Évènement

Prendre le camp sans l'attaquer

Publié le : 24/01/2009 00:00:00
Catégories : Politique

brainstorming

A-t-on besoin de rappeler l'existence d'un problème démographique en Europe ?

Un problème lié à une dénatalité sibérienne couplée à une immigration anarchique ?

A-t-on besoin de rappeler la présence croissante de populations extra-européennes, dont on commence, véritablement, à prendre conscience qu’il est impossible de construire avec elles une coexistence pacifique sur le même territoire ? A-t-on besoin de rappeler que cette présence croissance ne résulte pas d'une quelconque volonté populaire (ni de notre part, ni de la leur), mais bien de l’imposition forcée d’intérêts privés essentiellement économiques ?

Les moins endoctrinés de nos lecteurs n'auront besoin d'aucun rappel particulier à ce propos.

La réalité devrait être évidente désormais, même aux plus lâches et plus serviles de nos concitoyens – et si un curieux mélange de déni de réalité, d’obédience forcée et de servilité perverse ne paralysait pas leurs esprits embrumés, nul doute qu’ils seraient nombreux à (se) l’avouer.

Dans l'article « in crisis we trust », j'expose le fait qu'un conflit civil ethnique est peu probable passé un certain stade d'effondrement. C'est une hypothèse, nous ne savons si l'avenir suivra cette piste, et dans cette perspective, il nous faut étudier les différentes possibilités proposées par un futur incertain, mais dont les grandes lignes se laissent déjà deviner.

Voyons ce qui nous attend – et, ici, le « nous » recouvre les populations européennes, auxquelles on peut ajouter les populations assimilées, minoritaires au sein des immigrées mais bien réelles, populations assimilées qui partagent l'imaginaire et la culture européenne. Aujourd'hui, alors que chacun affirme, parfois jusqu'à la nausée, son appartenant ethnico-culturelle (du moment qu'elle n’est pas du crû), il n'y aucune raison honnête pour que seul l'Européen ne puisse s'affirmer, sur son sol de surcroit. Les oukases médiatiques, lancées par le pouvoir politique et ses relais associatifs, véritables courroies de transmission financées par nos impôts, ne doivent plus nous empêcher d'utiliser un « nous » historique, culturel et forcément légitime au regard de la simple observation.

Si le système continue sur sa lancée, jusqu’à cette fameuse vision d'horreur entrevue à la fin de l'article précédent, nous savons que l'immigration ne s'arrêtera pas d'elle-même, car le principe exponentiel qui la caractérise ne connait aucune limite théorique et ne veut pas en connaître – ce genre de dynamique implose dès qu’elle cesse d’être irrésistible. Donc à terme, la substitution totale des européens est la conclusion inéluctable du processus démographique, au bout de quelques décennies. La carte du taux de natalité de l'Afrique sub-saharienne ne peut que ravir les bobos qui fantasment sur la vie quotidienne dans un bidonville de Lagos entourés d'hommes hyènes.

Pour l'Européen, l’issue, c'est donc tout simplement la tombe civilisationnelle. Nous finirons ensevelis sous un magma de misère et de criminalité estampillé du tiers-monde.

Un détail, il est vrai, vis à vis des résultats nets d'une grande entreprise du Cac40…

La logique du système, combinée avec la dynamique nataliste de la zone sub-saharienne, vont logiquement conduire à terme ce processus de substitution – un génocide, si l'on reprend le propos de l'antiraciste martiniquais Césaire.

Dans le cas ou, par quelques mystères de l'histoire, un pouvoir prenant en compte et défendant les intérêts des européens se trouverait en position de diriger, lors d'une période de transition ou révolutionnaire un appareil d'état loyal, des millions d'extra-européens en conflit larvé avec nous se trouveront sur son chemin, avec tout leur poids démographique, économique - un potentiel explosif ingérable. Bien entendu, cette hypothèse n’est valide que dans le cas ou le système de production ne s'effondre pas totalement, précision non-nécessaire pour les plus avertis.

Ce pouvoir se trouvera donc rapidement, devant l'échec du vivre-ensemble concentrationnaire, à la croisée des chemins, et aura face à lui plusieurs choix politiques à faire, pour régler cette question.

Examinons ses options, et tentons d'apprécier la plus favorable aux intérêts des européens et à leur souveraineté.

A système, système et demi !

La première possibilité, celle pour laquelle tout bas-du-front optera la tête baissée, est d'ouvrir un conflit frontal de grande intensité pour chasser ces populations. Chez les bas-du-front, on préfère Clausewitz à Sun-Zi, bien qu’on ait lu ni l’un, ni l’autre.

Il en résulterait un conflit épuisant pour chaque camp, donc pour le nôtre, avec un résultat incertain, et même une possible défaite, une défaite mortelle d'ailleurs.

Cette option est nationalo-nationale, elle ne prend nullement en compte les autres pays, et notamment ceux qui doivent accueillir leur propre population d'origine, en cas de retour des émigrés.

Ce conflit ouvert nous offre plusieurs désavantages. Une mobilisation totale de son propre camp et donc le contrôle de l'ensemble de l'outil de production serait nécessaire. Or, avec des populations hostiles sur notre sol, ce serait extrêmement difficile, voire impossible. L'absence de stratégie internationale et géopolitique exposerait en outre le mal-pensant à une coalition de grande ampleur contre son entreprise, réduisant à zéro le peu de chances de réussite qui lui restait.

Nul besoin d'être un grand stratège pour comprendre que les pays du Maghreb, pour ne parler que des plus proches géographiquement, interviendraient dans cette affaire, par quelques moyens que ce soit. Sans compter qu’en cas de succès, si vous chassez des populations qui ne peuvent plus rentrer chez elle, vous avez une épine dans le pied pour deux siècles.

Le rapport de force, dans ce cas, n'est donc nullement favorable aux dirigeants européens soucieux de l'avenir de l'Europe – ou, du moins, la position de force n'est pas maximisée.

Alors que faire ?

Lorsque que le camp d'en face ne peut être pris frontalement, il faut le prendre différemment, avec ruse, en le divisant contre lui-même.

Voyons comment.

Architecture de la stratégie.

Aujourd'hui, le système évite le conflit ouvert qui devrait logiquement avoir lieu, lorsqu’un peuple reçoit de force des millions d'individus, avec toutes les truculences associées. Il y parvient en contrôlant plusieurs facteurs décisifs, des cases primordiales sur l’échiquier.

En premier lieu, la propagande intense vise, par le contrôle des médias, à rendre désirable un phénomène qui ne l'est pas, endormant des peuples européens déjà peu conscients, sous des tonnes de valium médiatique. Le contrôle des médias est une condition indispensable, pour émettre le flux d'information visant les populations que l'on veut assommer et diriger pacifiquement vers la porte de sortie, ouste, meurs et plus vite que ça. La positivation de l'entreprise est cruciale, et donc la diabolisation des opposants l'est tout autant. Petit raffinement, on créé quelques faux débats sur des questions subsidiaires en rapport avec l'immigration, sans que personne, de droite comme de gauche, ne remette en cause le paradigme fondamental. Et en arrière-plan, pour une politique immigrationniste encore plus efficace, le système met en place des accords internationaux avec les pays émetteurs, déchargeant leur surplus de population en Europe, tout en maintenant dans une situation de dépendance ces mêmes pays, dépendance économique notamment.

Avec cette stratégie, le système peut changer la face d'un pays en moins de deux décennies sans révolte de la population indigène.

Si un nouveau pouvoir arrive à la tête d'un pays européen, il pourra s'inspirer de cette stratégie systémique, pour la mettre à son service.

Pour cela, le contrôle des médias est primordial. Le but sera de diriger un nouveau flux d'information visant les populations ciblées et ayant pour but de rendre désirable un retour au pays. Ce nouveau flux devra être couplé avec une politique extérieure ferme, mais indirecte. Cette politique dépend de plusieurs paramètres qu'il nous faudra étudier ultérieurement. De même, notre système pourra créer un débat, non pas faussé, mais entre partis s’inscrivant dans le même paradigme, et se focalisant sur des questions marginales – par exemple les conditions pour l’assimilation de la minorité extra-européenne qui a vocation à s’assimiler, et cela sans jamais remettre en cause le retour du plus grand nombre.

L'opinion publique devant prendre parti entre deux possibilités similaires au fond.

Le système actuel est binaire, le nôtre le sera également.

Hypothèses.

Nous savons que, pour étudier la partie du problème la plus facile à résoudre, que l'Afrique du nord compte des forces politiques, dîtes « islamistes », dont la position stratégique à l’égard de leur propre système est, bien que leur programme ait peu de choses en commun avec le nôtre, finalement assez similaire à la notre propre situation stratégique à l’égard du système européen : une représentativité populaire conséquente écartée du pouvoir par une oligarchie sclérosée. Nous avons également que ces pays ont terminé leur transition démographique, ce qui signifie qu'à moyen terme, le danger démographique ne provient plus de ces contrées (paramètre fondamental). En outre, notre nouveau pouvoir européen héritera de la situation de prédominance économique issue du système précédent, situation qui nous donnerait de grands moyens pour agir sur ces pays nord-africains.

Ces fondamentaux montrent, on le devine, que la situation politique va probablement changer dans cette région du monde dans la décennie qui arrive, et le pouvoir européen devra en tirer parti.

La variable qui décidera de la nature des évènements et de leurs sens, est la chronologie des changements politiques dans les deux régions.

Si le pouvoir politique change en premier lieu en Afrique du nord, alors les nouvelles forces islamistes seront en position de force vis à vis des forces émergentes européennes.

Au contraire, si les forces politiques changent en Europe d’abord, alors le rapport de force sera du côté des européens. Dans cette hypothèse, alors la nouvelle force politique cherchera à appuyer, en sous-main, une prise de pouvoir des islamistes en abandonnant le vieux pouvoir corrompu. Et rappelons que notre aide économique serait alors décisive pour asseoir la nouvelle autorité islamiste en Afrique du nord.

Et donc, bien entendu, cette aide serait conditionnée à la capacité de ces pays à recevoir leur population d'origine.

Quelques fatwas appelant les musulmans à construire le grand califat islamique et à quitter les pays des mécréants (où la plupart des musulmans ne se sentent d’ailleurs pas à leur aise), doublées d'une propagande intense dans les pays européens (avec des conditions à l’assimilation qui obligerait à un choix clair entre islam politique et francité, pour obliger à une séparation franche entre minorité assimilée et majorité non assimilable), plus une aide économique conséquente reçue à l'arrivée : tout cela devrait montrer quelques effets bénéfiques, surtout si les ressources actuelles pour maintenir ces populations dans l'assistanat sur notre sol sont allouées à cette nouvelle politique d'inversion des flux.

Et, fait très encourageant, cette chronologie reste la plus probable, si l'on garde en tête que le centre d’un système en implosion s'écroule avant sa périphérie.

Que le projet islamiste soit viable sur le long terme n'est pas vraiment le problème des européens. D’ailleurs, soyons pragmatiques : que ce projet ne soit pas être trop efficace dans un premier temps au moins, cela serait excellent de notre point de vue. L’aide européenne n’en serait que plus nécessaire.

Je conviens que tout cela est fragile, incertain. En revanche, les fondamentaux du problème sont, encore pour un bon moment, bien présents et pèseront sûrement sur le devenir de nos nations.

Restons ouverts, souples et opportunistes, tout en gardant en tête l'objectif européano-centré.

Et cette stratégie reste, à mon sens, la plus favorable aux intérêts des européens car elle permet de prendre le camp d'en face sans tirer un coup de feu, ni destruction autre que celle du système ancien. Mieux encore, elle débouche potentiellement sur la meilleure des victoires : celle que l’adversaire approuve, parce qu’elle est partagée.

Bien sur, si l'écroulement est total, toutes ces considérations seront dépassées par l'urgence primaire. Mais dans ce cas, de toute façon, on change tellement de monde, qu’il devient presque impossible de raisonner. Eurocalypse ne raconte d’ailleurs pas autre chose que cet instant où la Raison disparaît.

Ce plan est un des moyens pour éviter qu’on en arrive là, au moins avec les nord-africains.

Quant à l’Afrique sub-saharienne, c’est une autre histoire…

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