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Si la France ne veut pas mourir elle doit arrêter de naturaliser les étrangers à tour de bras | Par Adrien Abauzit

Publié le : 25/01/2015 15:53:37
Catégories : Adrien Abauzit , Articles auteurs , Auteurs , Billets d'actualité , Politique

Le 20 janvier dernier, Lassana Bathily, salarié du supermarché « Hypercasher », a été naturalisé « français » en raison de son rôle lors de la prise d’otages menée par Amedy Coulibaly à Vincennes.


Officiellement, Monsieur Bathily aurait permis de sauver des vies. Certains discutent de la véracité de cette assertion. Nous ne rentrerons pas dans cette polémique et considérerons que Lassana Bathily a effectivement sauvé des vies.

Cette situation ne justifie cependant en rien que la nationalité française ait été attribuée à l’intéressé. Hollande, par cet acte, a démontré qu’il ne mesurait absolument pas le sens de ce qu’est une naturalisation.

La question n’est pas de savoir si un étranger est gentil ou méchant, pas plus d’ailleurs que de savoir si un français est gentil ou méchant. La problématique se situe sur le plan suivant : les individus regroupés dans un espace social donné font-ils société ensemble ? Le critère premier pour faire société étant le partage d’une même culture, car, ainsi, les individus destinés à faire société ensemble, peuvent partager les mêmes valeurs, les mêmes mœurs, les mêmes aspirations, les mêmes visions du monde, les mêmes façons de vivre. C’est ainsi que les êtres arrivent, tant bien que mal, à se supporter et à créer de la cohésion sociale.

La nationalité française n’est pas un susucre que l’on distribue à un étranger pour le féliciter de son attitude. La nationalité française est un honneur qui est réservé à ceux qui sont culturellement français, qui adhèrent à la civilisation française et qui sont des membres de l’équipage du bateau France. La nationalité française doit être le couronnement d’un état de fait : le naturalisé mérite son entrée dans la communauté française, car, par l’effet de la culture qui le structure et l’anime, il fait société avec elle.

Il suffit de prendre les transports en commun d’Ile-de-France pour prendre conscience que la France compte sur son sol un nombre considérable de français administratifs.

Malgré la détention d’une carte d’identité « française », les français administratifs ne font pas société avec les français culturels. Français administratifs et français culturels se séparent d’ailleurs spontanément. On sait que les français culturels fuient les zones défrancisées, au bonheur des français administratifs et autres chances pour la France.

La moralité de cette situation supra-orwellienne est que la France doit immédiatement et entièrement refonder sa politique de naturalisation.

Dans l’état de crise identitaire que traverse la France, le bon sens nous indique que la nationalité française doit être accordée exclusivement aux personnes qui adhèrent véritablement à la culture française. Cela induit notamment une parfaite maîtrise de la langue française, des connaissances historiques précises, un respect des lois et des traditions françaises, une volonté de ne pas altérer l’identité française (c’est-à-dire de ne pas importer sa culture d’origine dans l’espace public) et surtout, l’adhésion aux mœurs françaises.

L’état actuel des esprits empêche de poser la question religieuse, alors nous ne la posons pas. La France toutefois, ne pourra plus faire semblant de l’ignorer très longtemps.

Ainsi donc, un individu non culturellement français, aussi incontestables que puissent être ses mérites et ses vertus, n’a pas vocation à devenir français car il ne fait pas société avec le peuple français.

A une époque où la France est recouverte de zones complètement défrancisées, cette nouvelle politique de naturalisation, jointe à une politique pacifique et ordonnée de remigration, nous semble faire partie du minimum syndical.

Adrien Abauzit
23 janvier 2015.
Billet initialement publié sur La Gauche m'a tuer.

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