"Voyage au bout de la nuit... " | Par Francis Cousin‏

Publié le : 26/08/2014 17:26:18
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Voyage au bout……


Après l’Afghanistan, la Libye, la Syrie et le Mali, c’est maintenant en Irak que les supplétifs français de l’OTAN sont missionnés par l’ordre mondialiste du chaos de la marchandise !

« Le spectacle du « terrorisme international » dont le langage spectaculaire ne cesse de parler afin d’en mieux cacher la nature et les sources n’est que l’ instrument d’indistinction du développement chaotique global par lequel l’ordre de la marchandise tente d’échapper à la crise économique et financière systémique de son fétichisme. »


 CRITIQUE DE LA SOCIETE DE L’INDISTINCTION

A la veille de l’offensive contre l’Irak, après les embuscades diverses et piégeages variés qui avaient pré-aménagé vicieusement l’invasion du Koweït tacitement recommandé et aiguillonné par Washington, le 2 août 1990, le président Bush père déclarait alors aux représentants de l’État irakien « Nous vous ramènerons à l’âge de pierre »…Désormais, nous y sommes et naturellement en bien pire… L’État au potentiel le plus moderne du développement capitaliste régional a été méticuleusement volatilisé dans les sables d’une société complètement décomposée qui est repartie plus d’un siècle en arrière…

Tout est artificiel et fallacieux dans la question irakienne, exactement comme dans toute question ouvertement posée dans la société actuelle de la crise du fétichisme marchand; et ce pour les mêmes motifs : c’est, en premier lieu, l’économie du falsifiant, c’est-à-dire la mystification de l’économie politique en décomposition qui l’a provoquée, et c’est évidemment le spectacle de l’inversion qui l’a, en un second temps, développée.

La vérité s‘inscrit toujours en négatif des apparences mises en scène par les experts étatiques de la conscience fausse et au total rebours du crétinisme universitaire et médiatique de la vie asservie puisque dans le monde de l’indistinction marchande, la totalité du réel est réellement renversée en totalité jusqu’à faire de chaque vérité un simple moment du faux partout fallacieusement réécrit et constamment retranscrit spécieusement comme inverse de ce qui est vraiment.

L’objectif du gouvernement du spectacle mondial, après avoir impulsé le printemps arabe de l’embrouillement accéléré aux fins de davantage maîtriser le devenir géo-politique du Proche-Orient et d’y disperser les dernières expressions démodées de souveraineté non totalement intégrée au marché de ses exigences, consiste à aujourd’hui toujours plus avancer dans le grand ébranlement diviseur de cet endroit déterminant du monde afin d’y imposer des turbulences et convulsions croissantes qui légitimeront ainsi de nouvelles interventions militaires au nom de la religion des droits de l’homme marchandisé et de la recomposition précipitée des marchés.

L'idée maîtresse du plan israélo-américain du spectacle mondial pour le temps présent de la crise généralisée du fétichisme marchand consiste à organiser la « balkanisation » accélérée de l’ensemble du Levant en faisant partout surgir des États modiques facilement prosternés et aisément dressables les uns contre les autres. Ainsi pendant que la terre de Cisjordanie est peu a peu avalée dans une digestion colonialiste de plus en plus irrémédiable et que le bidonville de Gaza est réduit à l’état de misérable bantoustan barbelisé infiniment re-bombardé, le démantèlement programmé de l'Irak après des décennies de guerre, de blocus et de contrevérités délirantes qui ont décimé des millions d’êtres humains devenus superflus, a enfin parfaitement réussi. Ce qui a permis corrélativement, dans le cadre des grandes manipulations alors entamées, de neutraliser l’Egypte, d’éclater la Libye, de cloîtrer l’Iran et de murer la Syrie pendant que quasiment tout le vaste domaine compris entre la rive orientale de la mer Méditerranée et le Pakistan se voyait systématiquement décomposé en dérisoires unités géographiques séparées et antinomiques qui laissaient de la sorte Tel-Aviv seul maître géo-stratégique de domination capitaliste réellement déployable entre la vallée du Nil et le Croissant fertile.

Pour la classe dirigeante du cosmopolitisme de l’argent, l’ennemi terroriste téléguidé au plus haut niveau, est indispensable puisqu’il autorise ici un contrôle toujours plus renforcé des spectateurs de la domestication citoyenne tout en permettant là-bas la construction impérialiste d’une politique d’agression systématiquement exaspérée. C’est le cercle manipulatoire sans fin des perversions infinies de l’indistinction terroriste qui se renforce à mesure que la crise financière de la surproduction capitaliste s’accentue lourdement et qui, des macro-machinations du 11 septembre 2001 aux micro-combinaisons barbouzardes qui ont téléguidé tous les Merah et autres Nemmouche, voit partout les orchestres occultesdu Pentagone et de leurs métastases hexagonales s’exciter dans l’illusion, l’intoxication, la manœuvre et la manigance.

L’actuel cirque médiatique humanitaire autour des Yazidis et des chrétiens chaldéens utilisé subsidiairement pour redorer l’image d’un pouvoir discrédité et usé en un temps record et tenter ainsi de faire oublier des plans d’austérité intensifiée vient d’abord nous rappeler centralement que la France hollandienne, digne héritière du sarkozysme antérieur, n’est plus là qu’une banale et dérisoire province atlantiste des États-Unis, simplement chargée avec les autres satellites de l’OTAN d’assumer les fonctions de gendarmerie générale dans les territoires que Washington entend remodeler adéquatement à ses impératifs économiques et politiques d’unification par la stratégie de la tension perpétuelle et du morceler illimité.

De cette façon et en cet emplacement fondamental, le chaos et la déstabilisation se propagent et augmentent continûment par le management contrôlé de la marchandise terroriste et le jeu tortueux des forces spéciales de la schizophrénie gouvernante qui avivent intentionnellement la permanence historique des contradictions ethno-religieuses de ces territoires depuis que l’Etat baasiste a été programmé à l’écroulement indispensable par le Mossad et la CIA. Ceux qui s’étonnent bien naïvement de tels faits et trouvent irresponsable que Paris ait activement soutenu la guerre djihadiste contre le régime de Bachar el-Assad puisque les effets de cette dernière ont prestement déséquilibré toute la région qui s’étend du Nord-Liban à l’Euphrate, n’ont décidément rien compris et ontla culture bien courte…

Emietter conflictuellement l’Irak en une zone kurde où le clan Barzani allié fidèle depuis toujours d’Israël bordera un secteur américano-sunnite expressément coupé de la région chiite, elle aussi cependant contrôlé par Washington au moyen de combinaisons additionnelles… Tel est ainsi l’objet du gouvernement du spectacle mondial de la marchandise qui ne peut plus rien gérer autrement que par le développement du chaos infinidu fétichisme de son spectacle.

Dans le monde de l’inversion spectaculaire universalisée, les choses doivent toujours se lire à l’envers de ce que le système cabalistique de l’aliénation prétend…L’incendie généralisé qui couve sous la cendre du réel si mal dissimulé par les mensonges du fétichisme spectacliste, est bien évidemment l’expression dialectique d’une réaction en chaîne strictement souhaitée et supervisée qui voit les djihadistes de la CIA du front syrien, rejoindre leurs collègues du front irakien pour une campagne tordue appuyée sur l'argent qatari coulant à flots et qui les dépêche là à l’ultime démembrement des restes du nationalisme pan-arabe. Ainsi, ces spécialistes en vente de femmes et attentats sanglants contre les chrétiens et les chiites, chapeautés par les diverses antennes américano-israéliennes du renseignement et de la feinte se retrouvent sur-armés suite notamment aux multiples livraisons délibérées et préméditées effectués par la Maison-Blanche et ses divers sectateurs, pour se voir préposés à l’édification d’une déstabilisation régionale de très haute intensité continue.

Désormais, la dictature démocratique de l’argent est parvenue au stade supérieur de sa domination complètement réalisée. En tout lieu, règne le spectacle autocratique de la marchandise, de sa violence, de ses impostures et de sa terreur. Les seules forces spectaculaires organisées sont celles qui veulent le spectacle de la violence, de la terreur et de ses impostures en une Union sacrée politicienne de la propagande tous azimuts… Aucune structure politique efficiente ne peut donc plus être ennemie de ce qui existe comme indistinction généralisée du faux omni-présent ni contrevenir à la soumission universelle qui concerne tout et tous dans la réussite sociale répandue du mensonge circulatoire triomphant de la maffia étatique mondialiste.

La démocratie totalitaire du marché est cette tyrannie si parfaite qu’elle possède le don de pouvoir façonner elle-même son pire ennemi mythologique, le terrorisme. En réalité, elle ambitionne exclusivement d’être regardée à l’aune métaphorique des ennemis allégoriques qu’elle modèle dans des fictions extraordinaires et formidables plutôt que sur la matérialité de la pourriture de sa nature concrète.

L’équivoque, l’obscurité, le double-sens, l’énigme, l’inconnaissance, l’imbécillité et le bobard sont ainsi organisés partout par le spectacle tyrannique de l’indistinction. La préservation de la domination marchande sur le monde des spectateurs asservis s’opère donc la plupart du temps par attaques inventées sous faux-drapeaux dont la transmission médiatique a pour objet essentiel de faire bien sûr oublier les véritables enjeux, la portée logique et les conséquences recherchées.

Les manigances terroristes persistantes de toutes les nébuleuses alquaidistes sont directement nées des bureaux ténébreux des sécurités militaires composées, agencées et manœuvrées par l’ État profond de la mystification impérialiste de l’ordre démocratique de la libre dictature de l’argent, dans le but de mobiliser l'opinion internationale en faveur des restructurations géo-politiques adéquates à ses recompositions commerciales afin de museler durablement toutes les populations qui pourraient se poser question. Quelle ganache journalistique pourrait encore désormais faire semblant de ne point savoir qui était vraiment derrière la vague d'attentats commis en France en 1995 et l’assassinat des moines de Tibhirine l’année suivante? Cela remonte tout simplement aux mêmes réseaux et sources de fourberies et foutaises qui mirent en scène en 2003 la célèbre fiole féerique brandie par Colin Powell devant l'assemblée générale de l’ONU et censée contenir la preuve dernière de l'usage de produits chimiques par le régime de Saddam Hussein.

Mais qui est donc cet Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’État islamique de l’Irak et du levant américain, figure emblématique des services spéciaux du djihad yankee qui est le zélé propagateur de toutes les attaques meurtrières de masse qui tournent autour du triangle sunnite sanctuarisé par le nouvel ordre mondial de la terreur démocratique… C’est tout bonnement et évidemment un ancien des réseaux d’ Al-Qaïda, vénérablemercenaire du Qatar et des services spéciaux étasuniens. Le calife hollywoodien à la montre Rolex s’appelle en réalité Ibrahim Awaad al-Bakri. Ancien étudiant en théologie de lourde servilité, il a rejoint la nébuleuse des rôdeurs et indicateurs irakiens dès l’invasion impérialiste des troupes anglo-américaines en 2003. Interné avec attention et complaisance la même année, il a été obscurément libéré en 2006 avec pour mission la pénétration encore plus poussée des tissus et entrelacs islamistes du nouvel Irak. Il est l’un des poulains du sénateur John McCain, éminence grise onduleuse de multiples vitrines et chantiers de la CIA qui a su en faire l’un des dignes représentants de la galaxie des officines occultes de l’islamisme pentagonique. Chef racailleux de divers services parallèles spécialisés en enlèvements multiples, caïd d’innombrables trafics multiformes et alimentant de la sorte tous les circuits économiques souterrains de la criminalité étatiquement parrainée dans cette vaste partie de la péninsule arabique aux millions de dollars d’argent sale voracement attendu par tous les banquiers cossus du blanchiment en argent propre.

La société moderne de la démocratie aboutie du spectacle du faux qui repose sur l'industrie moderne du fétichisme marchand de l’indistinction n'est pas fortuitement ou superficiellement terroriste, elle l’est fondamentalement parce que le spectacle de la terreur devient l’une des principales productions de la crise actuelle de l’économie politique à mesure que l’argent qui a totalement asservi les hommes ne parvient plus à produire la possibilité de sa propre re-production.

Le pouvoir étatique du mensonge déconcertant est devenu si mystérieux qu’après les ténébreux attentats ésotériques du 11 septembre 2001, on a pu se demander qui commandait vraiment l’hermétique complexe militaro-industriel des États-Unis, la puissance la plus considérable du monde démocratique du despotisme du négoce? Et donc qui diable peut commander le monde démocratique du négoce despotique si ce n’est justement la terreur de la loi de la valeur elle-même…

Le spectacle capitaliste des marionnettes terroristes de l’exotisme islamique est une sorte de théâtre d'effigie dont la clandestinité structurelle reproduit à l’extrême la division du travail pour que la base utilisée ignore tout du sommet utilisateur. La représentation des lampistes n’y est naturellement jamais assurée par les commanditaires en chair et en os mais par des figurines naïves (les marionnettes de l’exécution) manipulées dans l’ombre par des marionnettistes (les manipulateurs des corps détachés de la supercherie étatique, eux-mêmes impersonnellement manœuvrés par la dialectique anonyme et impitoyable des chimères de la folie de l’acquisition marchande).

Après avoir été massivement utilisés contre la Libye et la Syrie, les groupes islamo-trafiquants de la NSA durablement enracinés dans le nouvel Irak formaté par les coteries et maffias de l’OTAN, se sont renforcés en une vaste continuité territoriale s’approchant d’abord de la Turquie et du Liban pour aller ensuite toucher les larges étendues possibles qui vont de la Jordanie jusqu’aux banlieues de Bagdad. Mais il est clair que si le gouvernement du spectacle mondial entend bien les utiliser comme force dépendante d’extension de ses machinations stratégiques pour étaler son chaos régulé, il n’entend point, en revanche, leur laisser la possibilité d’acquérir une puissance d’expansion autonome.

Le califat salafiste du billet vert est certes, par nature théologico-commerciale, l’auxiliaire préféré des conglomérats judéo-protestants de la bannière étoilée mais il est hors de question qu’il dépasse les stricts objectifs spatio-temporels de ses missions strictement délimitées en allant empiéter sur des zones qui ne lui sont pas préalablement attribuées et rien ne dit d’ailleurs que demain la Maison Blanche ne le liquidera pas pour passer à une étape supérieure de la grande décomposition promise…Le feu rouge concernant le kurdistan rappelle là cette évidence qui veut que les seuls conseilleurs reconnus soient bien entendu toujours les payeurs comme véritables donneurs d’ordres… C’est là ce que vient signifier très emblématiquement ce ridicule rappel à l’ordre belliqueux du brigadier Obama et de ses laquais bruxellois lequel est censé faire ressortir que l’importance économico-stratégique qui ressort des singularités de l’espace irakien peut certes donner lieu à d’importantes redistributions et commissions pour les agents islamistes de sécurité du nouvel ordre mondial mais que l’essentiel des ressources doit bien continuer à être géré principalement et directement par la classe capitaliste du spectacle mondialiste, elle-même.

Le lynchage du marquis de Launay le 14 juillet 1789 sur le théâtre de charlatanisme bourgeois de la révolution des affaires nous rappelle utilement que l’exhibition sanguinolente exaltée est toujours l’expression aliénatoire des recompositions étatiques qui intensifient la domestication de l’humain par les commotions du bénéfice en expansion. Après son meurtre, la tête du dernier gouverneur de la Bastille fut ainsi sciée par un boucher puis fixée au bout d'une pique et promenée dans les rues de Paris en tant que préambule macabre de toutes les expositions cannibales ultérieures… Comme quoi les débiles enturbannés du wahhabisme américano-saoudien n’ont rien inventé puisque leur insanité répandue n’est aujourd’hui que l’expression de la logique de masse de l’industrie capitaliste du supplice, de la fourberie et de l’ asservissement.

Quant à la profusion d’abjects clichés d’exécutions rituelles de victimes expiatoires factices ou réelles, égorgées par les islamistes de cet ordre américain excrémentiel, elle vient là nous rappeler toute l’importance spectacliste de la démocratie ensanglantée du mensonge déconcertant, cette fameuse fiction duplice pour qui l’existence d’un homme n’est rien d’autre qu’un champ d’investissement métaphorique ou matériel où la dialectique du profit vient prendre au piège la vraie vie pour la reconvertir en mascarade labyrinthique de la tartuferie capitaliste…C’est toujours le même plat de fabulation de la vie inversée qui repasse tragiquement…Cela nous rappelle lorsque dans les années 1950, le propagandisme sioniste activiste faisait exploser des bombes en Irak au sortir des synagogues lesquelles en mutilant et tuant des juifs Irakiens du quotidien qui ne voulaient pas sortir du pays pour rejoindre Israël mettaient toutefois ces derniers en situation de devoir finalement plus tard et à coup sûr émigrer…

Le terrorisme islamiste des appendices armés du gouvernement du spectacle mondial est le dernier mystère de la crise généralisée du capitalisme moribond, et seul ceux dont la compréhension radicale va jusqu’à dé-chiffrer le fétiche des mystifications démocratiques peuvent saisir le piège tordu de la terreur étatique.

En fait et toutes proportions gardées, c’est un peu comme lorsque la police organise en banlieue une descente emphatique dans un blafard quartier de vente de camelotes stupéfiantes…A l’évidence, elle ne vient pas annoncer qu’elle va abolir l’économie souterraine, elle procède uniquement à une vérification d’encadrement de ses flux pour les ajuster aux nécessités générales du commerce officiel des servitudes indispensables.

Simultanément, les manœuvres occidentalistes contre la Russie, au moment même où se peaufine le Grand Marché Transatlantique de l’ordre américain, tentent d’imposer à Moscou les règles d’un nouveau partenariat international de plus en plus péremptoire voulu par les Etats-Unis. Mais plus fondamentalement ces derniers ambitionnent avant tout d’inféoder de plus belle une communauté européenne férocement atlantisée en lui interdisant toute virtualité d’autonomie commerciale et stratégique pouvant aller vers l’Est. Le but des sanctions décrétées par Washington et ses laquais dépasse là très largement l’affaire ukrainienne et vise à éliminer en fait toutes les zones de rencontre et d’influence potentielles où l’Europe et la Russie pourraient se retrouver complémentairement dans un domaine euro-asiatique affranchi de la dominance de Wall Street. L’ennemi premier de l’impérialisme américain c’est le contre-impérialisme potentiel d’une Europe relevée et dégagée des interdits, censures, totems et tabous nés du 8 mai 45. C’est pourquoi depuis que les compagnons de Jean Monnet, agent d'influence au service de l’Oncle Sam, permirent la fondation atlantiste de l'Union européenne américanisée, le jeu yankee n’est plus de détruire le vieux continent sous les bombardements aériens mais de le faire disparaître imperceptiblement dans les processus troubles et ténébreux des décisions trafiquées de la Commission européenne laquelle a réduit subrepticement et furtivement l’Europe historique au statut de simple province boutiquière de l’expansion despotique américaine.

Lorsque l’abêtissement médiatique montre aux spectateurs européens la Russie poutinienne ambitionnant de conserver un ascendant en Ukraine orientale et qu’avec des cris d'orfraie, l’inintelligence et la nigauderie régnantes ne cessent de désigner Moscou, l’esprit d’intelligence, lui, regarde Paris et Berlin car il sait que dans l’ossature des stratégies indirectes qui procèdent de la crise du fétichisme de la marchandise, ce qui est là crucialement en cause c’est le fait que pour Washington, il faut impérativement détourner la dynamique capitaliste évoluée de l’Europe de l’Ouest d’aller massivement investir dans les immensités vétustes de l’Europe de l’Est, encore plombées par des décennies de capitalisme étatique retardataire. 

Le rêve gaullien d’une impossible formation capitaliste non alignée a irrévocablement trépassé dans le cauchemar dorénavant parfaitement abouti des projets de l’argentier atlantiste Mister Monnet of Cognac puisque l’union européenne américaine a maintenant fini de totalement vassaliser le vieux continent dans les méandres de l’économie politique de la crise généralisée de sa représentation.

Le spectacle terroriste industriel de masse de la tromperie mondialisée est apparu avec la démocratie complètement réalisée de la liberté despotique du marché. On vérifiera qu’il ne pourra disparaître du monde qu’avec l’anéantissement de cette dernière. Alors les hommes fatigués de n’être plus que de pauvres pacotilles déambulatoires emprisonnées par les grandes surfaces de la transaction, se mettront certainement en mouvement pour substituer aux servilismes de la civilisation de l’Avoir, l’auto-émancipation vers la communauté de l’Être.

L’économie politique du spectacle du fétichisme marchand est en train d’arriver au point ultime de la crise cataclysmique de son destin et la destination qui s’en dégage est à la fois et enfin la disparition de l’économie du spectacle politique et l’agonie de toutes les politiques du spectacle économique…La putréfaction gouvernementaliste, ici, là-bas et en tout lieu avance et se brusque…

A chacun d’en tirer les leçons d’exigence pour une vraie vie de souffle radical

……de la nuit…

L’INTERNATIONALE, Septembre 2014

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