Mon remède pour la dette publique

Publié le : 27/10/2010 23:00:00
Catégories : Humour

Staline

J'ai trouvé la solution pour la dette publique.

L'idée m'est venue en lisant l'Immonde, qui salue le plan Cameron en Grande-Bretagne. Un plan qu'on pourrait résumer ainsi : on achève de détruire l'Etat providence, on tape sur les hauts revenus pas trop hauts quand même, donc on fait banquer aussi la classe moyenne supérieure, on imprimera de la Livre parce qu'au point où on en est, il n'y a plus que ça à faire, et tant pis pour ceux qui avaient fait confiance à la finance british, faut dire qu'il faut être un peu naïf quand même. Bien entendu, tout cela pour revenir au sacro-saint équilibre budgétaire de l'Etat, sans qu'on se pose jamais la question du fric que coûtent, pendant ce temps-là, les super-enfoirés de la City.

Total, on sauve le capitalisme grâce à une politique bizarre, mélange de déflation salariale, d'austérité tous azimuts et, curieusement, de relance inflationiste potentielle. Weimar 1923 ou Weimar 1932, mon coeur balance, le destin choisira. Techniquement, ça s'appelle du fascisme financier avec un masque de visage humain devant. Nihil novi sub sole en Thatcherland, à part que maintenant, les demi-riches vont morfler avec les pauvres.

Les seuls à ne pas payer, of course, ce sont les banquiers...

 

L'Immonde, qui finira probablement quelque part à droite de Hitler parti comme c'est, trouve ça super, parce que chez les ex-troskos formatés par les rescapés d'Uriage et les jésuites décatholicisés, du moment qu'il y a un masque à visage humain devant la bouche du cannibale, on est content. Ils appellent ça l'austérité juste, un peu comme Franco avait l'ordre juste, quoi (et encore, franchement, c'est insultant pour Franco). Nihil novi sub sole en Frankistan, idem.

Bref, bref.

Donc, en lisant la prose surchoix de l'Immonde, une idée m'est venue.

Ainsi, donc, pour l'Immonde, l'objectif de stabilisation des finances publiques est, comme dirait l'autre, non négociable. Objectif numéro un, faut tout sacrifier, mais pas ça.

Alors, voilà, dans le genre toumaipassa, j'ai eu une autre idée pour l'Immonde.

Petit calcul.

L'Immonde compterait paraît-il 320 583 lecteurs, qu'ils disent d'après leur diffusion.

Essayons de voir ce que ces gens-là peuvent faire pour nous rembourser la dette de la France, puisque c’est semble-t-il ce qu’ils veulent, les bougres.

Et pour ça, y a pas de mystère, faut bosser !

On admettra ici les normes chinoises si appréciées du délicieux Serge Dassault (que je joins à la brigade de travail bien qu’il ne lise que le Figaro, comme ça ils sont 320 584).

Entre nous, ce sont des normes quasi-laxistes, par rapport à celles de la figure tutélaire de cet article, mais bon. On vit une époque de couilles molles, faut faire avec.

45 heures par semaine, et pas de vacances.

Renseignement pris auprès de ce binoclard de Drac, il paraît qu’une heure de travail forcé chez les chinetoques permet en gros de rapporter 10 euros, à peu près, si on fait la soustraction entre ce que rapporte la vente du produit fabriqué en sweatshop et ce que coûte le bol de riz du travailleur (avec du poisson dedans un jour sur deux, petits veinards !).

Bien sûr, le travailleur dort dans son usine, à côté de la machine à coudre, comme le prône si justement le brillant Serge Dassault, ça évite les frais de logement.

Donc, 10 euros de l’heure, bénéfice net.

Alors, voyons, la dette publique française se monte à 1 489 milliards d’euros, 45 heures pendant 52 semaines ça fait 2 340 heures par an, soit 23 400 euros d’excédent d’exploitation, je considère que l’amortissement des machines à coudre est nul…

Ouais, s’ils s’y mettent à 320 584, ils n’en ont que pour 198 ans, 5 mois et 26 jours.

On va arrondir à 200 ans, comme ça, on pourra faire du stalinisme à visage humain et leur accorder des pauses. L’austérité, oui, mais juste, hein ?

Donc, voilà : l’Immonde condamne ses lecteurs à 200 ans de Lao Gaï, et on est tiré d’affaire.

Y a pas, messieurs de la presse, il est temps de motiver les troupes.

Allez, bande de parasites ! Davaï, davaï, y a du boulot !

Partager ce contenu