Recension de « Retours » de Patrick Gofman dans la revue « Synthèse nationale »

Publié le : 01/04/2018 15:48:23
Catégories : Actualités des éditions Le Retour aux Sources , Auteurs , Patrick Gofman , Recensions

Recension de « Retours » de Patrick Gofman dans la revue « Synthèse nationale » N°48 – printemps 2018.


Ronchon de grande classe, Patrick Gofman regimbe devant les bienfaits incessants du Progrès sophistiqué.

Dans le jargon de l’édition, un retour est un livre invendu renvoyé à l’éditeur par le libraire. Le Retour aux sources n’est pas superstitieux pour publier un tel titre. Il s’agit d’un recueil de différentes impressions de Patrick Gofman qui revient d’un endroit ou d’une idée. Réparties de 1971 à 2016, ces notices plus ou moins courtes présentent pensées et humeurs de leur auteur. C’est souvent drôle, parfois édifiant. Ce parfait anglophone séjourne aux États-Unis en 2002 quand Chirac commence à s’opposer à toute intervention étatsunienne en Irak. Il y observe la francophobie délirante qui imprègne profondément les milieux médiatiques, « mais peu de Français, reconnaît-il volontiers, accepteraient de le lire, comme de voir la réalité en face, en général. Ils préfèrent les traductions triées et édulcorées par les kollabos gallo-ricains ».

Concernant les grands patrons de multinationales néocoloniales, il observe qu’« à Paris, les rois de la faillite, comme Tapie ou Minc, deviennent des oracles. En Californie, ils couchent dehors ». Ronchon de grande classe, Patrick Gofman regimbe devant les bienfaits incessants du Progrès sophistiqué. Sa conversation avec une guichetière de la Poste en 1993 est bien moins surréaliste qu’il n’y paraît au premier abord et explique la disparition des cabines téléphoniques de tout l’Hexagone, y compris dans les fameuses zones blanches.

L’une des anecdotes les plus piquantes porte sur sa visite à Sils Maria de la Maison Friedrich Nietzche dont les concepteurs font passer les vessies pour des lanternes et Nietzche pour un progressiste humaniste prêt à épouser le premier pape venu. Accompagné d’un vieil ami nietzschéen, Gofman se « marre devant ces fraudes politiquement Korrektes ».

On retrouve bien à travers ces pages le Patrick Gofman qui enchantait presque chaque mercredi soir le Libre-Journal de la Résistance française animé par feu Serge de Beketch à Radio Courtoisie.

De beaux moments de détente et de… culture !

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