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Publication de Crise ou coup d'Etat ?

Publié le : 21/09/2009 23:00:00
Catégories : Actualités des éditions Le Retour aux Sources

Crise_ou_coup_d__4a91b21042ad5Publication de Crise ou coup d'Etat ?, de Michel Drac.

Vous pouvez commander cet ouvrage dans la boutique.

La quatrième de couverture :

La crise qui a éclaté avec l’implosion de la bulle des subprimes n’est pas survenue par hasard. Elle a été préparée par une longue séquence d’évènements, de l’abolition de la convertibilité-or du dollar en 1971 à l’explosion de la masse monétaire entre 2002 et 2007.

En s’appuyant sur de très nombreux graphiques qui rendent son travail facile d’abord même pour des non spécialistes,  l’auteur démontre que cette crise s’insère complètement dans la dynamique contemporaine du capitalisme mondialisé. Mieux encore : il explique pourquoi il est très probable, presque certain même, qu’elle a été dans une large mesure voulue. En réalité, c’est un coup d’Etat. Des gens, peu nombreux mais très puissants, sont en train de voler la terre à l’humanité.

Et pour ceux qui veulent se faire une idée...

Les premières pages !


Graphe 1 – La plus grande correction de l’Histoire

Diapositive1

En deux ans, de janvier 2007 à janvier 2009, environ 34.000 milliards de dollars sont partis en fumée. L’implosion des marchés action compte dans ce total pour 28.000 milliards. Va très probablement lui succéder la baisse des marchés immobiliers. Début 2009, 6.000 milliards environ avaient été détruits à ce titre, et l’essentiel restait à venir. Certains experts estiment à 20.000 milliards la valorisation immobilière encore à perdre.

Au final et si l’on raisonne en dollars constants, d’ici à fin 2011, la Deuxième Grande Dépression aura probablement détruit entre 50.000 et 60.000 milliards de dollars. 25 ans du produit intérieur brut français !

Comment une telle correction est-elle possible ? Pourquoi cet ajustement se déroule-t-il maintenant et de cette manière ? Quelles seront ses conséquences à moyen terme ?

Voilà les trois questions auxquelles nous allons tenter de répondre par ce petit essai.


PREMIERE QUESTION 
COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

Graphe 2 – L’argent qui n’existait pas


Comment 34.000 milliards de dollars ont-ils pu disparaître en deux ans ?

La réponse commence par un constat très simple : en un certain sens, l’argent qui vient de disparaître n’a jamais existé.

Vous me direz : mais cet argent, comment a-t-on pu le compter, s’il n’existait pas ?

Eh bien, pour constater qu’un argent inexistant peut donner l’impression d’exister, un nouveau graphique :

Diapositive2

Ce graphique compare M3 et le PIB, pour l’ensemble USA-Union Européenne, en convertissant les euros et sterlings en dollars au taux de change moyen du premier trimestre 2009.

[Précisions techniques : M3 est l’agrégat qui représente le mieux la masse monétaire totale. Il inclut la monnaie fiduciaire (billets + pièces), les dépôts à vue et les instruments négociables tels que les titres de créance d’une durée inférieure ou égale à deux ans. Le PIB, produit intérieur brut, donne quant à lui la valeur totale de la production de biens et services dans un pays donné par les agents résidant à l’intérieur du territoire national.]

Or donc, en comparant la masse monétaire et le produit intérieur brut, que constatons-nous ?

Regardez bien ce graphique. Il n’y a rien qui vous frappe ?

Eh non, vous n’avez pas la berlue : entre 2001 et 2007, la masse monétaire a progressé beaucoup plus vite que le PIB. En six ans, M3 a crû de 60 % (de 16.000 à 26.000 milliards de dollars environ), alors que le PIB n’augmentait que de 30 % (de 24.000 à 31.000 milliards de dollars).

Résultat :

- en 2001, pour un dollar en circulation, on constatait environ 1,5 dollars de biens produits et de services fournis,

- en 2007, à périmètre comparable, on ne constatait plus que 1,2 dollars de biens produits et de services fournis.

Conclusion : nous avons, en six ans, vu apparaître dans nos comptes en banque un tas d’argent qui, par rapport aux normes initiales, avait de moins en moins de contrepartie réelle. Tout s’est passé comme si nous vivions, pendant ces six années, une immense illusion d’optique collective : l’argent qui circulait entre nos mains, ou qui dormait sur nos livrets d’épargne, représentait de moins en moins des choses réelles.

D’où est venu cet argent qui n’existait pas, et qui cependant se promenait sous nos yeux ?...

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