Recension de « Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas… » de Gérald Pichon

Publié le : 11/06/2014 08:26:00
Catégories : Articles auteurs , Auteurs , Lucien Cerise , Recensions

« Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas… », Gérald Pichon (préface de Pierre Sautarel), éditions IDées, 2013.
Recension par Lucien Cerise
Le dimanche 15 juin, à la Fête du livre de Radio Courtoisie, venez rencontrer pour des dédicaces Gérald Pichon, Max Lebrun et Lucien Cerise à la table d’Emmanuel Ratier.


Avec son titre « coup de poing », l’ouvrage de Gérald Pichon a le mérite d’affronter de manière directe une question difficile, sans politiquement correct ni langue de bois. Son deuxième mérite, probablement supérieur au premier, est de ne pas virer pour autant dans le radicalisme stérile. En effet, comme l’apprennent tous les gens qui cherchent à diffuser des idées, il ne suffit pas d’avoir raison pour faire avancer une cause, encore faut-il savoir se faire entendre par le plus grand nombre et proposer des solutions réalistes. Les seuls discours qui parviennent à faire bouger les choses sont ceux qui réunissent tout d’abord un « consensus », le plus large possible, de sorte à s’extraire de toute tendance groupusculaire ou extrémiste. Sur un sujet aussi clivant et polarisant que celui du racisme en général, et anti-Blancs en particulier, le pari semble perdu d’avance. Gérald Pichon parvient malgré tout à maintenir un « juste milieu » de bout en bout de son argumentation, qui devient dès lors recevable par tout individu de bonne foi. Les deux risques étaient l’eau tiède et la bouillie pour forum internet, toutes deux insignifiantes, or l’auteur se déplace sur une ligne de crête qui lui permet de saisir franchement le taureau par les cornes sans jamais tomber dans l’outrance verbale qui aboutirait à un cri de colère légitime mais inarticulé. Exercice périlleux mais réussi.

Comment s’y prend l’auteur pour parvenir à ce résultat ? On distingue deux temps dans son argumentation.

1) Le premier temps est l’exposé des faits. Les faits, rien que les faits, tous les faits. Application de la méthode scientifique classique, que l’on retrouve dans toute enquête d’investigation, journalistique ou policière, et qui oblige à assumer un principe de réalité sur tous les sujets. L’essentiel de l’ouvrage est un exposé objectif, neutre, dépassionné, précis, qui rassemble les preuves empiriques et statistiques du racisme anti-Blancs dans les banlieues, les quartiers, les cités HLM, mais aussi dans les sphères du pouvoir, les médias, la politique, l’université, etc. Comme le dit Gérald Pichon dans un entretien à Nouvelles de France, « Mon objectif est qu’après la lecture de cet ouvrage, plus personne ne puisse dire que la haine anti-blanche n’existe pas ou qu’il s’agit d’un phénomène marginal. »

L’auteur ne se limite cependant pas à une simple dénonciation au premier degré du problème, il en rappelle aussi les causes. Dans l’éventail des approches identitaires, celle de Gérald Pichon est l’une des plus subtiles car il ne sacrifie pas la question socio-économique sur l’autel de l’identité ethnico-culturelle. En effet, si le racisme anti-Blancs frappe la France d’en bas, l’analyse montre qu’il est assez largement soutenu et organisé par la France d’en haut, qui s’arrange, elle, pour ne pas être impactée. La « fracture ethnique » se double donc d’une « lutte des classes ». Remontant la chaîne causale jusqu’à son origine, Gérald Pichon met en évidence que ce racisme anti-Blancs, s’il est perpétré au quotidien par des délinquants noirs et arabes, prend sa source dans une politique immigrationiste menée au plus haut niveau du pouvoir par une oligarchie elle-même plutôt blanche de peau. L’immigration a pour fonction de produire un sous-prolétariat, armée de réserve du Capital, comme le remarque notamment Alain de Benoist. Les immigrés ne sont pas venus seuls en France, mais bien parce qu’un programme d’immigration de masse a été appliqué par les gouvernements successifs depuis les années 1970 ; et ils ne sont restés que parce qu’une idéologie pro-immigration a été diffusée depuis les années 1980 dans les médias par des journalistes, des groupes d’influence, des lobbies et des associations généreusement subventionnées par l’État telle que Sos Racisme, pour faire passer la pilule.

Gérald Pichon ne cherche évidemment pas à disculper les « racailles » mais il s’attache également à reconstituer la genèse historique de la situation criminogène, ce qui suppose de nommer la totalité des acteurs et de pointer leur complicité. Un programme général de liquidation physique du peuple français, et de tous les peuples européens, et encore au-delà de l’humanité entière, est donc en cours, un véritable génocide dans lequel les immigrés des pays de départ, en Afrique du nord ou sub-saharienne, sont utilisés comme des outils de dissolution des pays d’arrivée par les oligarchies cosmopolites qui ont pris le contrôle du système global. Comme le rappelle l’auteur, ce remplacement de population prend des voies démographiques mais aussi psychologiques, notamment via la culpabilisation des Français de souche vis-à-vis d’un passé colonial à expier éternellement, « devoir de mémoire » dont le vrai but est d’inculquer à un peuple la haine de soi, de sorte à fabriquer son consentement à sa propre disparition. La discrimination positive – sauf pour les Blancs ! – est un pilier du dispositif (Chapitre 6). Comme l’a constaté Malika Sorel, sociologue spécialisée sur les questions d’immigration, « le gouvernement a basculé dans la préférence étrangère ». Les conséquences de cette discrimination ethnique anti-blanche peuvent s’avérer dramatiques, notamment en termes de sécurité urbaine. Si vous êtes de type européen, ce sera la double peine : vous serez frappé et en plus accusé de racisme si vous vous défendez. Pire ! Au-delà même d’un laxisme sélectif selon la couleur de peau, on peut observer un renforcement intentionnel des tensions raciales organisé par le Pouvoir lui-même. Depuis les mandats de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur et à l’Élysée, la France fait rentrer en moyenne 200 000 immigrés par an sur son territoire, sans compter les clandestins. À une époque de crise économique, où il n’y a plus de travail et où tout le monde le sait, comment interpréter ce genre de décision ? À ce stade, il ne s’agit plus d’incompétence mais bien d’erreurs volontaires, commises dans l’espoir de compliquer encore la situation et d’aggraver encore les tensions dans le cadre d’une méthode de gouvernance par le chaos. La droite libérale, de l’UMP au MEDEF, n’est cependant pas la seule coupable et elle sait qu’elle peut compter sur le soutien indéfectible de la gauche libertaire, du PS aux syndicats, pour chanter à l’unisson les louanges de l’immigration et du village global sans frontières, qui s’apparente en fait de plus en plus à un carnage global sans frontières. La réforme pénale de Christiane Taubira, qui vise ni plus ni moins qu’à ouvrir les prisons, n’a pas d’autre finalité…

2) Le deuxième temps de l’argumentaire de Gérald Pichon propose des solutions pour en finir en pratique et pas seulement en théorie avec le racisme anti-Blancs. Comment passer des mots et du bla-bla aux initiatives concrètes ?

Quand on soutient un programme politique, la première question à se poser est celle de sa faisabilité. La plupart du temps, ce qui n’est pas faisable à court terme est cependant réalisable à long terme. Une action planifiée sur le long terme, en plusieurs étapes, de manière rationnelle, cela s’appelle une « stratégie ». Et c’est bien cette intelligence stratégique de la question identitaire qui distingue Gérald Pichon de nombreux militants trop pressés, identitaires spontanéistes qui veulent « tout, tout de suite », et ne parviennent même pas à simplement « penser » une lenteur relative dans l’application du programme politique qui nourrit leur engagement. Les dernières pages du livre ouvrent des perspectives d’action tactique et stratégique et il faudrait pouvoir les citer entièrement. Pour commencer, Gérald Pichon y envisage la constitution d’un communautarisme identitaire « blanc », de sorte à se protéger plus efficacement des agressions à caractère ethnique. Véritable pied-de-nez au Système (« quenelle » diront certains), lequel tolère, et même soutient, tous les communautarismes fermés, asiatiques, noirs, arabes, juifs, musulmans, homosexuels, mais en aucun cas celui des Blancs chrétiens hétérosexuels, qui, eux, sont tenus de s’ouvrir et de se mélanger, sauf à être traités de racistes, fascistes, homophobes, etc.

Puis l’auteur évoque la question de la remigration, mais dans les seuls termes où elle est recevable et pertinente, à savoir comment la mettre en œuvre par étapes, de façon planifiée et rationnelle. S’il est impossible en France de l’imposer à des individus nés sur le territoire en raison du droit du sol, elle doit être envisagée en revanche pour les naturalisés et les binationaux qui adoptent des comportements délinquants et criminels, après une déchéance de nationalité. Dans tous les cas, elle n’a pas la moindre chance d’être appliquée si elle n’est pas soutenue au plus haut niveau de l’État et dans le cadre de partenariats interétatiques. Gérald Pichon ne se voile pas la face et reconnaît que « les chances de succès d’un tel plan frôlent le néant ». Quoi qu’il en soit, les partisans de la remigration devront de toute façon en passer nécessairement par une étape commune avec les partisans de l’assimilation, étape qui consistera en la stabilisation du système et la pacification des relations entre les identités. Une guerre ethnique signifierait la fin de l’assimilation, cela va de soi, mais aussi la fin de la remigration, puisque le territoire national, bien loin d’être l’objet d’une « Reconquista » romantique, se verrait disloqué en ghettos ethnico-culturels hermétiques.

Une série de conclusions en cascade s’impose logiquement de la lecture de l’ouvrage de Gérald Pichon. Plusieurs questions n’en font qu’une : le racisme anti-Blancs, l’immigration et l’identité ne sont pas séparables. De fait, une politique identitaire sérieuse et planifiée sur le long terme dans ce pays est inconcevable sans reprendre au préalable le contrôle des flux migratoires aux frontières nationales. Possible uniquement si un gouvernement favorable à ces idées, donc un gouvernement de sensibilité nationaliste, arrive au sommet du pouvoir pour les mettre en application. Et dans le cadre légaliste où le militantisme doit se placer pour être légitime et efficace, ceci n’adviendra qu’à la condition de militer et de voter pour les partis politiques souverainistes qui jouent le jeu électoral et dont le programme contient la défense de l’intégrité des frontières et l’application d’une politique migratoire stricte. Prétendre qu’il est inutile de voter, comme on l’entend parfois, et réclamer simultanément le contrôle des flux migratoires relève de l’incantation et de la pensée magique, comme s’il suffisait de vouloir une chose pour qu’elle advienne. Quelle que soit sa nuance, une politique identitaire en France ne sera donc possible que par la reconquête de la souveraineté nationale, donc en dehors de l’Union européenne, de l’euro, du marché transatlantique et de toutes les instances d’aliénation politique supranationales, européistes et mondialistes.

Lucien Cerise


Extraits :

« Les réponses à apporter pourront donc se faire en deux temps, en évitant de tomber dans les pièges tendus. Le premier piège consisterait à jouer la carte de l’idéologie "white power", les "Blancs" contre les "Noirs" s’affrontant sur fond de sous-culture américaine. (…) Il faut bien avoir présent à l’esprit que les milliers de victimes du racisme anti-blancs ne sont que les dommages collatéraux pour imposer la transformation de l’Europe en Tour de Babel. Et à moins de faire partie de l’hyperclasse mondiale chère à Jacques Attali, toutes les catégories sociales et tous les territoires seront à court terme touchés par la violence des bandes ethniques ou par la discrimination positive. (…) Il faut donc se battre ici et maintenant contre ce système mortifère et se défendre physiquement face à son bras armé que sont les bandes ethniques. Pour cela, il faut connaître quelques règles de cette guerre où tout est inversé : la violence, loin d’affaiblir cette caste oligarchique qui nous gouverne, la renforce ; les champs de bataille sont la morale et les mythes ; vos ennemis ont tous les droits et c’est au nom de la liberté qu’ils vous empêcheront de dire la vérité ! Il y a donc urgence à lutter pied à pied contre le moralement correct en s’engageant dans la bataille politique et dans celle de l’information. (…) Ce travail effectué, il s’agira dès lors d’empêcher la balkanisation de la France (la guerre raciale est le moyen pour l’oligarchie de garder le pouvoir) en trouvant à court terme des solutions de compromis avec les autres communautés. À plus long terme, les sociétés multiraciales/multiracistes étant vouées à exploser, la solution passera forcément par une décolonisation de l’Europe grâce à un plan de remigration dans la dignité de la grande majorité des populations extra-européennes. Ce plan ne pourra pas être effectué sans un dialogue permanent et apaisé avec les autres peuples. »

Annexes.

« Gérald Pichon, auteur de "Sale Blanc !" : "Je redoute la récupération de la haine anti-blanche par le Système" », Nouvelles de France, 04/11/13.
http://www.ndf.fr/les-grands-entretiens/04-11-2013/gerald-pichon-auteur-sale-blanc-redoute-recuperation-haine-anti-blanche-systeme

« Malika Sorel : Le pouvoir bascule dans la préférence étrangère », Le Figaro, 06/02/14.
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/02/06/31003-20140206ARTFIG00344-malika-sorel-le-pouvoir-bascule-dans-la-preference-etrangere.php

Alain de Benoist, « L’immigration, armée de réserve du capital », L’esprit européen.
http://www.esprit-europeen.fr/etudes_metapo_debenoist_immigration.html

« Entretien avec Alain de Benoist. Immigration : le MEDEF parle la même langue que l’extrême gauche », Boulevard Voltaire, 23/10/13.
http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/immigration-medef-parle-meme-langue-lextreme-gauche,38810

« L’union sacrée Gauche – Medef », Atlantico, 18/04/11.
http://www.atlantico.fr/decryptage/medef-gauche-immigration-travail-laurence-parisot-npa-claude-gueant-regroupement-familial-80375.html

« Sarkozy favorable au droit de vote des étrangers aux Municipales ! », Parti Socialiste de Bourg-la-Reine, 26/04/12.
http://www.ps-blr.com/article-sarkozy-favorable-au-droit-de-vote-des-etrangers-aux-municipales-104130086.html

« Immigration, une chance pour l’Europe capitaliste... », Parti Communiste Français, 01/12/13.
http://lepcf.fr/Immigration-une-chance-pour-l

« L’immigration de remplacement : quand l’ONU et l’UE organisent la disparition des peuples », La voix de la Russie, 14/05/13.
http://french.ruvr.ru/2013_05_14/L-IMMIGRATION-DE-REMPLACEMENT-quand-l-ONU-et-l-UE-organisent-la-disparition-des-peuples/

« EU should 'undermine national homogeneity' says UN migration chief », BBC, 21/06/12.
http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-18519395

« Le projet Rivkin : comment la mondialisation utilise le multiculturalisme pour assujettir des nations souveraines », Défrancisation, 19/04/11.
http://www.defrancisation.com/le-projet-rivkin-comment-la-mondialisation-utilise-le-multiculturalisme-pour-assujettir-des-nations-souveraines/

« The Rivkin project – How globalism uses multiculturalism to subvert souvereign nations », Foreign Policy Journal, 12/03/11.
http://www.foreignpolicyjournal.com/2011/03/12/the-rivkin-project-how-globalism-uses-multiculturalism-to-subvert-sovereign-nations/4/

Benjamin Pelletier, « La stratégie américaine pour influencer les minorités en France », Gestion des risques interculturels – Entreprise et management interculturel, 04/12/10.
http://gestion-des-risques-interculturels.com/risques/la-strategie-americaine-pour-influencer-les-minorites-en-france/

Alexandre Latsa, « L’offensive américaine sur les banlieues françaises », La voix de la Russie, 03/11/12.
http://french.ruvr.ru/2012_11_03/France-offensive-americaine/

« Engagement With Muslim Communities – France », Wikileaks, 25/01/07.
http://cablegatesearch.wikileaks.org/cable.php?id=07PARIS306 

http://wikileaks.ch/cable/2007/01/07PARIS306.html

« Embassy Paris – Minority Engagement Strategy », Wikileaks, 19/01/10.
http://cablegatesearch.wikileaks.org/cable.php?id=10PARIS58 

http://wikileaks.org/cable/2010/01/10PARIS58.html

« "Nous sommes une force corrosive" Douglas Rushkoff »
http://www.youtube.com/watch?v=JS_3gdYnI68

« Suède : qui fait la promotion du multiculturalisme ? »
http://www.youtube.com/watch?v=kXeD7_Ee8pI

http://www.youtube.com/watch?v=k2Vq_e2Z1ug

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