La gauche veut défranciser la France ! | Par Adrien Abauzit

Publié le : 16/12/2013 23:10:49
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Jeudi 12 décembre 2013, un rapport sur l’intégration, rédigé officiellement par des représentants de l’Etat, des membres d’associations, de collectivités territoriales et de syndicats, a été publié sur le site de Matignon.


Dans la lettre de mission remise aux rédacteurs du rapport l’été 2012, Jean-Marc Ayrault avait fixé un cap : « refonder notre politique d’intégration suppose de répondre à l’attente des personnes immigrées et de leurs descendants : être considéré comme n’importe quel Français ».

Avec un axe de réflexion aussi stupide et tordu, il fallait s’attendre au pire. Et de fait, le contenu de ce rapport est une déclaration de guerre au peuple français.

Abolition de l’histoire de France et révisionnisme bobo-orwellien

Les rédacteurs du rapport préconisent la remise à plat de l’enseignement de l’histoire. Ces derniers semblent gênés par le fait que « L’histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des ‘grands hommes’ blancs et hétérosexuels». Aussi ces derniers concluent-ils : « Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le panthéon des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société ».

Si l’on comprend bien où les rédacteurs veulent en venir, il serait problématique que les grandes figures de l’histoire de France soient blanches et hétérosexuelles. Cette réflexion à elle seule suffit à nous faire douter de la santé mentale des rédacteurs. Car enfin, où est le problème ? En quoi est-il problématique que Clovis, Saint-Louis, Napoléon et De Gaulle n’étaient ni noirs, ni jaunes, ni arabe, ni lesbienne, ni gay, ni bi, ni trans ? Les personnes indisposées par cet état de fait ont un problème avec l’histoire de France. Et disons-le : les personnes qui ont un problème avec l’histoire de France et qui veulent la changer, qui veulent lui appliquer un révisionnisme bobo-orwellien pour ne pas heurter certaines minorités, n’ont pas vocation à être française. On ne peut pas être français lorsqu’on n’accepte pas l’histoire de France telle qu’elle est.

Nous informons d’ailleurs les rédacteurs et membres du gouvernement, qu’ils devront se lever de bonne heure pour trouver des transexuels d’origine asiatique ou des gays d’origine africaine parmi les grands hommes de l’histoire de France.

Le révisionnisme bobo-orwellien a pour seul et unique objectif d’effacer l’histoire de la France réelle, de la France enracinée, de cette France que la gauche méprise et sur laquelle elle s’enorgueillit de cracher. Gageons que les Français seront plus attachés à leur histoire que leurs élites politiques bobo-débilo-mondialistes.

Apprentissage des langues arabes et asiatiques : une mesure de contrecolonisation

«La France doit assumer la dimension arabe-orientale (comme afro-antillaise, océanindienne, mélano-polynésienne ou sud-est asiatique) de son identité et sortir de son attitude post-coloniale», nous expliquent nos experts, qui, ne s’arrêtant pas en si bon chemin, préconisent l’enseignement à l’école de l’arabe et d’une langue africaine.

Scoop : il y aurait une dimension arabe dans l’identité française. De même très certainement y a-t-il une dimension zimbabwéenne dans l’identité chinoise et une dimension guatémaltèque dans l’identité de la lituanienne.

Au-delà de cette ânerie sans nom, la logique des experts a de quoi inquiéter : ce n’est pas aux immigrés de s’adapter à la France, mais à la France de s’adapter aux immigrés. La France doit abdiquer ce qu’elle est face aux populations arrivantes. Nos experts ont le droit de le penser et de le vouloir. Mais les Français enracinés ont le droit de s’opposer frontalement à cette logique de contrecolonisation.

Désolé de faire pleurer les puceaux du réel, de l’intelligence et de la culture, mais la France n’est culturellement ni arabe ni africaine. Ceux qui veulent vivre selon des codes sociaux arabes ou africains, donc ceux qui refusent de se franciser, n’ont pas vocation à terme à rester en France. Les Français n’ont pas à s’excuser de refuser que la France s’africanise.

Affirmer le contraire, c’est confesser vouloir constituer sur le sol français de véritable corps étrangers (qui au passage existent déjà) culturellement distincts et éloignés du peuple de France. On chercherait à préparer la guerre civile qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Prestation sociale discriminante

Les experts s’insurgent contre le fait que certaines prestations sociales soient conditionnées à une durée de séjour de cinq années. Partisan que nous sommes de la préférence nationale et militant anticolonialiste, nous ne voyons pas en quoi cette condition est un problème.

Ne plus parler d’intégration

Les rédacteurs du rapport plaident pour l’abandon du terme d’intégration : ce serait une violence faîte aux personnes d’origines immigrées. Nous sommes ici sur la même ligne que les rédacteurs : ne parlons plus d’intégration, terme dont le contenu est très vague, et parlons plutôt de francisation. Assumons le bon sens : un étranger qui veut vivre en France doit se franciser ou partir, comme l’a si bien dit Charles Aznavour au micro de RTL le 28 février 2013 au micro de RTL.

Non désignation des individus

« Désigner, c’est assigner, c’est stigmatiser », «Seules les personnes devraient avoir le droit de se désigner elles-mêmes», estiment les auteurs, qui recommandent aux médias de «ne mentionner la nationalité, l’origine, l’appartenance ethnique, la couleur de peau, la religion ou la culture que si cette information est pertinente ».

Ici, les rédacteurs du rapport attestent vivre dans la huitième dimension. Car où ont-ils pu voir que l’origine des personnes était révélée par les médias ? Au contraire, ces derniers ne cessent de parler de « jeunes » ou de modifier les prénoms des protagonistes pour noyer le poisson. Pour ne citer que cet exemple, les médias presque systématiquement cherchent à masquer l’origine scandinave de nos racailles.

Création de l’infraction de harcèlement racial

Saluons ici nos experts, inquiets du bolossage croissant dont les français sont victimes.

Une mesure positive : le retour du voile à l’école

Nous avons déjà eu l’occasion d’écrire qu’il serait souhaitable que toutes les femmes musulmanes de France portent le voile, voire même la burqa. Le peuple de France doit voir en face le résultat de quarante années de vote pour la gauche (entendre, pour le PS ainsi que les équipes dirigeantes des RPR, l’UDF, l’UMP et UDI).

Hollande recule

Le rapport sur l’intégration a été commandité dès l’été 2012, soit avant que l’ascension du FN n’ait réellement commencé. Assurément, l’équipe de Hollande n’avait pas prévu la montée en puissance du Front national, ni le réveil du pays réel, incarné par la mobilisation contre le mariage gay.

Leurrée sur le sens de sa victoire, qui n’était que le rejet de Sarkozy, la gauche a cru un instant que la France voulait une nouvelle couche de boboïsation. Il s’avère que c’est tout l’inverse : le peuple français ne supporte plus la stupidité politiquement correcte. Il n’en peut plus de cette police de la pensée au service de la défrancisation de la France.

Hollande en a bien conscience. A quelques mois des municipales, il a compris que le rapport sur l’intégration est de la nitroglycérine électorale. En voyage en Guyane, il s’est empressé de dire que ce projet n’est pas la position du gouvernement. Nous respirons. Mais pour combien de temps ?

Face à l’histoire le rapport sur l’intégration aura au moins eu le mérite de révéler une nouvelle fois que la gauche, fille aînée des Lumières, veut défranciser la France par le révisionnisme bobo-orwellien et par la contrecolonisation.

Lien du rapport :
http://www.gouvernement.fr/presse/refondation-de-la-politique-d-integration-releve-de-conclusions

Adrien Abauzit.

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