Les hommes virils au milieu des ruines | Par Thierry Durolle

Publié le : 10/07/2017 19:52:20
Catégories : Actualités des éditions Le Retour aux Sources , Auteurs , Jack Donovan , Recensions

Détruire l’identité des peuples ne s’effectue pas du jour au lendemain et requiert au contraire de procéder scrupuleusement par étapes. Le premier verrou à briser concerne bien sûr le patriarcat et l’identité de genre masculine. Les détruire entraîne automatiquement l’effondrement d’autres piliers civilisationnels…


L’Ennemi l’a parfaitement compris. La révolution sexuelle, le féminisme androphobique, la pornographie, l’homosexualisme et l’infantilisation des masses constituent autant d’attaques contre l’Homme-Vir (de l’indo-européen commun Wiros, « guerrier, homme »). Il devient primordial à l’Être blanc de renouer avec l’humanité virile. Ce constat, d’autres l’ont déjà fait outre-Atlantique. Cette thématique accompagne l’émergence de l’Alt Right américaine via ce qui constitue la « Manosphère ». Appartenant à ces milieux méconnus en Europe, Jack Donovan, est l’auteur de La Voie Virile qui aborde la question de la masculinité.

« Délestée de ses prétentions morales et dépouillée de ses habits folkloriques, la masculinité brute que tous les hommes connaissent dans leur tripes tient au fait de réussir à être un homme à l’intérieur d’un clan d’hommes petit et fortifié qui lutte pour survivre. La voie virile, c’est la voie du clan. » 

Ainsi commence l’auteur. 

L’observation est particulièrement juste, à double titre. D’une part, être un homme correspond à une relation altérité-égalité compétitive, c’est–à–dire « Je suis un homme parce je me mesure à l’autre et que cet autre est aussi homme ». D’autre part, Jack Donovan ne se concentre pas sur un individu qui doit être homme mais sur un être-homme grâce au collectif. C’est l’impératif du lien social, ciment de tout groupes humains. Piero San Giorgio, essayiste et préfacier de l’ouvrage, en explique d’ailleurs le besoin dans son propre essai, Survivre à l’effondrement économique.

Justement, Jack Donovan envisage la reconnexion avec notre Vir dans un monde en ruines, d’où l’importance qu’il accorde à la notion de clan.

« Dans le chaos qui suit la désillusion, les clans d’hommes peuvent redémarrer le monde ». 

Le clan est la condition sine qua non à l’épanouissement de la masculinité. Ici intervient la question du « périmètre » dont les hommes ont la garde, étant précisément hors de cette zone.

« Dresser le périmètre, établir un espace sécurisé, nous séparer d’eux et créer un cercle de confiance a toujours été le travail des hommes ». 

Effectivement comme le disait fort bien Thomas Hobbes : « Homo homini lupus est ». Donovan nous rappelle ici Carl Schmitt et sa fameuse distinction ami/ennemi. Rien de surprenant à cela. Le clan n’est-il pas en dernière analyse un proto-État ?

Vient ensuite ce que Donovan nomme les vertus tactiques, vertus essentiellement et ontologiquement rattaché à l’Homme-Vir. Ce terme de Vir est le mot latin pour "homme". Le mot "vertu" vient du latin virtus.

Chez les Romains, virtus signifiait virilité, et virilité signifiait valeur guerrière. Démontrer la virtus impliquait de montrer force, courage et loyauté à la tribu dans les attaques ou les défenses contre les ennemis de Rome. Cette notion s’étend ensuite au fil du tempsafin d’y « inclure des valeurs qui n’étaient pas que de survie, mais également civiques et morales ».

Jack Donovan en relève quatre :

– Force : « La force est la capacité d’exercer sa volonté sur quelqu’un ou sur quelque chose ».

– Courage : « Le courage est la volonté de risquer un préjudice pour le bénéfice de soi ou des autres » Il « initie le mouvement, l’action ou la détermination. Le courage exerce la force ».

– Maîtrise : « La maîtrise est le désir et la capacité d’un homme de cultiver et démontrer une compétence et une expertise dans les techniques qui aident à l’exercice d’une volonté sur soi, sur la nature, sur les femmes et sur les autres hommes ».

– Honneur : « L’honneur est une préoccupation pour sa réputation de force, de courage et de maîtrise dans un contexte de groupe d’honneur composé principalement d’autres hommes ».

Ces quatre vertus font donc partie, selon l’auteur, de l’Homme-Vir, contrairement à l’homme post-moderne, qu’il se nomme métrosexuel, « Babtou fragile » – pour reprendre une expression « françafricaine » – ou féministe masculin.

« La masculinité déficiente est simplement un manque de force, de courage ou de maîtrise. » 

La société occidentale post-moderne n’a plus besoin de faire appel à ces vertus, et par là, à l’Homme vrai. Pire, elle recherche sa perte et pense à sa disparition totale. Les moyens sont nombreux (certains ont déjà été mentionnés). Jack Donovan en a évidemment conscience, il s’attarde d’ailleurs dans la description du processus.

Il tient particulièrement dans sa ligne de mire le féminisme (la dernière partie du livre intitulé « No man’s land » évoque les problématiques du féminisme et de sa contre-partie, l’androphobie.

La masculinité est dorénavant simulée, vécue par procuration ou intellectualisée. Tristes palliatifs qui demeurent malgré tout moins pires que la pure haine de soi. La fin de l’Homme-Vir procède par conséquent du « rejet de la masculinité violente [d’où résulte] le meurtre de l’identité masculine ».

Bienvenu dans la société d’onanisme bonobo !

En définitive, l’heure est entre être des hommes ou devenir de grands garçons. Jack Donovan n’entend pas résoudre la disparition de la masculinité. Néanmoins, ses réflexions sont plus que digne d’intérêt. Sa définition anti-individualiste de l’Homme fait particulièrement plaisir à lire. Au même titre que le combat pour l’identité raciale et culturelle, la défense de notre identité de genre (cela vaut évidemment pour vous, Chères Lectrices !) est prépondérante. 

En effet, qui voudrait d’une abomination telle Conchita Wurst comme modèle pour ses enfants ? Prenons exemple sur nos héros européens, historiques ou légendaires : Héraklès, Siegfried ou Charles Martel. Balançons toutes les horreurs post-moderne à la poubelle ! Et n’oubliez jamais :

« Si vous voulez agir comme un homme, si vous voulez organiser un retour à l’honneur et à la vertu virile, si vous voulez vous préparer contre un avenir incertain – fondez un clan. »

Au travail !

Thierry Durolle
9 juillet 2017
Pour Europe maxima.

• Jack Donovan, La Voie virile, préface de Piero San Giorgio, Le Retour aux Sources, 2014, 292 p., 19€.

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