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"Where eagles dare…" | Recension de "Un ciel sans aigles" de Jack Donovan

Publié le : 22/10/2017 19:11:46
Catégories : Actualités des éditions Le Retour aux Sources , Auteurs , Jack Donovan , Recensions

La parution d’Un ciel sans aigles, le nouveau livre de l’auteur « masculiniste » Jack Donovan tombe à pique. En effet sa sortie concorde plus ou moins avec l’affaire Weinstein et l’opération de sidération anti-masculine qui en découle.


Le « Toutes des salopes qui passent sous le bureau » est occulté pour laisser place à « Tous des salauds ». On notera au passage le niveau d’avilissement typiquement moderne de l’homme et de la femme : la femme est « libre » de « s’épanouir » en tant que « fille facile », là où l’homme est considéré uniquement comme une bête sexuelle.

Dans ce maëlstrom d’absurdité, l’homme reste la cible privilégié, surtout s’il est « cisgenre » (hétérosexuel) et blanc. Bref, il ne fait pas bon d’être un « fucking white male » ces temps-ci. Les repères viennent à manquer, si bien que des comportements anormaux et aberrants voient le jour, quand il ne s’agit pas tout simplement de monstruosité comme le pire des mouvements LGBTQ+. Jack Donovan l’a bien compris. Son précédent livre, La voie virile1, avait beaucoup fait parler de lui. Pourquoi ? Là où la société post-moderne avait englouti l’homme – le Vir – dans un torrent de déviations sociétales, Jack Donovan l’extirpa de ces mauvaises eaux pour lui redorer son blason. Nous avions, quant à nous, trouvé cet essai formidable. Point de verbiage universitaire, pas de statistiques et surtout pas de victimisation, ni d’apitoiement. Donovan, avec un propos primitif – s’adressant au plus profond de nous-mêmes, à notre cerveau reptilien – signait un livre de remise des pendules à l’heure.

Un ciel sans aigles est un recueil d’articles et d’allocutions qui s’inscrit dans la veine du livre précédent, et, à l’instar de l’auteur, nous conseillons de lire d’abord La voie virile. Soyons clair d’entrée de jeu : rien de réellement nouveau ne s’y trouve dans ce nouveau titre. Non, cela ne veut pas dire que ce qui est dit est inintéressant. Les textes présents dans cet ouvrage ne sont que des prolongements de certaines réflexions émises dans le premier livre de l’auteur. D’ailleurs, les articles les plus passionnants sont les thèmes qu’il maîtrise le mieux. Quand Donovan parle du système politique américain et de son choix de ne pas aller voter ou pourquoi il se définit comme anarcho-faciste cela ne nous touche pas vraiment, quoique sa vision de l’anarcho-fascisme, anti-individualiste, est plutôt plaisante. Son ethno-différentialisme l’amène à côtoyer les nationalistes blancs et l’Alt Right:

« Je soutiens les nationalistes blancs. Ils n’ont pas toujours raison sur tout, mais nombreux de leurs objectifs me sont sympathiques ». (P. 43)

Mais son domaine de prédilection concerne évidemment la masculinité. Nous l’avons mentionné, Jack Donovan ne tombe jamais dans l’apitoiement. Après tout, on parle de virilité :

« Les hommes doivent cesser de s’excuser d’être des hommes. Il est en tout premier lieu nécessaire qu’ils arrêtent de demander la permission d’être des hommes ». (P. 84)

L’un des intérêts des livres de Jack Donovan réside dans sa simplicité de ton. En outre, il appuie ses propos par des exemples concrets. On ne peut pas reprocher à l’auteur de tomber dans le verbiage stérile ou l’intellectualisme. Mais cela ne l’empêche d’avoir de bonnes références : Nietzsche évidemment, Platon, et Guillaume Faye !

Deux textes sortent du lot, « Devenir les nouveaux barbares » et surtout « Tous des putes ». Ce dernier explique comment la société post-moderne pornocrate et sexuélo-centrée, le féminisme et l’homosexualisme ont littéralement transformé la nature de l’homme. Jack Donovan prononce des sentences lapidaires :

« Nos maîtres féministes et mondialistes aimeraient, par-dessus tout, voir les jeunes hommes totalement absorbés par le sexe, parce qu’ils sont dans la civilisation la frange la plus dangereuse et potentiellement révolutionnaire de la population. […] Si vos muscles ne servent qu’à épater la galerie, si tout ce que vous faites est de vous rendre plus désirable, vous jouez le rôle de la femme ». (P. 97)

Il souligne également la nuisance de l’homosexualisme : 

« Les hommes homosexuels rejetaient le rôle traditionnel dévolu aux hommes ainsi que leurs attentes,et canalisaient leur agressivité masculine vers le sexe et pour le bien du sexe. Leur idée du sexe devient masturbatoire […]. Les hommes homosexuels, parce qu’ils étaient des hommes, ont culturellement défini l’image de l’homme de la même façon que l’homme l’avait fait pour la femme ». (PP. 98 - 99)

Enfin, l’auteur pointe le problème du doigt en expliquant que :

« une société qui place le sexe au-dessus de tout, au point qu’il en devienne l’axe central, signifie que tout y est grotesque et dégradé; et cette société-là produit plus de vide que d’extase chez les gens ».

Au final, on reste un peu sur sa faim avec ce ciel sans aigles. Non pas qu’il soit dépourvu d’intérêt, mais certains textes sont passables ou alors ils n’apportent pas grand-chose de plus comparé à ce qu’a déjà écrit Jack Donovan dans La voie virile. À vrai dire, l’auteur avait mis la barre haut avec cet ouvrage. Nous ne partageons pas non plus tous ses points de vue, notamment ses penchants darwiniens, ni sa « volonté de puissance », bien qu’elle constitue sans nulle doute une étape à être dépassée pour parvenir à une certaine élévation.

Néanmoins et en dépit de ces quelques points noirs, le lecteur ayant apprécié le premier opus de Donovan devrait malgré tout y trouver son compte.

Thierry Durolle
22 octobre 2017
Pour Europa Maxima


Notes : 

Jack Donovan, La voie virile, Le Retour aux Sources, 2014, 292 p., 19 €.
Jack Donovan, Un ciel sans aigles, Le Retour aux Sources, 2017, 176 p., 15 €.

Les hommes virils au milieu des ruines | Par Thierry Durolle

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