Un processus électoral tendance Pinochet

Publié le : 19/04/2007 00:00:00
Catégories : Archives Scriptoblog (2007-2013) , Articles par intervenants , Articles par thèmes , Maurice Deschamps , Politique

pinochet_croquis

Je n'avais pas envie de parler politique pour l'ouverture du site, mais...

Mais je dois dire que je suis frappé, tout de même, cette année 2007, par le caractère surréaliste de la campagne électorale à laquelle nous venons d'assister. Un pays au bord du naufrage, où l'on disserte des tailleurs de Ségo et des talonnettes de Nico.

Cette campagne a été caractérisée par l'occultation délibérée des vrais enjeux par les médias et par les trois grands candidats "du système" (Royal, Bayrou, Sarkozy). Le Pen a essayé de parler de certaines vraies questions, mais le brouhaha médiatique a largement caché sa voix. Quant aux autres candidats intéressants (Schivardi, Laguiller, Villiers, Dupont-Aignan), on peut considérer qu'ils ont été complètement zappés, les malheureux.

Résultat : en fait, la campagne n'a pas eu lieu. Elle s'est résumée à un énorme travail de bourrage de crâne.

Parmi les sujets "cachés", on peut noter :

- la hausse du taux d'endettement des ménages, prélude à un possible krach immobilier,

- la catastrophe latente sur les marchés financiers,

- la question (pourtant cruciale) de la dette publique, prélude à une possible crise argentine,

- la question du taux de change Euro/Dollar (un peu esquissée par Royal, mais son compagnon Hollande l'a vite remise sur les rails du politiquement correct)...

Etc.

Beaucoup, parmi les scriptoboys pensent que les émeutes de novembre 2005 n'étaient qu'un zakouski. Airbus, Alcatel ne sont que des signes avant-coureurs. Le système repose sur un incroyable empilement de dettes non provisionnées. Une des fissures de l'édifice va tôt ou tard s'ouvrir béante, et par contrecoup, toutes les fissures vont s'ouvrir, un peu selon la logique du château de cartes qui s'effondre.

Le contexte réel est très éloigné du contexte artificiel créé par les médias. Au final, on peut être certain d'une chose : quel que soit le président élu, Royal, Bayrou ou Sarko, il ne lui faudra pas 2 ans pour que ses électeurs aient la très nette impression d'avoir été faits cocus ! Il n'y aura pas d'état de grâce : cette élection intervient probablement juste avant le début des vrais ennuis.

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