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Normalisation, la suite

Publié le : 04/03/2008 00:00:00
Catégories : Archives Scriptoblog (2007-2013) , Articles par intervenants , Articles par thèmes , Politique , Roubachof

Tartuffe_sarko

Pour faire avaler la ratification du traité européen, les européistes utiliseront bien sûr l'armement médiatique surpuissant de ce début de XXIème siècle. Mais pour activer les ressorts psychologiques qui feront accepter ce coup d'état par les foules, ils ont déjà recours à des méthodes vieilles comme le XXème siècle : la désolation totalitaire décrite par Hannah Arendt, et l'intériorisation par les indigènes de l'idée qu'ont d'eux leurs maîtres, méthode de domination caractéristique des pouvoirs coloniaux. Le tout sous couvert de fraternité humaine, bien entendu.

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs putschs. Résister sera d'autant plus dur que les forces qui convergent aujourd'hui pour nous faire perdre notre souveraineté agissent depuis si longtemps qu’elles conditionnent nos modes de réflexion malgré nous…

Je dis ça parce que nous venons d’assister à un coup d'Etat, tout de même, rien que ça… la signature du traité « simplifié », en fait la soi-disant constitution européenne, est un coup d’Etat. Les référendums français et néerlandais n’ont servi à rien.

Ce coup d'état est le fait des minoritaires, bien sûr.

Donc il va falloir faire taire la majorité. L'empêcher de s'exprimer, de communiquer et de s'organiser. Les canaux à neutraliser sont les forces politiques organisées de droite nationale, de gauche nationale et, très accessoirement, de gauche mondialiste. Leur source implicite : la mémoire d'un peuple habitué depuis 2000 ans à la souveraineté.

Pour neutraliser l’opposition, il faut soit agir sur ces canaux, soit sur sa source.

Action sur les canaux, pour commencer : petit rappel en matière de technique du coup d’Etat.

Au moment du putsch de la dernière chance soviétique, en 1991 (un fiasco), Libé (ou le Monde, je ne sais plus) avait fourni une liste des précautions à prendre pour réussir un coup d'état. Tout se ramenait à une chose : isoler les composantes de l’opposition, les couper les unes des autres. Ainsi, la majorité éclate en minorités disjointes.

Problème pour nos putschistes européistes : aujourd'hui, on ne peut réellement empêcher la circulation d'une idée une fois qu'elle est exprimée. Essentiellement du fait d'Internet. Les canaux sont difficiles à neutraliser. Contrôler la télé et quelques grands journaux ne suffit plus. Il devient nécessaire de neutraliser les canaux très en amont, presque à la source.

D’où : terrorisme intellectuel, culpabilisation, désinformation.

La neutralisation passe désormais par la criminalisation.

Et là, pile-poil, observez : en même temps que le pouvoir fait passer sa « constitution » à la gomme, que voyons-nous ?...

Pile-poil : une proposition de loi des député européens parle d'interdire le financement des partis « xénophobes ». J'insiste sur les guillemets. Ils soulignent la subjectivité de la loi proposée.

Pile-poil : procès pour Gollnisch, condamnation. Procès pour Le Pen, condamnation. Gollnisch a déclaré solennellement reconnaître l’existence des chambres à gaz, et il est condamné pour… négationnisme. Le Pen a déclaré que l’occupation allemande en France n’avait pas été particulièrement inhumaine. On peut ne pas être d’accord. Mais de là à justifier une condamnation…

Pile-poil, pas vrai ?

En arrière-plan de cette entreprise de matraquage judiciaire, pendant donc que le pouvoir muselle les opposants pour les empêcher de souder la contestation, que voyons-nous ?

Action sur la source : intériorisation de la domination par les dominés, comme au bon temps des colonies.

Etape 1 : le pouvoir est bon. Bon au point de vouloir rendre tout le monde bon.

Etape 2 : le peuple est mauvais, la preuve, il faut le rendre bon.

Nous voyons un président de la république (je ne mets pas de majuscule parce que Sarko ne les mérite pas) qui s’en va au dîner du CRIF et qui déclare… alors là, attendez, j’avale ma salive… qui déclare, donc, disais-je, qu’il faut faire porter aux enfants de dix ans la mémoire d’un enfant juif victime de la Shoah .

Sous-entendu : un enfant de dix ans doit prendre sur ses épaules le poids de la culpabilité.

Coupable de naissance, donc.

Coupable de nazisme par essence, parce qu’il est français.

Certains se sont demandé pourquoi une proposition aussi obscène.

Je crois que j’ai la réponse.

Mais je laisse au lecteur le soin de tirer lui-même les conclusions qui s’imposent.

Je pense qu’elles coulent de source.

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