ils étaient encore en vie.

 

Quant aux objectifs à court terme, ils sont d’ordre géopolitique. Le mouvement LGBT est lui-même infiltré par des lobbyistes et influenceurs qui pratiquent ce que l’on appelle du « pinkwashing ». De quoi s’agit-il ? D’une tactique de guerre culturelle dont Alain Soral résumait un jour l’esprit dans la formule suivante : « Nous allons attaquer l’Iran pour préserver le mode de vie des homosexuels ». Le pinkwashing, traductible par « sionisme rose », est décrit pour la première fois de manière critique par l’universitaire Sarah Schulman dans le New York Times comme une stratégie de séduction élaborée en toute conscience par l’entité sioniste dans le cadre d’un plan de communication mondial intitulé « The Israel Project », dépendant du think-tank israélien du même nom. Des militants palestiniens de la cause LGBT étaient invités à Paris en 2012 pour une conférence et présentaient les choses ainsi : « Selon The New York Times, dès 2005, et ce avec l’aide de directeurs marketing américains, le gouvernement israélien a déployé une vaste campagne, "Brand Israel", en direction principalement des hommes entre 18 et 34 ans : cette campagne a été mise en œuvre en vue d’offrir à cet État colonial un visage attractif et moderne. En 2009, The Israel Project a publié un dictionnaire des "mots qui marchent" pour défendre la politique d’Israël en mettant l’accent sur le fait que la "démocratie" israélienne respecte "les droits des femmes". Ce plan marketing s’est progressivement dirigé à l’attention de la "communauté LGBT". Dès lors, en 2010, ce sont 90 millions de dollars qui ont été investis par l’office de tourisme de Tel Aviv pour se donner des allures de destination de vacances sur mesure pour les gays du monde entier. Ce type de financement fleurit, souvent à la faveur d’un arsenal culturel, pour donner un visage gay-friendly à Israël. » (2)

 

La dimension de guerre cognitive, proprement linguistique et sémiotique, de ce programme est contenue dans le volet « Global Language Dictionary », qui se présente comme un support à la fabrique d’argumentaires et se pose la question du meilleur langage à adopter pour vendre la politique israélienne : « The Israel Project commissioned a study by Frank Luntz who ran polls and focus groups to determine the best language to use to promote Israeli settlements to the American public. The study was marked, "Not for distribution or publication" and was leaked to Newsweek online. It recommends being positive, framing the issue as being about peace not settlements. The document also lists arguments that don't work, in particular noting that religious, ownership and "scapegoat" arguments failed to sway listeners, that Arab housing is being demolished in East Jerusalem because it fails to meet the building code, the worst claim by this group in the guide is "Israel is so rich and so strong that they fail to see why it is necessary for armored tanks to shoot at unarmed kids" para (3) page 90. This study states that "public opinion is hostile to the settlements – even among supporters of Israel " so instead of dwelling on settlements one should always talk positively and focus on past peace achievement. » (3)

 

On le voit par ces exemples, les vraies motivations du « mariage pour tous » sont bien loin des prétextes officiels alloués dans la propagande médiatique. Il paraît donc indispensable de toujours rappeler que ce projet de loi n’a aucun soutien populaire, que ses origines sont purement oligarchiques, que sa dynamique profonde est anti-démocratique, expression de minorités actives et de groupes de pressions et d’influence qui représentent moins de 1% de la population. Si ce projet de loi est finalement voté, en dépit du refus populaire manifesté par la mobilisation historique de la « Manif pour tous » du 13 janvier dernier et du probable succès du 24 mars prochain ainsi que des 700.000 signatures envoyées dans le cadre de la pétition au CESE, il ne restera qu’à l’abolir un jour, quand le Peuple aura repris le pouvoir. Aucune décision humaine n’est irréversible, et toute « loi positive » peut être annulée.

 

(1) « Une enquête exclusive répond à la question : qui sont les homos français ? », Paul Parant, TÊTU, 24/06/2011 :

http://www.tetu.com/actualites/france/une-enquete-exclusive-repond-a-la-question-qui-sont-les-homos-francais-19675

« Évolution du nombre de mariages et de pacs conclus jusqu’en 2012 », Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) :

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02327

 

(2) « Pinkwashing and Israel ’s use of gays », Sarah Schulman, New York Times, 23/11/2011 :

http://www.nytimes.com/2011/11/23/opinion/pinkwashing-and-israels-use-of-gays-as-a-messaging-tool.html?_r=3&

« Combattre le pinkwashing – Au cœur du mouvement queer arabe », Contretemps, 14/03/2012 :

http://revolutionarabe.over-blog.com/5-categorie-11824722.html

« Le pinkwashing ou le "sionisme rose" »

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-pinkwashing-ou-le-sionisme-rose-16653.html

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-pinkwashing-ou-le-sionisme-rose-16663.html

 

(3) The Israel Project :

http://en.wikipedia.org/wiki/Israel_Project

http://www.theisraelproject.org/site/c.ewJXKcOUJlIaG/b.7711637/k.BEA8/Home.htm

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