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Pris de panique face aux populismes montant, le totalitarisme démocratique avance désormais à grand pas

Publié le : 06/11/2018 17:48:26
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En France le despotisme oriental avance à grand pas… Tout ou presque fait l’objet d’un droit, parfois « fondamental » comme l’avortement remboursé par l’État, mais ni les communes ni les particuliers n’ont vraiment le droit de refuser les compteurs électriques communicants Linky.


Le vrai patron de Macron, la gargouille illuministe Soros lequel se lamente parce que l’ordre mondial se trouve menacé par Trump.

Des dispositifs de surveillance à distance qui ont l’obligeance – s’ils sont piratés – de prévenir les cambrioleurs de vos absences, sans compter avec leur forte contribution à la pollution électromagnétique ! Un fil à la patte de plus à mettre au rang des cartes de crédit par contact que de petits malins sont susceptibles de débiter à votre insu dans les rames du métropolitain. Passons. Toutefois les signes encourageants se multiplient par ailleurs et des lueurs percent les ténèbres ambiantes car le système commence à se craqueler un peu partout et chaque jour davantage… M. Macron vient de perdre le référendum de Nouvelle Calédonie par lequel il comptait bien se débarrasser de ces essaims de confetti d’empire (ex colonial) en donnant satisfaction aux gros appétits anglo-saxons (australiens et néo-zélandais), aux droit-de-l’hommistes et autres tiers-mondistes, tous tenant la civilisation canaque en très haute estime (graphie originelle). À savoir celle des tribus primitives pratiquant d’excitantes chasses à l’homme au sein des tribus garde-manger [1].

Moins hypocrite, M. Mélenchon a pour sa part exprimé tout le désagrément et la déception que lui procurait un tel résultat. C’est fou ce que ces gens aiment la démocratie, le suffrage universel et autres hochets républicains. Le premier Ministre se rendra dès lundi 5 novembre à Nouméa (voyage qu’il eut dû en principe effectuer avant cette consultation, non ?), afin de promettre – soyez-en assuré - que cette iniquevotation à contre-sens de l’histoire, sera bien entendu rejouée sous peu en vertu du principe qu’un référendum n’est un bon référendum que s’il donne raison aux minorités agissantes et à la bourse des matières premières de Chicago. De ce point de vue notre domaine maritime du Bassin indo-pacifique n’est qu’en sursis. Rappelons en passant que la lettre de mission de M. Macron – garant en principe de par la Constitution de l’intégrité du territoire national – lui impose une destruction accélérée de l’ancienne France afin de pouvoir la couler au plus vite dans le creuset incandescent de la mondialisation.

En Allemagne, 3e puissance exportatrice mondiale après la Chine populaire, l’audience du CDU, l’Union chrétienne-démocrate allemande, chef de file de la Grande coalition merkelienne, s’effrite à chaque nouvelle élection dans les Länder. Lors de la dernière en date dans le Land de la Hesse, deux semaines après de piteux résultats en Bavière [2], la CDU recule de 11,3% et le SPD de 10,9 % par rapport à 2013 avec respectivement 27 % et 19,8 % des suffrages. Les écologistes quant à eux progressent de 8,7 % bénéficiant également de 19,8 % des votes ; les populistes/souverainistes de l’AfD avancent de 9 points et atteignent 13,1 %. Ils font ainsi leur entrée au parlement régional siégeant désormais dans les seize états allemands. La chancelière Merkel volens nolens en a aussitôt tiré la leçon, annonçant le 29 octobre qu’elle se retirera de la vie politique à la fin de son mandat… en 2021. D’ici là de l’eau aura coulé sous les ponts, mais tout comme pour le petit monsieur Macron, il n’est pas tout à fait exclu qu’elle ne soit contrainte un départ aussi anticipé que peu glorieux. L’Allemagne - pays où des hommes se font stériliser dans la crainte d’engendrer parce que rongés de culpabilité morbide post SGM (WWII) - semble bien en passe de virer sa cuti. Grand bien lui fasse (et nous fasse), au bord de l’abîme il serait temps de se reprendre et de quitter le lupanar mondialiste dont elle était l’un des foyers virulents infectant toute l’Europe.

Au Brésil, empire multiculturel, royaume du crime de sang et huitième PIB planétaire (produit intérieur brut) selon le classement de juillet 2018 de la Banque mondiale (la France ayant été rétrogradée du cinquième au septième rang !), Jair Bolsonaro, le Trump lusophone, vient d’être élu haut la main à la présidence, prenant la suite de treize années de corruption socialiste sous la férule du Parti des travailleurs des Lula da Silva et des Dilma Rousseff. Changement brutal de cap qui ne fait pas que des heureux surtout du côté de la gent médiatique hexagonale dont les commentaires peu amènes à son égard devraient lui valoir – si les lois étaient rigoureusement appliquées dans ce pays – d’être traînée en justice pour insulte à chef d’État. Un délit dont la preuve n’a pas être rapportée sur le fond, mais ici, en l’occurrence bien établi puis que Jair Bolsonaro est systématiquement et sans le moindre complexe présenté comme sexiste, raciste, belliqueux (il veut en effet le rétablissement de la peine capitale et la libéralisation de la détention d’armes de défense), homophobe et pire encore… catholique.

Ce qui sous la plume et dans la bouche de nos médiacrates branchés s’apparente sans équivoque à une vilaine injure. En fait Bolsonaro a disposé auprès du petit peuple des favelas du puissant relais des Églises évangéliques, lesquelles grignotent progressivement des parts du marché de la Foi au détriment de Rome. Le Brésil, hier encore premier pays catholique au monde, a vu fondre le nombre de ses fidèles passé de 92 % dans les années soixante-dix à 61 % en 2010. Il est vrai que les judéo-protestants (26% des 180 millions de chrétiens pour une population totale de 206 millions d’âmes) ont l’astuce – en complète contradiction avec le catholicisme pour qui l’existence ne vaut que par une astreignante élévation de l’âme vers son Créateur - de promettre à chacun le paradis ici-bas, tout de suite et maintenant. Or çà, du point de vue judéo-chrétien, l’élection de Bolsonaro ne fait certes pas grincer toutes les dents…

Celui-ci que l’on peut désigner à juste titre comme un national-sioniste est conseillé par un ex de l’empire Goldman Sachs, l’ancien patron de Breitbart News et transfuge de la maison-Blanche, Steve Bannon (cf. l’article de Jean Terrien in Rivarol n° 3344 - 19 septembre 2018 p. 9). Bannon s’est fait le courtier en sionisme auprès des oppositions identitaires européennes (Italie, Suisse, Allemagne et le 10 mars 2018, il participait au XVIe congrès du FN à Lille pour y soutenir Mme Le Pen) qu’il entendait fédérer et dont il espérait prendre la tête à l’abri des regards. De fait, les premières paroles prononcées par Bolsonaro depuis son domicile (pour raison de sécurité : il avait été poignardé en pleine rue au cours de sa campagne électorale) après la publication des résultats du scrutin présidentiel, le furent… adossé à une menorah, le chandelier à sept branches symbole originel de la judéité. Tout un programme ! Mis en œuvre sans perte de temps : le surlendemain de son élection, il rendait en effet publique son intention de déplacer sans délais l’ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem. Rappelons de façon lapidaire que le sionisme n’est pas un nationalisme authentique, mais un tribalisme messianique dans une version laïque et athéiste dévoratrice des nations… Et pas seulement de la Palestine…

Pensons à l’Irak, à la Libye, à la Syrie, au Yémen dont le martyr n’est pas étranger à l’expression de la Destinée manifeste d’Israël… quoiqu’il s’en défende avec la plus grande mauvaise foi et contre toutes évidences. Ne parlons pas des 200 frappes aériennes sur la Syrie depuis 2016 dont Tsahal se targue, sûr de son impunité, en violation absolue du droit international ; rappelons en outre que dans la région du Golan, les tueurs de Daech étaient soignés dans des hôpitaux israéliens (sans doute en application du serment d’Hippocrate ?). Ces mêmes israéliens qui, lors de la reprise de Deraa au sud-ouest syrien, exfiltrèrent officiellement le 22 juillet dernier quelque huit cents terroristes (et leurs familles) rebaptisés pour la circonstance « Casques blancs »… Mezzo voce les Services parlent volontiers de 2300 djihadistes récupérés par les bons et innocents israéliens, fervents défenseurs de la Paix et passionnément humanistes. Ils sauront assurément, le moment dit, les réutiliser sur d’autres fronts chauds de l’Orient convulsionnaire.

Reste qu’en tournant la barre à tribord toute, les Brésiliens ne font qu’emboîter le pas à la Russie de Poutine, à l’Inde de Narendra Modi, premier ministre et membre du Bharatiya Janata Party (national-hindouiste) et plus près de chez nous, à la Hongrie de Viktor Orban et à l’Italie de Salvini . Des gens qui donnent de l’urticaire au petit Macron - à telle enseigne qu’il montre des signes de fatigue et vient de s’octroyer trois jours de break à Honfleur ! – et qu’en termes très diplomatiques et fleuris, il traite sans vergogne d’« esprits fous » et de « menteurs »… ou mieux, de « suprématistes, racistes, fascistes et vieux blancs ».

C’est à Bratislava, en présence du chef de l’État slovaque, que Macron s’est livré avec un aplomb phénoménal à cette indécente critique du gouvernement hongrois qui aurait le grand tort de vouloir fermer l’Université d’Europe centrale… financée par le philanthrope George Soros (Grand pontife de la Société ouverte) : « Je me battrai partout où l’on veut faire reculer la place de la Justice, la capacité des journalistes à travailler librement, la place des universités, ce qui nous fait Européens… Nous allons voir comment tout faire pour que le peuple hongrois ait accès au savoir de qualité et qu’on ne puisse pas chasser des enseignants »… Parce qu’hors l’Église de l’illuministe Soros (il existe sept autres Universités en Hongrie), pas de salut et point de connaissance ? Au reste nous pourrions commenter longuement la conception macronienne de la liberté d’expression et de l’accès à l’information… Chacun jugera de l’arrogance d’un personnage se croyant autorisé à tout bout de champ de jouer les pères la morale en matière de démocratie… Qu’il commence donc par balayer devant sa porte !

Ce même Soros qu’un reportage de Radio y Televisión Martí - un organe de propagande semi officiel destiné à promouvoir la démocratie à Cuba et financé par l’US Agency for Global Media - présente comme un « juif multimillionnaire d’origine hongroise »… et dont l’Open Society Foundations soutient partout dans le monde des organisations non gouvernementales soi-disant dans le but de promouvoir la justice, l’éducation, la santé publique et les médias indépendants, mais qui sont en réalité autant de « façades pour conquérir, détruire et piller les pays cibles » [3].

Soros éternelle victime, « rescapé de la Shoah et philanthrope, financeur des causes progressistes et pro-démocratiques, devenu l’une des têtes de turc de l’extrême-droite américaine et des antisémites », laquelle n’hésite pas à recourir « aux clichés anti-juifs les plus éculés en exagérant par exemple son influence en matière de politique et d’économie ». De l’art de la minimisation d’un côté (nous pauvres et misérables on nous prête des capacités que nous sommes loin de posséder !), de la vantardise et de l’exagération de l’autre : Soros confiait récemment au Washington Post ne pas avoir prévu l’ascension fulgurante de Trump au sommet de l’État américain. Remarque : la chuztpah à un certain niveau rend stupide, sourd et aveugle aux misères et aux dérives du monde. Et Soros d’ajouter : « je crains qu’il ne veuille détruire le monde ». Rien que ça ! Ce qui, en langage non crypté, se traduit ainsi : « Trump en quelques twitts aurait à lui seul entamé la déconstruction de l’ordre mondial ultra libéral, que Soros s’était employé à promouvoir et à édifier en un demi-siècle, ceci [notamment] en présidant au retour de la morale chrétienne, de l’éthique et des valeurs dans la société américaine, à savoir des idées automatiquement anathèmisables pour le milliardaire athée »… ceci aux dires du commentaire publié par ZeroHedge.com le 22 juin 2018 [4]. On comprendra mieux, dans ce contexte de procès en victimisation de ce rescapé de la shoah – lequel au demeurant, n’a non seulement jamais été déporté, mais à quatorze ans, en se faisant passer pour catholique, a participé sans le moindre remord aux rafles et à la confiscation des biens de ses coreligionnaires [5] – qui reçoit (se fait envoyer) des colis piégés à l’instar des Clinton, dans le but cousu de fil blanc de faire trébucher Trump aux élections de mi-mandat [6].

Craignant que Trump « ne veuille détruire le monde », Soros a donc juré en conséquence de « redoubler d’efforts » contre lui et pour ce faire, il a entrepris d’inonder ses opposants du camp Démocrate de dizaines de millions de dollars. Détruire le monde signifie, répétons-le, commettre un inexpiable crime de lèse idéologie mondialiste. Ce pourquoi Macron défend bec et ongles le multilatéralisme (ONU, UE, OMC, OMS, OTAN, etc.) qui enchaîne les nations au sein de structures multilatérales de type soviétoïde, embryons de la Gouvernance mondiale tout en leur interdisant de défendre leurs intérêts propres via des accords bilatéraux… Au contraire de Trump que Macron a, sans citer son nom, violemment attaqué sur ce sujet à la tribune des Nations Unies. Raison pour laquelle il faut abattre le président américain afin de mettre d’urgence un terme au recalibrage en cours des relations internationales et bloquer l’instauration d’un nouveau paradigme géopolitique dans la gestion des Affaires. Changement (ou retour au bon sens) antinomique du projet mondialiste de Soros, ce grand ami du genre humain… Mandataire de la Cité et mentor de quelques créatures bigarrées parmi les lesquelles Obama, Clinton, Merkel et Macron. Des marionnettes qui déçoivent malgré les furieux barrages d’artillerie médiatique dressés entre leurs médiocrité et des opinions publiques désabusées parce que saturées de mensonge. Grâce au ciel, à un moment ou à un autre les idéologues ont toujours tort. Mais quels dégâts n’ont-ils pas causés entre temps ?

Même ordre d’idée et autre symptôme, cette année du centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, il n’y aura aucun événement national digne de ce nom « le sens de cette commémoration n’étant pas [à entendre l’Élysée] de célébrer la victoire… [par suite] il n’y aura pas de défilé ou de parade militaire ». Ah bon ! Ce put être certes une fâcheuse occasion de rappeler que nos proches aïeux se sont faits trouer la peau par amour de la terre de leur père… et en défense d’un patrimoine incorporel hérité de siècles de luttes et de labeur ayant fait éclore et s’épanouir le génie d’une nation, la nôtre.

Ce rejet du passé – pourtant glorieux à maints égards - participe d’une démarche systémique (c’est-à-dire délibérée) d’acculturation. Parce que la promotion d’une société plurielle, ouverte, permissive au-delà de toutes limites, sexuellement et racialement indifférenciée, n’est pas compatible avec une mémoire vivante des effroyables sacrifices consentis par les pères de nos pères. Néanmoins (un os à ronger !) une caravane présidentielle parcourra du 4 au 10 novembre – une « itinérance mémorielle et politique », selon les termes précisément utilisés par la Mission du centenaire - les départements de l’est et du nord de la France qui furent les théâtres d’opération de la Grande guerre.

Maintenant M. Macron a bien raison de récupérer (ou de soigner son spleen) à Honfleur, de reprendre son souffle, puisqu’à bout d’argument, à court de personnel (quinze longs jours pour un remaniement ministériel qui a finalement tourné à la farce) et peut-être pris de panique à l’évocation de la raclée qu’il risque de prendre le 26 mai lors des élections européennes hexagonales, M. Macron peine de plus en plus à sauver la face… celle d’un usurpateur que la France commence à rejeter massivement et sans appel. Dieu nous garde maintenant des Sarkozy, Hollande et Royal qui se prennent à rêver d’un retour en fanfare. Et qui nous, nous font cauchemarder tant la démocratie tend à toujours imposer le plus petit dénominateur commun, autant dire le tréfonds de la servilité vis-à-vis des cryptarchies et la quintessence de l’extrême débilité politique. À ce train « demain la guerre civile » ! Comme l’a annoncé Gérard Collomb au moment de quitter la place Beauvau, dans un éclair de lucidité et d’honnêteté qui honore a posteriori ce nul parmi les nuls.

Jean-Michel Vernochet
3 novembre 2018
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Notes :

[1« Témoignage d’un pasteur indigène à Ta’unga (1846-1847) » - Société d’études historiques de la Nouvelle Calédonie ; n° 25 1980 - Maurice Leenhart (1878-1954) pasteur, ethnologue et ami des peuplades Kanaks – http://camin-ferrat.over-blog.com/a...

[2Les élections au Parlement de Bavière le 14 octobre 2018 ont consacré la débâcle de la CSU et des sociaux-démocrates du SPD alliés au chrétiens-démocrates de la CDU au sein d’une Grande coalition constituant la base électorale du chancelier Merkel. Autres évolutions substantielle : la percée des écologistes et des identitaro-souverainistes de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD).

[3timesofisrael.com2nov18

[6Lesquels auront lieu le 6 novembre. Comme tous les quatre ans, les électeurs américains sont appelés à renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants (435 sièges) et 35 au Sénat sur 100 élus. Les électeurs désignent également 36 gouverneurs, quelque 6000 sièges dans les législatures locales et 30 procureurs dans différents états.

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