Soros, le missionnaire du chaos...

Publié le : 07/03/2019 10:29:06
Catégories : Actualités des éditions Le Retour aux Sources , Auteurs , Pierre-Antoine Plaquevent , Recensions

Soros, comme le dirait Bernard Blier dans une comédie fameuse, c’est une synthèse.


Il nous est précieux en ceci qu’il suscite, par répulsion spontanée, la cohésion des communautés nationales authentiques. Soros, c’est l’histoire d’un projet de domination oligarchique sous couverture humanitaire. Ingénieur en chef de la société ouverte, Soros travaille sans relâche à la ruine des Etats-nations européens.

Le grand mérite du livre que lui consacre Pierre-Antoine Plaquevent, est d’avoir mis en lumière l’influence idéologique de la société fabienne dans cette collusion - incarnée par Soros - « entre l’aspiration socialiste universelle et la haute finance apatride ».

Club réformiste né en Angleterre à la fin du 19ème siècle, la Fabian Society entend transformer la société par effets de cliquet successifs (et non brutalement comme sa sœur bolchévique) pour aboutir au collectivisme mondial - après éradication de « la propriété privée, la famille, les différenciations sexuelles naturelles et toutes les marques de l’ancienne humanité ».

Là réside l’archéologie de la pensée unique de notre histoire immédiate : un nouvel ordre post-national piloté par un gouvernement mondial technocratique. Les Etats sont particulièrement visés en ce qu’ils incarnent la permanence de prérogatives régaliennes opposées à l’idéal fabien d’une « société ouverte planétaire intégrée ».

Associé aux Rothschild, Soros ira chercher chez Karl Popper une « sociologie de la relativité générale » qui fournira un cadre théorique à l’édification de cette société ouverte.

Socialisme bancaire vs. enracinement communautaire

En société ouverte, toute notion d’héritage historique ou culturel (pour Macron la culture française n’existe pas) est prohibée car suspecte de totalitarisme. Quelque puisse être le désir de stabilité des peuples :

« le village globalisé centré sur l’absence de valeurs collectives, de transmission et de tradition est un projet que l’élite globalisée veut imposer coûte que coûte, de gré ou de force ».

Le projet est d’abattre ce qui subsiste d’organicisme dans les sociétés développées après la liquidation des puissances de l’Axe en 1945.

Une société ouverte ne connaît pas de valeurs partagées. Elle conduit immanquablement au goulag mental du politiquement correct et aux délires de l’auto-identification (toute objection au relativisme moral, esthétique ou comportemental étant réputée fasciste). Cette « sociologie du chaos » vise in fine à la liquéfaction du lien social : les rapports humains sont totalement surdéterminés par les rapports d’échange.

L’« impérialisme humanitaire » des réseaux Soros

Soros pratique l’ingérence au travers de la myriade d’ONG qu’il contrôle, véritables milices humanitaires vouées à la dissolution des peuples et des frontières.

Ce réseau d’ONG collabore étroitement avec le monde du renseignement US, les organisations internationales et l’élite intellectuelle libérale globalisée.

L’Open Society Foundation met près d’un milliard de dollars à la disposition des médias libéraux-libertaires de l’idéologie dominante et finance le réseau Project Syndicate qui dissémine la bonne parole globaliste à près de 500 médias dans plus de 150 pays.

Les journalistes en formation sont conditionnés avec des préconisations relatives au choix du vocabulaire et des angles à privilégier pour traiter de sujets « clivants » tels que l’immigration. L’OSF traque la pensée dissidente avec un programme de censure sur les réseaux sociaux appelé « cyberpolitics ». Pour subvertir l’ordre international, les rôles sont répartis entre des ONG qui dénoncent les « tyrans » à abattre et celles qui « gèrent » l’implantation des foules de « réfugiés » quittant les territoires en guerre.

Ainsi, pour Plaquevent, la mauvaise gestion des flux migratoires par l’Union Européenne ne doit rien au hasard : le problème migratoire est créé de toutes pièces « pour proposer des solutions de gestion de crise d’inspiration mondialiste ».

Le progressisme sociétal de Soros n’est certes pas purement philanthropique : l’infatigable avocat de la dépénalisation des drogues finance le Conseil andin des producteurs de coca et travaille avec les réseaux bancaires de blanchiment d’argent (scandale de la BCCI).

Pour notre malheur, l’Europe occidentale est l’ultime base de repli du sorosisme, puisque américains et européens de l’est ont signifié, à des degrés divers, la répulsion que leur inspire les initiatives du ploutocrate philanthrope.

La lutte finale c’est ici.

Thierry Thodinor
13 février 2019

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