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"Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos" de Christian Combaz | Extraits

Publié le : 23/09/2018 12:16:34
Catégories : Articles auteurs , Auteurs , Billets d'actualité , Christian Combaz

Christian Combaz en Une du dernier numéro de la revue Éléments (N° 174 – octobre/novembre 2018), c’est l’occasion de partager avec vous quelques extraits de son dernier livre publié aux éditions Le retour aux sources


Extraits du livre : 

« Dans le grand roman de formation qu’est devenue la politique française sous l’égide de ce jeune homme ivre de lui-même, le titre du chapitre en cours c’est "Ils vont voir qui je suis". »

« Il a remis les clés de la France aux américains parce que c’était la façon la plus rapide de réaliser son immense dessein personnel : leur montrer, à tous, ce qu’il vaut et qu’ils ont eu tort, tous ces gens d’Amiens, de le traiter avec désinvolture ».

 « Il ne respecte personne, il donne l’impression d’avoir fait le tour du prestige de l’âge, de l’institution, de ceux qui ont un ascendant sur lui, mais ce n’est pas d’avoir réfléchi à l’essence du pouvoir, c’est d’avoir couché avec "des personnes ayant autorité"».


« Il parle à la presse d’"effraction" pour évoquer son entrée en politique. En ce sens il est semblable à l’auteur d’un crime qui reviendrait se mêler à l’enquête. Il nous donne les clés. Comme Zuckerberg il joue avec la naïveté de ceux qui lui font confiance ».

 « Ses discours électoraux faisaient preuve d’une fougue délirante, complètement surjouée : incapable de trouver le registre qui convient, il se contentait de mettre le ton comme les enfants dans leurs récitations, mais toujours à côté ».

 « Emmanuel Macron prend un visible plaisir à destituer ce qui est institutionnel, après l’avoir honoré au préalable, c’est là tout le sel de la perversion ».


« Il ne se contente pas d’être le premier dans son village, il veut être le premier dans Rome pour se venger de son village. En l’occurrence son village est plutôt une ville, celle d’Amiens, qu’il a dû quitter sous les horions à cause d’une histoire de mœurs ».

« Voilà un personnage dont le moteur est une ambition personnelle délirante au sens psychiatrique, c’est-à-dire organisée autour de la reconstruction de soi, par le déploiement d’une énergie principalement vengeresse ».

« Si Emmanuel Macron n’avait pas fait tomber artificiellement son adversaire Fillon avec la complicité des journaux et des magistrats, les gens lui auraient-ils fait confiance naturellement ? Non ».


« Les gens qui ne peuvent pas faire l’unanimité en politique s’arrangent pour que personne ne la fasse à leur place ».

« On peut tenir pour probable le fait que le plus jeune président de la République française ait été élu non sur sa bonne mine mais sur le dossier qu’il a monté contre son adversaire ».

« Emmanuel Macron a fait allusion à cette nécessité de semer partout l’idée du printemps, qui permet de faire tomber les régimes quand ils menacent de s’opposer à l’appétit de l’Otan… ».

« Vivre avec son temps dans la tête des gens qui gouvernent désormais la France, c’est remettre les clés, en tous domaines, à ceux qui prétendent savoir mieux que nous qui nous sommes et qui nous avons été ».

- Christian Combaz
Extraits de « Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos »
éd. Le retour aux sources, juillet 2018.


« Macron, les origines intimes de son ivresse du pouvoir »
Retrouvez l'article de Christian Combaz dans le dernier numéro de la revue Éléments

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