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Warum ? Darum !

Publié le : 17/03/2009 00:00:00
Catégories : Actualité

reticule

C’est une chanson allemande, et pour une chanson de soldats, c’est une très jolie chanson, avec une grosse caisse à peine envahissante  :

Wenn die Soldaten durch die Stadt marschieren, öffnen die Mädchen die Fenster und die Türen. Ei warum? Ei darum! Ei bloß wegen dem, Schingderassa, Bumderassasa!

C’est-à-dire :

Quand les soldats défilent en ville, les filles ouvrent portes et fenêtres. Pourquoi ? Parce que ! Juste à cause de ça, hop-là hop-là  !

C’est à cette ritournelle popularisée par Marleen Dietrich que j’ai pensé, quand j’ai appris qu’un dynamique jeune Allemand avait décidé d’anticiper avec créativité sur le remix-combiné « Orange Mécanique meets Mad Max » qui devrait, en bonne logique, suivre de peu l’effondrement complet de l’ordre économique, social et donc politique qui a encadré nos médiocres existences depuis 1945 – un effondrement que tout le monde sent venir, même si personne ne s’aviserait, à ce stade, d’en préciser la vitesse et le déroulement exact.

17 ans, et en une seule journée, 15 cibles au compteur : Tim Kretschmer a démontré une rigueur qui impressionne de la part d’un si jeune garçon. Les Allemands, c’est bien connu, privilégient toujours l’efficacité. C’est épatant, cette orientation -résultat.

Bref, RIP Tim. Tu feras bientôt figure de précurseur, sois-en sûr.

Revenons au sujet : Warum ? Darum !

Pourquoi ? Telle est la question que, paraît-il, tout le monde se posait à Winnenden, la petite ville près de Stuttgart où le jeune Tim a démontré l’excellence de son entraînement au tir sur cible mobile et de préférence en jupe. Il ne m’appartient pas de parler au nom de Tim qui, depuis la tombe, ne peut évidemment plus répondre. Mais s’il revenait parmi nous, Messie des temps du chaos, je suis à peu près sûr qu’il répondrait, avec sur le visage une adorable expression d’enfantine innocence : « Warum ? Darum ! »

Et si on l’interpelait encore, alors, comment dire ?... Je l’imagine haussant les épaules et ajoutant, pour bien se faire comprendre, avec une légère expression de dédain peut-être : « Pourquoi ? Et pourquoi pas ? »

Et pourquoi pas ? – En effet, voilà la question que personne ne s’est posée.

Et qui, pourtant, est la bonne question.

Parmi tous ces gens, éducateurs antiracistes, politiciens pourris, journalistes féministes, s’est-il trouvé quelqu’un pour se demander, en effet, non pas pourquoi un jeune mâle blanc déciderait de tirer dans le tas, mais plutôt pourquoi il devrait décider de s’en abstenir ?

Quelle raison a aujourd’hui le mâle blanc occidental de ne pas tirer dans le tas ? – Je vous le demande, parce que franchement, je me pose la question. Notez bien, je vous prie, que je ne formule pas là un souhait, ni même un constat dépassionné. Je me pose très sincèrement la question, voilà tout.

Tirer dans le tas est l’état normal des relations interpersonnelles. Il serait temps de s’en souvenir. C’est parce que la culture, la civilisation, la société, la loi, la morale et par-dessus tout la police nous empêchent de nous entretuer que nous nous abstenons de le faire. Alors démantelez la culture, ou plutôt réduisez-la à des jeux vidéo débiles, qui semblent faits tout exprès pour habituer l’esprit à penser le monde comme une somme d’artefacts dématérialisés, objets offerts à tous les fantasmes destructeurs. Dénoncez la civilisation comme coupable de l’esclavage – et dénoncez, plus particulièrement, la civilisation occidentale. Anéantissez la société dans son principe, réduisez-la à la juxtaposition des désirs individuels – et faites en sorte pour finir qu’elle cesse d’être perceptible, qu’elle se confonde pour tout dire avec l’idée même de son inversion, de sa négation, et de la négation même de sa possibilité. Mettez dans les têtes l’idée, somme toute de moins en moins absurde, que les lois ne sont faites que pour protéger les puissants, qui eux-mêmes s’exonèrent de l’obligation de les respecter. Profitez ensuite de la corruption pour anéantir la morale. Dites qu’il est normal, qu’il est dans la norme, qu’un patron voyou pille son entreprise et ruine ses salariés, et que l’Etat encore se mette au service de ce même patron voyou, et fasse payer au contribuable ce pillage insensé. Ajoutez, cerise sur le gâteau, un cocktail raffiné de désespérance bon chic bon genre, de spleen mondain, de déroute sexuelle soigneusement entretenue, et vous convaincrez enfin le jeune homme blanc occidental que non seulement l’ordre social ne mérite pas qu’on le respecte, mais encore que sa pire capacité de rétorsion, c'est-à-dire l'acte de donner la mort, est pour tout dire une forme de délivrance, à l’égard d’une existence qui ne mérite pas d’être vécue.

Voilà, faites tout cela, et ensuite, quand le jeune homme blanc occidental, n’ayant rien à perdre et aucune raison de ne pas défourailler, effectivement défouraillera, demandez-lui : « Mais pourquoi ? » - Eh bien, alors, entre deux rafales de pistolet-mitrailleur, je gage que le jeune homme blanc occidental vous répondra : « Et pourquoi pas ? »

Warum ? Darum !

Considérons calmement l’univers dans lequel nous avons vécu, ô mes frères par la race, par le sexe et, plus ou moins, par l’âge. Nous autres hommes blancs occidentaux nés après 1968, depuis toujours, on nous répète que nous sommes coupables de tous les crimes et responsables de tous les maux. Hommes, nous serions coupables d’avoir opprimé les femmes – et pour cette raison, on discrimine positivement les femmes. Après quoi, on s'étonne que les hommes les traitent en ennemies... Blancs, nous serions coupables d’avoir opprimé les Noirs – car, mais oui, moi qui suis né un siècle après l’abolition de l’esclavage, j’ai paraît-il réduit en esclavage l’immigré africain importé par mon patron pour me faire concurrence, et dont mes impôts, depuis deux décennies, financent les allocations... Occidentaux, nous sommes les citoyens d’une cité fausse, la « démocratie de marché », et les sujets d’un roi fou, le Capital mondialisé, qui nous entraîne année après année vers la misère et bientôt vers la famine.

Objectivement, ô mes frères de race, de sexe et d’âge, quelle raison avons-nous de ne pas tirer dans le tas ?

Franchement, je vous pose la question.

Le comique Alain Minc, récemment, faisait remarquer qu’un jour, forcément, il faudrait faire face à la « révolte des jeunes mâles blancs ». Il imaginait un pacifique défilé de bobos émasculés s’insurgeant contre la « parité », mais n’osant pas en remettre en cause le principe – au nom de la sacro-sainte « diversité » et de l’indépassable « égalité », valeurs qui, c’est bien connu, sont autrement plus anciennes et bien établies que l’ivresse ineffable que procure à tout homme la vision réconfortante du corps martyrisé de son ennemi de race, de classe ou même, nouveauté intéressante, de sexe.

Eh bien je pense, quant à moi, que le jeune Tim Kretschmer vient de nous indiquer la possibilité d’un autre type de protestation collective ou individuelle. Je me représente bien, par exemple, une fois que le taux de chômage aura atteint 50 % de la population masculine, de petits groupes de pillards déferlant sur les quartiers riches en une multitude de drive-by shootings orgiaques, et s’activant tout particulièrement à violer les femmes riches, avant de les éventrer sous les yeux de leurs maris décontenancés par une révolte dont le seul objet sera, tout simplement, la revanche sur le néant.

On peut aussi imaginer, si la désespérance progresse encore, des groupes politico-religieux fanatiques décidés à s’emparer de combustibles nucléaires dans le cadre d’une guerre n’ayant plus d’autres finalités que de condamner la totalité de l’espèce aux ténèbres où, depuis des décennies, se débattent les peuples blancs peu à peu exterminés par leurs élites antihumaines. Condamner la planète entière à l'anéantissement serait, pour une catégorie elle-même condamnée à la disparition par l'idéologie officielle, une sublime et surtout très logique revanche, en outre parfaitement en adéquation avec les structures mentales très particulières créées par le retournement post-catastrophe de l'obsession consumériste où cette catégorie a été enfermée. Vous me direz que j’ai l’imagination biblique, voire apocalyptique ; je reconnais bien volontiers que c’est tout à fait vrai – mais voyez-vous, dans une Europe potentiellement peuplée par quelques dizaines de millions de Tim Kretschmer rendus fous furieux par un système de frustration organisée, tout est possible si les instruments du contrôle social sont soudain radicalement pris en défaut.

Vraiment, j’imagine très bien la scène. Juste avant de se prendre une bonne rafale de fusil d’assaut en travers du ventre, Alain Minc demandera à ces « jeunes mâles blancs », sans doute légèrement plus énervés que ceux dont il affecte aujourd’hui de redouter la pacifique protestation, pourquoi ils tirent dans le tas. Ceux-ci lui répondront du tac-au-tac : « Parce que  ! » Puis ils lâcheront la purée, avec dans le regard, je dirais... quelque chose qui pourrait bien ressembler à un flot torrentiel de pure jouissance sexuelle, et une sombre et délicieuse extase de mort aussi, inextricablement mêlés.

Warum ? Ah ben, darum, hein !

 

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