Évènement

Tranches de mort

Publié le : 15/11/2009 00:32:14
Catégories : Actualité

tombes

En 24 heures, j’ai appris que :

-          Nick Sarko s’est payé un nouveau Air Force One frenchy à 185 millions d’euros pièce, soit tout de même 3 euros par Français,

-          Le gouvernement réfléchit à une taxation sur l’or et les bijoux, vu que les épargnants sont en train de réfléchir au moyen de retirer leur bille du système (on les comprend),

-          Y avait une boîte à la gomme qui voulait distribuer de la thune au populo à Paris, histoire de faire un coup de pub, ça n’a pas marché because gros bordel, et ça s’est terminé en émeutes (la racaille fortement colorisée en profitant pour détrousser les passants, plutôt blancos en général, pas avoir fait le déplacement pour rien).

Donc, si je résume : on a un président qui trouve qu’un avion pour lui tout seul, c’est bien, mais faut qu’il soit beau, le navion. Genre : cons de Français, payez-moi un avion aussi beau que celui d’Obama ! Pis on a un gouvernement qui réfléchit à tous les moyens possibles de racler les fonds de tiroir et d’essorer le cochon de payant, vu que ça sent la faillite à tous les étages. Et nos rues sont envahies par des hordes de déracinés complètement paumés, obsédés par la thune et la consommation, vaguement racistes sur les bords, qui risquent de nous tomber sur la couenne une fois que la machine ne sera plus capable de leur garantir leur « droit à consommer sans rien foutre », n’est-ce pas.

Que penser d’un pays où les racailles d’en haut lessivent si bien les braves gens que les racailles d’en bas ne peuvent même plus parasiter, et donc braquent le passant ? Qu’en penser, à part que ce pays est un coupe-gorge ? Sympatoche, le tableau, non ?

Attendez, y a mieux.

Dans la foulée, j’ai appris qu’à Marseille (pardon, je veux dire Al-Massilia), des « incidents » ont opposé des « jeunes » après la victoire 2-0 de l’Egypte sur l’Algérie, en coupe du monde de foot. Bien sûr, on aura traduit, pisqu’on cause la novlangue journaleuse dans le texte, « incidents » par « émeutes » et « jeunes » par « prénoms modifiés ». Le fait que l’équipe de France (qu’ils disent) ait gagné contre l’Irlande (tu parles d’un exploit) n’a par contre pas encore justifié d’émeutes. Remarquez, je ne sais pas s’il y aurait eu des émeutes, rapport au cas où nos « bleus » (hihi) auraient perdu.

Ce que je veux dire, mes chers amis, c’est la chose suivante : que penser d’un pays où des mecs déclenchent une émeute parce qu’un autre pays, en foot, a perdu contre un autre pays ? Que penser d’un pays dont l’équipe de foot ressemble à 10 % de la population, et ou la moitié du populo, donc, a dû être plutôt déçue que ladite équipe ne se gaufre pas ? Qu’en penser, les gars, à part qu’un tel pays n’existe pas, ne peut pas exister, ne pourra jamais exister ?

Toujours aussi sympatoche, comme tableau.

Attendez, c’est pas fini.

Hier soir, j’étais dans un taxi. Ça causait dans le poste. Y avait le discours de Sarkozy sur la burka. Comme quoi attention, « la burka n’a pas sa place en France ». Faites gaffe, Sarko a remis son costume de chasse, il tire le bulletin UMP et l’électeur FN, le gonze. Faut ce qu’il faut. C’est le prix à payer pour son joli navion tout neuf, que les cons votent pour lui. Il leur vend de la haine, le Sarko, vu qu’il sait que ça s’achète. Y a pas de risque de déflation sur cet article-là, soyez peinards.

Déjà, j’étais chaud. Mais y avait mieux.

D’un seul coup, après le Sarko « Je suis pour que tout le monde aime tout le monde mais je fous la merde en loucedé », voici Gogolène Royal. Dixit le journaleux : elle a envoyé un « chèque contraception » aux gamines de son bled. Sans doute des fois que les Français, ces salauds, persisteraient à se reproduire. Salopards de Français. Ils s’accrochent à la vie, ils refusent de crever. Vite, vite, rendons leurs femmes infertiles. Sinon, on sera obligé de les gazer, vous verrez. Ne naissez pas, petits Français. Ça nous évitera d’avoir à vous buter.

J’éclate de rire. Commentaire du taximan, pensif : « Ils sont complètement à côté de la plaque ». Moi, je réponds rien, je me marre trop. Avec Gogolène, on n’est jamais déçu.

Que penser d’un pays dont les dirigeants attisent les tensions et s’appliquent à détruire l’appétit vital ? Qu’en penser, les gars, à part qu’un pays comme ça, c’est un camp de la mort à ciel ouvert ?

Attendez, les aminches. C’est pas fini.

Hier soir, pour deux potes (Maurice et Michel, pour ne pas les nommer), virée nocturne dans Paris. Les Halles, trois heures du mat. Choses vues : deux mecs se foutent sur la gueule, un torse nu l’autre déguisé comme pour carnaval. Bon, laisse béton. Les potes vont se poser avec des mecs qu’ils ont rencontrés. Deux blackos s’approchent du petit groupe. Ils vont vers un des mecs qui sont là, un métis. Ils lui demandent si la bière est chère là ousqu’on est. Réponse du métis : « Oui, c’est cher » (ce qui est vrai). Un des blackos demande une gorgée dans la bière du métis. L’autre dit oui, vu qu’il n’est pas à une gorgée près. Le blackos vide la bière. Ambiance. Le ton monte (gentiment mais bon). Le blackos désigne le groupe et dit au métis : « T’as une mentalité de babtou, t’es pas partageux. D’ailleurs, tu traînes avec des babtous. »

Que penser d’un pays où les Noirs reprochent aux métis de traîner avec des Blancs ? Vous trouvez pas que ça pue, là, hein ? On dirait, non ? Maurice et Michel ont laissé tomber, sont repartis vers Saint-Michel. Les Halles, trois heures du mat, c’est un zoo, sauf que y a pas de barreaux autour des cages.

Moi, je vais vous dire, les potos. Je fais cet article pour dire en gros : ça peut pas durer. C’est plus possible. Quiconque ouvre les yeux sur les rues de Paris à partir d’une certaine heure, et ouvre un minimum les oreilles quand ça cause dans le poste, arrive à une conclusion forcée : ça va chier. Il est impossible que ça continue comme ça. On approche du moment où la résistance psychologique de la population va craquer. On aura atteint le seuil au-delà duquel les gens n’en ont plus rien à foutre de rien.

Ça monte. Ça vient. C’est une question d’années, même plus de décennies.

Inévitable.

Irréversible.

Impensable.

Hallucinant.

On ne peut plus réel.

Crash anticipé : avant la fin de la décennie qui commence. Sûr. A 100 %.

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