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Oliganarchy : Une lutte pour le localisme et contre le mondialisme

Publié le : 19/09/2013 18:00:29
Catégories : Actualités des éditions Le Retour aux Sources , Auteurs , Lucien Cerise , Recensions

« Oliganarchy », de Lucien Cerise, éditions Le Retour aux sources, 2013.
Dans la lignée de « Gouverner par le chaos » (publié en 2010 aux éditions Max Milo – cf. l'entretien avec l'auteur dans « Rébellion » n°58, pages 20-28), Lucien Cerise nous livre ici un roman de premier ordre.


Les faits se déroulant en 2004, le président américain est George W. Bush (Jack dans le livre), son « spin doctor » Karl Rove (William Bergman dans le roman). La notion de « spin doctor » peut paraître un peu floue en France. Nous traduirions le terme par « conseiller en relations publiques », mais dans les faits la personne concernée tient plus du « maître à penser », voire du « gourou ». Celui de Nicolas Sarközy était Patrick Buisson, celui de François Hollande est Aquilino Morelle. Aux États-Unis, ce personnage occupe une place prépondérante dans le fonctionnement quotidien de la Maison-Blanche.

Le roman nous détaille par le menu tous les rouages du « Nouvel Ordre Mondial » : attentats organisés dans le cadre de la stratégie de la gouvernance par le chaos, saturation d'images télévisuelles dans l'optique d'occuper le « temps de cerveau disponible » et de brouiller toute velléité de réflexion politique et de révolte, mise en place de « conflits de civilisation », opérations psychologiques diverses, Union Européenne comme simple outil facilitateur du rouleau-compresseur mondialiste, etc.

William Bergman prononce devant deux mille de ses pairs (« gouvernants », patrons de firmes multinationales, journalistes influents,...) un discours enflammé dont nous citerons quelques extraits particulièrement emblématiques : « Pornographie et religion, féminisme et puritanisme s'opposent mais ont tous deux cet avantage de détourner l'attention du seul vrai problème, à savoir la lutte des classes. Tel est le modèle de société truquée que nous développons aux États-Unis, en Israël et en Arabie Saoudite, et qu'il nous faut étendre au monde entier. (...) Aussi longtemps que le bétail ne pense qu'à baiser et à prier, il ne pense pas à se révolter. Aussi longtemps que nous parvenons à diviser le bétail et à créer des conflits entre les religions, les ethnies, les sexes et les générations, il ne pense pas à se retourner contre nous et nous pouvons régner tranquillement sur lui. (...) Et pour la fraction encore lucide du bétail, encore politisée et consciente de cette lutte des classes, il n'y a qu'à la marginaliser en disqualifiant ses arguments avant débat. On peut, en vrac, accuser de populisme, d'homophobie ou de mysoginie toute remise en cause radicale de notre système. Ou mieux encore, d'antisémitisme ! En général, ça marche bien ! »

En filigrane, un jeune Français un peu déprimé mais dont la lucidité n'a pas été totalement rongée par les artifices des tenants du « Novus ordo seclorum », commence, grâce à Internet, à se réinformer et donc à pouvoir envisager de rejoindre la lutte ; une lutte pour le localisme et contre le mondialisme, pour le pouvoir des peuples contre les élites sociopathes, et pourquoi pas à créer une B.A.D. (Base Autonome Durable).

Outre d'être composé dans un style agréable à lire et un réalisme frappant, le roman nous livre une foule d'informations précises et passionnantes sur les rouages du Système et par conséquent des pistes pour mieux combattre. C'est pourquoi il faut absolument le lire, et surtout le faire lire le plus largement possible à ses proches.

Paru dans la revue « Rébellion », n°60, septembre/octobre 2013.

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