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Régionales 2010 : les vrais chiffres

Publié le : 15/03/2010 11:00:12
Catégories : Actualité

Pour nous désintoxiquer de la « propagande électorale » infligée, comme d’habitude, par nos politiciens égocentriques et nos partis politiques électoralo-centrés, voici les vrais résultats des élections régionales 2010, comparés aux vrais résultats des élections régionales 2004.

elections2010

Sur la base des chiffres rapportés au pourcentage des inscrits :

-          Toutes les formations politiques perdent des électeurs, à l’exception des écologistes  (donc une formation « apolitique ») et du Modem (donc une formation politique dont le message est « on ne choisit pas politiquement »). C’est caractéristique d’une situation d’anomie. Le seul gagnant des élections 2010, c’est l’abstention. Le grand perdant, c’est la politique au sens large. Les citoyens ne croient plus en elle, c’est évident.

-          La « Gauche », qui se gargarise de sa « victoire », a en réalité perdu près du quart de ses électeurs.

-          La « Droite », qui nous explique qu’elle a « des réserves  de voix » a perdu près de 40 % de ses électeurs. Par rapport à une référence 2004 qui était déjà considérée comme un mauvais résultat pour la « Droite », c’est une implosion pure et simple.

-          Le Front National se réjouit d’avoir échappé à la disparition pure et simple (on le comprend), mais en réalité, il présente une évolution presque aussi désastreuse que celle de la « Droite ». Il semble, lui aussi et d’une manière différente, sur une trajectoire longue d’implosion. Il est possible qu'il échappe à cette dynamique. Il est aussi très possible qu'il n'y échappe pas, implosant au rythme du système dont il était devenu le repoussoir.

-          L’Extrême Gauche perd près de la moitié de ses électeurs. Cela traduit probablement le siphonage de ses réserves  par le Front de Gauche. Il est intéressant de noter, à ce propos, que le recul de la gauche « de gouvernement » (-22,75 %) a lieu alors que celle-ci a siphonné l’extrême gauche.

Si l’on considère que les votes  Modem et Europe Ecologie traduisent, à leur manière, la désaffection à l’égard du clivage gauche/droite (ce qui est sans doute en grande partie vrai), on relève que seulement 4 électeurs sur 10 se sont positionnés par rapport à ce clivage. C’est la politique elle-même qui implose.

Les Français ont tourné le dos à la classe politique, à ce qu’elle représente, à ce qu’elle dit, à ce qu’elle propose. Le message des élections régionales 2010, c’est : ni pour, ni contre, ailleurs.

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