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Ceux qui agitent d'autres drapeaux... | Par Adrien Abauzit

Publié le : 19/07/2014 17:23:16
Catégories : Adrien Abauzit , Articles auteurs , Auteurs , Billets d'actualité

La réalité est en train de devenir une vaste conspiration contre le politiquement correct bobo-mondialiste, idéologie du régime s’il en est.


Après les émeutes algériennes qui ont embrasé la France suite à chaque bon résultat de nos chers Fennecs durant le mondial de football, le week-end dernier a donné lieu à une bataille rangée entre militants pro-palestiniens et militants pro-israéliens, Ligue de défense juive en tête.

Ce samedi, des centaines de manifestants islandais ont manifesté à Barbès en faveur de la Palestine malgré l’interdiction préfectorale.

Tout cela est une marque parmi tant d’autres de la défrancisation de la France.

Combats de rue entre français administratifs

A la vue des images des combats de rue des diverses manifestations, que constate le français enraciné ? Que deux groupes de population se déchainent dans la violence pour un pays qui n’est pas la France. Qui a cherché qui ? Peu importe, là n’est pas la question.

La véritable question est la suivante : comment peut-on rationnellement considérer comme français des individus prêts à se battre pour un pays étranger ? Qu’on ne nous accuse pas d’exclure lapidairement des individus de la communauté nationale française. Nous prenons simplement acte d’une réalité qui crève les yeux. Nous prenons actes du fait que des pans toujours plus larges de populations vivant en France font allégeance à des puissances étrangères et sont prêts à combattre pour elles.

Chacun est libre de faire ce qu’il veut, mais comme le disait Péguy, on ne peut aller aux deux guichets. De fait, s’il est permis de dire une évidence, les militants des deux camps ne se situent pas sur le bateau France.

Une nouvelle fois donc, la réalité vient fracasser les canons de l’idéologie dominante. La gauche, sonnée par le spectacle, est la dernière à ne pas comprendre que la haine de la France qui lui est consubstantielle et sa volonté de défranciser la France, est la première responsable des combats de rue entre français administratifs.

Des islandais défient les autorités françaises

Ce samedi, malgré l’interdiction préfectorale, des centaines de militants pro-palestiniens se sont rendus à une nouvelle manifestation à Barbès. Au menu, drapeaux étrangers brandis ou brûlés, combats avec la police, échanges de projectiles, rues saccagées et interpellations.

On se serait cru revenu aux après match de l’équipe d’Algérie durant le mondial.

Cette appropriation de l’espace public français par des Islandais est un nouvel affront à la France. Notre pays n’a pas à être l’instrument d’une lutte dans laquelle ses intérêts ne sont pas engagés. Si certains veulent à tout prix prendre parti, dans un camp comme dans l’autre, qu’à l’instar des djihadistes syriens ils se rendent sur le terrain, après, bien entendu, avoir rendu leur passeport français.

Qui combat pour un autre drapeau que la France n’est pas français. Point. Un français, par définition, ne meurt pas pour la Bolivie, la Bielorussie, le Hamas ou Israël.

Conclusions de M. de Kérillis

Hélas, on a trouvé à presque chaque siècle de l’histoire de France des individus se disant français être prêts à servir une cause étrangère. Les années 30 n’ont pas fait exception, des « moscoutaires » du Parti communiste aux agents de l’Allemagne.

Dans son ouvrage Français, voici la guerre !, publié en 1936, dans lequel il avertissait le peuple français du péril allemand, Henri de Kérillis concluait :

« Pour ma part, je suis de ceux qui ne seront jamais complice de l’étranger, quel que soit le prétexte qu’il choisisse et même s’il prétendait vouloir seulement prévenir la révolution, car je sais trop qu’une fois installé sur notre territoire, il n’en partirait pas sans nous avoir dépouillés. Je suis de ceux qui se battraient au besoin avec des communistes pour barrer la route aux Allemands.

Je suis nationaliste. Je le resterai jusqu’au bout. Pas d’Internationale blanche quand je condamne l’Internationale rouge ! Pas de « bourgeois de tous les pays unissez-vous » quand je condamne le « prolétaire de tous les pays unissez-vous » ! Pas de complicité avec Berlin quand je dénonce ceux qui en ont avec Moscou !

Jamais le danger révolutionnaire ne me fera perdre de vue le danger allemand.

Avant ma classe sociale, il y a la France. Avant le capitalisme, il y a la France. Avant notre régime politique, il y a la France. Avant toutes mes préférences idéologiques, il y a la France.

Il faut que les Allemands sachent ce que pensent les nationalistes français.

Il faut qu’ils sachent notre résolution farouche et notre foi dans la France éternelle.

Il faut qu’ils sachent que la guerre déclenchée par eux, c’est la France, qui après de dures épreuves la gagnera. »

Adrien Abauzit
19 juillet 2014
Source : La gauche m'a tuer

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