Réédition de « Tapis de Bombes » de Michel en Drac | Extrait

Publié le : 10/09/2015 18:40:43
Catégories : Actualités des éditions Le Retour aux Sources , Auteurs , Michel Drac , Sorties

Réédition de « Tapis de Bombes » de Michel en Drac en version « Kindle ». | Extrait. 

Un jour, sur Internet, j’ai rencontré un type, par hasard peut-être, je ne sais pas. Il ne m’a pas dit son nom. Son pseudonyme change constamment, selon les jours, selon les forums sur lesquels il intervient. Régulièrement, par courriel, il m’envoie des liens vers les sites où il sévit. Pour le reste, je ne sais rien de lui. Même son email m’est inconnu : il m’écrit depuis une boîte hotmail ou yahoo, qui change tous les jours et qu’il clôt chaque soir.

Ce qui suit est un recueil des aphorismes et paradoxes de ce type, dans l’ordre où il me les a transmis.

Par conséquent, j’ouvre à présent les guillemets : « ...

Il vaut mieux avoir tort en gilet pare-balles que raison en face d’un peloton d’exécution.

Le reste, tout ce qui suit, c’est donc de la poésie.
Le seul moyen d’être équitable, c’est de défoncer la gueule à tout le monde. Parce que, pour dire les choses simplement, tout le monde mérite de se faire défoncer la gueule.

L’inconvénient, c’est qu’ensuite, tout le monde voudra vous défoncer la gueule. Mais bon, on n’a rien sans rien.

D’une manière générale, un discours désordonné est plus efficace qu’un discours ordonné, lorsqu’il s’agit d’influencer. C’est que, confronté à un discours désordonné, nous cherchons à en rétablir la cohérence – ce qui nous force à nous approprier ce discours, à le faire nôtre.

Procédé malhonnête j’en conviens.
Je n’ai jamais prétendu être honnête, de toute manière.
L’honnêteté, c’est bon pour les gens qui n’ont aucune cause à défendre, qui justifierait qu’on fût malhonnête pour elle.

Une valeur de mercanti, en somme.
Si quelqu’un vous dit qu’il est antiraciste parce qu’il est antinational, vous pouvez être certain que ce type cherche à vous enfumer.
En fait, le seul véritable antidote au racisme, c’est justement la nation.

La nation organise un arc, une tension, qui conduit le citoyen de sa conscience ethnique vers une conscience supérieure, construite, et qui est proprement politique. Un Blanc et un Noir peuvent réellement dépasser leur différence physique s’ils se retrouvent face à un monde autre, au regard duquel ils sont mêmes.

C’est pourquoi un antiracisme authentique devrait commencer par la réaffirmation de la nation. Le jour où les Français noirs et les Français blancs se sentiront vraiment français, ils se sentiront moins noirs, moins blancs. Et à travers leur francité partagée, ils se connaîtront dans leur humanité partagée.

On objectera que cette vision anthropologique est triste, qui semble impliquer que la seule chose qui unifie les êtres, c’est la conscience d’un ennemi commun. C’est vrai, c’est triste. Mais c’est ainsi : le conflit est le père de l’Etre, il est la loi du monde. Donc pour être mêmes, il faut que nous ayons le même autre.

A l’aune de cette rude réalité, on voit bien ce que vaut l’antiracisme institutionnel, qui s’applique précisément à détruire la nation…

Tiens, une remarque…

En Turquie, affirmer l’existence du génocide arménien est passible des tribunaux.
En France, nier l’existence du génocide arménien est passible des tribunaux.
Ça va devenir compliqué pour les historiens turcs en France – ou pour les historiens français en Turquie.

C’est le but, d’ailleurs.

Vous avez remarqué ? – Aucun Vietnamien ne nous emmerde avec notre culpabilité coloniale. Et pourtant, vu ce qu’ils se sont pris dans la gueule, les frères, ils pourraient la ramener, non ? – Eh bien non, justement, ils ne nous emmerdent pas. Ils nous ont botté le cul, ça suffit à leur joie.

Les Vietnamiens, les asiatiques en général, ils bossent, point final. Devenus français pour certains d’entre eux – les métis surtout, persuadés pour les autres qu’ils retourneront un jour dans leur rizière natale, ils bossent, ils font leur pelote, ils s’imposent pacifiquement, par leurs qualités propres – discipline collective et personnelle, goût du travail bien fait, indéniables facilités scolaires. Non contents de s’adapter à nos longitudes, ils se suradaptent même – aux Etats-Unis, les asiatiques ont des résultats scolaires meilleurs que ceux des Blancs. En France, nous ne disposons d’aucune statistique, mais le simple examen de notre entourage est assez instructif, sur ce point.

Alors voilà, une question se pose… Et si d’autres ne nous emmerdaient avec notre supposée culpabilité collective – colonialisme, Vichy – que parce qu’eux, ils ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs par le simple jeu de leurs qualités ? - Il n’y a qu’un pas du constat à la conclusion.

Pas que je me garderai bien de faire, comme on s’en doute. J’observerai simplement que, d’après mon expérience personnelle, plus un individu est capable de réussir par lui-même, moins il se réfugie derrière son appartenance communautaire…

On en déduire ce qu’on voudra.

Simple constat statistique : parmi les partisans d’une législation permissive quant à l’interruption volontaire de grossesse, en France, il y a des centaines de milliers de personnes qui n’auraient pas vécu si la loi Veil avait été promulguée dix ans plus tôt – tout simplement parce que parmi les Français nés avant 1975, il y a des accidents.

J’écoute à la radio l’interview d’un baby-boomer médiatique et pontifiant. Le vieux crabe nous explique savamment pourquoi il va falloir que les générations à venir se saignent aux quatre veines. En gros, il s’agit d’entretenir les vieux jours paisibles de vieillards devenus hégémoniques, pyramide démographique oblige – sinon, gare !

J’écoute ce zig et l’envie me prend de lui tenir un discours qui pourrait ressembler à ceci :

« Alors comme ça, vieille baderne liftée et reliftée, tu t’imagines qu’après nous être faits dépouiller de notre jeunesse par ta génération de rebelles en peau de lapin, vous qui refusâtes d’être nos pères ou qui, mères fusionnelles, nous avez enfermés dans une prison mentale aux murs visqueux…

« Après avoir encore supporté pendant des années des loyers absurdes pour nos petits salaires de trentenaires précarisés, mais qui servaient à nourrir vos bas de laine de quinquagénaires friqués…
« Après, surtout, avoir encaissé le contrecoup cataclysmique de votre idéologie soixante-huitarde de merde, idéologie mortifère qui nous vaut d’évoluer dans la société la plus stupide de l’Histoire…

« Eh bien, après tout cela, donc, tu t’imagines encore, vieille canaille, que nous allons aussi consacrer les trente années qui nous restent pour sauver l’Europe, et avec elle toute la civilisation, à cet objectif unique et pour toi apparemment vital : te permettre de péter dans la soie encore quelques années de plus.

« Eh bien, vieux jeune pitoyable, sache que j’ai retenu tes leçons mieux que tu ne l’imagines. C’est bien toi qui disais qu’il fallait jouir sans entraves, n’est-ce pas ? – Eh bien moi, vois-tu, ça va me faire jouir de te voir crever dans la misère, salopard ! Et ne va pas jouer les entraves : je sens qu’on te donnerait bien vite un bouillon épicé, dans ton asile pour vieux cons – le genre de bouillon qu’on ne finit jamais de digérer. »

Bien sûr, je ne me permettrais jamais de dire de telles choses à un vieillard. Je suis comme tout le monde, j’ai du respect pour mes parents… Mais avouons-le, ce n’est pas l’envie qui me manque…


Format Kindle
Taille du fichier : 1166 KB
Nombre de pages de l'édition imprimée : 132 pages
Editeur : Le Retour aux Sources (19 mai 2015)

Disponible uniquement sur Amazon Whispernet
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